Même les peintures dites sans COV peuvent contenir des ingrédients dangereux, notamment pour les enfants.  © Shutterstock

Même les peintures dites sans COV peuvent contenir des ingrédients dangereux, notamment pour les enfants.
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Décorer ou rénover, c’est l’occasion d’assainir et de verdir sa demeure tout en réalisant ses rêves de confort et d’embellissement. Dès le départ, un bon diagnostic de l’état de la maison s’avère essentiel afin de régler ou d’éviter d’empirer des problèmes de salubrité existants, ou d’en causer de nouveaux. Petit manuel de survie pour rénover en toute connaissance de cause.

Une mère voulait savoir pourquoi son enfant souffrait d’asthme aigu. Elle embaucha l’expert californien en qualité de l’air intérieur Eric Windheim pour l’inspection de sa maison. « J’ai été surpris d’y voir 25 à 30 chandelles parfumées qui brûlaient, dit-il. La maison ressemblait à un vrai monastère bouddhiste ! Leur combustion répandait tellement de particules fines dans l’air que ma propre respiration s’est mise à siffler après cinq minutes! »

La cliente en question voulait acheter un épurateur d’air central extrêmement efficace que Windheim vend, assorti d’une garantie d’amélioration du bien-être des occupants. Mais cet expert formé par l’International Institute for Building-Biology & Ecology, la référence américaine en bioconstruction, refusa de lui vendre cet appareil. « Je lui ai expliqué que cela ne fonctionnerait pas si elle n’éteignait pas ses chandelles. Elle a refusé et insisté pour que je l’installe. Je lui ai répondu que je ne voulais pas polluer mon épurateur avec ses chandelles et qu’elle pourrait me rappeler quand elle voudrait vraiment aider son fils à mieux respirer. Comme elle vendait de ces mêmes chandelles, elle ne m’a jamais rappelé ! »

Dans le cadre de ce dossier, nous avons demandé à plusieurs experts quels étaient les problèmes de pollution domestique les plus souvent rencontrés. La plupart nous ont dit que chaque cas est unique et que les choix et comportements des consommateurs sont souvent en cause, sans doute davantage que les malfaçons. « Cela dépend de chaque maison, il faut garder l’esprit ouvert, relate celui qui a fondé en 1991 Windheim EMF Solutions, entreprise spécialisée en santé environnementale et basée à Sacramento. J’ai réglé environ 950 problèmes de qualité de l’air intérieur dans des maisons, des écoles, des bureaux, des cliniques vétérinaires et des salles de tribunaux. Les nouveaux tapis, les vernis et les émissions des meubles sont des sources très courantes de pollution intérieure. J’ai été formé pour tester les moisissures et les composés organiques volatils (COV), mais aujourd’hui je me spécialise en champs électromagnétiques. »

L’ignorance et l’imprudence sont les pires ennemis des gens qui rénovent. Pour éviter que l’expérience tourne au cauchemar, il faut d’abord être bien conseillé et servi par des professionnels compétents et très expérimentés. Sinon, toute « amélioration » résidentielle risque de se transformer en boîte de Pandore.

Il faut comprendre notamment que la maison est un système dont toutes les parties interagissent. Par exemple, le simple fait d’ouvrir des murs peut nous exposer à notre insu à des particules toxiques d’amiante (isolation), de plomb (vieille peinture) ou des mycotoxines (moisissures) si l’on ne porte pas de masque efficace. Des poussières qui peuvent être répandues partout dans la maison si l’on ne scelle pas hermétiquement les bouches du système de ventilation avant le début des travaux.

D’abord s’attaquer aux sources de pollution 

Comme le démontre si bien l’histoire des chandelles mentionnée ci-haut, l’échange et la filtration de l’air ne peuvent régler un problème de pollution important. La première tâche du rénovateur écologique est donc d’identifier et d’éliminer les comportements et produits existants qui sont généralement les pires sources de pollution domestique. Avant d’embaucher une compagnie pour échantillonner et mesurer la qualité de l’air dans une maison, une opération qui coûtera plusieurs centaines voire mille dollars ou davantage, on peut diagnostiquer soi-même la plupart des problèmes en se servant du Guide d’assainissement de l’air publié par la Société canadienne d’hypothèques et de logements (SCHL). Comme la SCHL ne vend plus ce guide (de 48 pages en format 8,5 x 11 po) fort utile et produit avec vos impôts, nous vous recommandons cette version numérisée.

Ce guide vous permettra de constater qu’à moins de devoir résilier un bail ou intenter une poursuite, il n’est généralement pas nécessaire de faire analyser l’air intérieur par un laboratoire, comme le confirme l’Association pulmonaire. Selon la SCHL, le Guide d’assainissement de l’air « traite des effets des contaminants sur les occupants de la maison, des méthodes de détection des contaminants et des mesures correctives possibles. Il se divise en six sections principales, correspondant aux six étapes à franchir pour assainir l’air de l’habitation :
• comprendre la situation
• évaluer l’emplacement
• évaluer la maison
• décider de la conduite à adopter
• passer aux actes
• évaluer la situation après avoir pris les mesures correctives. »

Heureusement, on peut encore télécharger gratuitement sur le site de la SCHL le rapport Maison de recherche pour les personnes hypersensibles aux polluants environnementaux – Descriptions et détails techniques. Ce document de 32 pages présente les matériaux utilisés dans cette maison modèle, dont la laine de roche Roxul, le coulis à céramique Keracolor, de Mapei, la mousse peu odorante Handi Foam Fastfill, de Fomo Products, la Colle contact à base aqueuse, de 3M, le vernis à bois en polyuréthane à base d’eau Fabulon Crystal II, de Pierce and Steven’s, le calfeutrant Silicone II, de GE, les ampoules Ott Capsulite, les panneaux de fibre exempts de formaldéhyde Medite II, de Sierra Pine, la membrane de drainage Platon, le parement extérieur Canexel, de Louisiana Pacific, les fenêtres de fibre de verre d’Accurate Dorwin, les panneaux de particules à liant de ciment Pyroc, le composé à joint sec Rapid 90, de Westroc Industries, et la peinture Dulux Lifemaster, de Glidden. Évidemment, il existe des produits québécois équivalentes, comme les calfeutrants Adbond, d’Adfast, et les panneaux NU Green, d’Uniboard.

Électrosmog

La plupart des gens l’ignorent, mais selon plusieurs experts internationaux, les champs électromagnétiques (CEM) constituent aujourd’hui le principal et le plus pressant problème de pollution domestique. C’était déjà le cas dès l’an 2000, selon le regretté orthopédiste américain Robert O. Becker, deux fois candidat au prix Nobel pour avoir découvert comment souder des fractures récalcitrantes avec de faibles champs magnétiques. En entrevue avec la journaliste britannique Linda Moulton Howe, il affirmait alors : « Je n’ai aucun doute dans mon esprit que présentement, l’élément le plus polluant dans l’environnement terrestre est la prolifération des champs électromagnétiques. » Et c’était avant la folie du tout-au-sans-fil que nous connaissons aujourd’hui. De nombreux sondages européens ont révélé qu’année après année, un nombre croissant de gens disent être devenus électrohypersensibles, comme l’affirmaient 9 % des Allemands et 11 % des Britanniques en 2004 et tel que reconnu en 2011 par l’Association médicale autrichienne qui recommande de réduire son exposition.

« Les gens sont complètement ignorants des effets potentiellement nocifs des champs électromagnétiques sur la santé, déplore le Dr Jacqueline McClaran, professeur de médecine familiale à l’Université McGill depuis plus de 40 ans. Je crois que l’avenir de ce polluant nous réserve ce qui s’est passé avec l’amiante ou le tabac : on ne remarque pas soi-même l’impact dans les heures qui suivent, mais on paie plus tard. » Selon le Dr McClaran, il faudrait lancer de vastes études de santé publique au cours desquelles des gens porteraient des dosimètres en permanence, afin de mesurer les doses d’électrosmog qu’ils reçoivent en voiture, au bureau, à l’extérieur, devant leur télé et durant la nuit, pour ensuite calculer les risques relatifs de développer diverses maladies en fonction des divers niveaux d’exposition cumulative. « L’exposition involontaire aux CEM, sur laquelle le citoyen n’a aucun contrôle, est la plus immorale, dit-elle. Par exemple, une personne peut choisir de ne pas fumer, mais pas de recevoir le courant de fumée secondaire. Parallèllement, une personne peut choisir d’éviter de surutiliser un cellulaire, mais elle n’a aucun contrôle sur les émissions de grappes d’antennes ou de lignes à haute tension près de sa maison. Il est clair qu’il faudra plus d’éducation et d’activisme politique. »

Les sources de champs électriques et magnétiques sont nombreuses et leurs effets combinés sont synergiques : champs magnétiques terrestres (telluriques) amplifiés par les failles et les sources d’eau souterraines ; lignes de transport à haute tension et lignes de distribution locale d’électricité ainsi que leurs transformateurs ; entrée électrique et sa mise à la terre, câblage et appareils électriques domestiques ; compteurs de nouvelle génération, téléphonie mobile, Wi-Fi, antennes et autres technologies sans fil.

Les premiers gestes à poser : faire inspecter votre maison par un électricien pour s’assurer que le système électrique respecte le Code de l’électricité afin de minimiser les risques d’électrocution, d’incendie et de CEM élevés ; faire mesurer les CEM par un consultant expérimenté (tel 3EEssentia ou Geohabitat) qui pourra identifier les sources de problèmes et les solutions. Sachez par ailleurs que l’électrosmog interagit et a un effet synergique avec les autres polluants. Par exemple, le Dr Dietrich Klinghardt, médecin américain d’origine allemande, a découvert que les moisissures exposées à des radiofréquences peuvent émettre jusqu’à 600 fois plus de toxines, comme défense contre cette agression.

Si vous ouvrez vos murs ou agrandissez votre maison, profitez-en pour y passer des câbles éthernet dans diverses pièces pour vous éviter de devoir toujours naviguer en mode Wi-Fi (certaines tablettes sont même câblées). Mordu de la domotique? Une fois de plus, vous pouvez éviter de vous exposer à des radiofréquences (micro-ondes) soupçonnées cancérogènes 24 heures sur 24. Par exemple, en optant pour des contrôles utilisant les ondes infrarouges, le courant porteur ou émettant des micro-ondes qu’au moment où une commande est lancée. Pour en savoir davantage sur les mesures à prendre pour réduire votre exposition aux CEM, lire notre grand dossier Champs électromagnétiques : douze façons de se protéger. mold029

Moisissures

L’un des problèmes de pollution domestique les plus répandus et les plus connus depuis bon nombre d’années est la prolifération des moisissures dans les maisons trop humides, problème reconnu en 2002 dans un rapport scientifique de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Les causes de ce problème sont nombreuses, par exemple : l’infiltration d’eau par des fuites dans l’enveloppe du bâtiment (toit, murs ou fondations) — il est sage d’installer un dispositif coupant l’alimentation en eau en cas de fuite; un échange d’air insuffisant en saison froide (alors que l’on devrait ventiler pour maintenir le taux d’humidité relative de l’air intérieur entre 30 et 40 %) ; une ventilation excessive en saison chaude et humide (alors qu’un déshumidificateur devrait fonctionner en continu afin de réduire l’humidité relative aux alentours de 50 %) ; l’entreposage de bois de chauffage humide dans la maison ; le fait de laisser des matières putrescibles comme des boîtes de carton ou des tapis sur une dalle de béton non isolée, etc.

La section Logements verts du site schl.ca contient plusieurs documents gratuits qui permettent de diagnostiquer et de régler les problèmes d’humidité et de moisissures. Par exemple, si votre maison est dotée d’un vide sanitaire dont le sol est exposé, il est urgent de recouvrir la terre d’un pare-vapeur de polyéthylène (et d’un isolant si le vide sanitaire est chauffé). La SCHL présente les détails dans le feuillet gratuit Création et évaluation de mesures de remise en état des vides sanitaires.

Une autre façon d’y voir clair est de commander une évaluation énergétique Rénoclimat. Ce programme du gouvernement du Québec permet d’identifier les travaux à prioriser afin de réduire les besoins de chauffage de façon rentable, et il donne droit à une subvention si l’on applique les recommandations de l’évaluateur. Celui-ci mesure notamment le degré d’étanchéité et d’isolation de l’enveloppe du bâtiment. En plus d’accroître votre confort et de réduire vos dépenses énergétiques, améliorer l’isolation et réduire les fuites d’air à travers cette dernière peut également s’avérer bénéfique pour votre santé. En effet, en gardant l’enveloppe bien au chaud et au sec, ces mesures permettent de réduire les risques de condensation et d’infiltration d’eau, lesquelles favorisent la croissance des moisissures.

Par ailleurs, comme l’évaluation est réalisée par un professionnel du bâtiment, bien que cela ne fasse pas partie de son mandat, il pourra dans bien des cas vous informer en matière de sources et de solutions à vos problèmes de moisissures. L’idéal en rénovation est d’améliorer l’isolation en visant au moins les niveaux exigés par le programme provincial de maisons neuves Novoclimat 2.0. Un conseil : demandez à votre évaluateur Rénoclimat d’effectuer le test l’étanchéité de votre maison en inversant le sens de son appareil d’infiltrométrie afin de créer une pressurisation plutôt qu’une dépressurisation de l’air intérieur, car cette dernière, en aspirant l’air extérieur, provoque une infiltration d’air dans la maison et introduit des polluants (comme les moisissures, l’amiante ou le plomb qui pourraient se cacher dans vos murs).

Surtout, n’oubliez pas que l’étanhcéité et l’isolation ont des bénéfices énormes pour notre santé et l’environnement, en rendant nos immeubles plus confortables et plus résilients aux changements climatiques et aux risques de condensation et d’infiltration d’eau qu’ils accroissent.

Sous-produits de combustion

L’inspection et l’entretien annuels d’un système de chauffage à combustion sont d’une importance vitale. Un problème de refoulement de fumée et de gaz de combustion dans l’air intérieur devrait être corrigé en priorité car il compte parmi les plus dangereux. Tout comme la fumée de tabac, un appareil à combustion déficient ne devrait jamais être toléré dans une maison. En premier lieu, on doit installer des détecteurs de monoxyde de carbone et de fumée près de tout poêle, foyer, chauffe-eau, fournaise ou cuisinière brûlant du gaz, du mazout ou de la biomasse (bûches ou granules).

Seul un spécialiste (fabricant, ramoneur ou détaillant en poêles et foyers, entrepreneur en chauffage et ventilation) pourra vous dire si votre appareil est bien installé, si vous l’utilisez et l’entretenez selon les règles de l’art, et s’il doit être réparé pour optimiser sa capacité de chauffer en polluant le moins possible. Les poêles et foyers mal installés ou mal utilisés sont les principales sources de déversement de fumée dans les maisons et causes de divers problèmes de santé, cardiorespiratoires en premier lieu. Un ramoneur ou détaillant spécialisé en la matière devrait inspecter votre installation afin d’identifier et solutionner le problème. Il peut s’agir d’une cheminée trop courte ou mal isolée, d’une dépressurisation causée par la hotte de cuisine, l’aspirateur central ou un autre ventilateur d’extraction, etc.

Pour en savoir davantage, on peut télécharger gratuitement le Guide d’équipement mécanique pour un environnement intérieur sain de la SCHL (qui traite aussi des échangeurs d’air), les nombreuses publications sur l’énergie offertes sur le site de Ressources naturelles Canada ainsi que le Guide du chauffage au bois résidentiel publié conjointement par ces deux organismes. Pour les mordus du chauffage au bois, par exemple pour le chauffage de l’eau, voir l’excellent site canadien anglais woodheat.org. La pire recette, brûler du bois humide dans un vieil appareil inefficace dont on réduit l’amenée d’air au minimum, provoque une combustion incomplète qui génère davantage de particules et de monoxyde de carbone nocifs ainsi que du créosote, cause de nombreux feux de cheminée. D’ailleurs, sachez que si vous chauffez principalement au bois, vous devriez embaucher un ramoneur professionnel au moins deux fois l’an.

Au chapitre des fournaises, l’idéal est de remplacer les vieux systèmes à brûleur atmosphérique par un système à combustion scellée. En plus d’éliminer les risques de refoulement de sous-produits de combustion dans la maison, sa combustion plus complète polluera moins l’air extérieur et réduira grandement vos coûts de chauffage (d’environ 30 %). Sachez par contre que la plupart des personnes qui sont devenues hypersensibles aux produits chimiques ne tolèrent aucun appareil à combustion. En effet, même les systèmes modernes à combustion scellée peuvent être sujets à des micro-fuites de sous-produits de combustion. Un pensez-y bien si vous avez des enfants ou souhaitez en avoir. Les foyers et poêles à gaz, avec leur vitre étanche et sans porte ouvrante, pourraient constituer une exception, mais comme chaque système est unique et que chaque personne a des sensibilités qui lui sont propres, on ne peut généraliser : comme pour tous les produits résidentiels, chacun doit en faire l’essai pour vérifier sa tolérance, laquelle varie, notamment avec le temps.

Évidemment, à part le foyer de masse, le système de chauffage le plus sain et écologique est sans combustion. Informez-vous au sujet des petites thermopompes murales (mini-split) : très efficaces, elles peuvent chauffer à elles seules une maison performante, demandent peu d’entretien et économisent typiquement 3 800 kilowattheures d’énergie (plus de 300 $) par année, selon une récente étude de la firme américaine Ecotope pour la Northwest Energy Efficiency Alliance. Enfin, évitez les systèmes de chauffage coûteux et compliqués, comme ceux qui à stockage inter-saisonnier de chaleur qui demandent beaucoup d’entretien. radon une

Le radon

Ce gaz radioactif tue près de 1 000 Québécois par année, soit deux fois plus que les accidents de la route, selon les estimations de Santé Canada qui recommande d’en tester la concentration dans toutes les maisons de faible hauteur. Issu de la décomposition de l’uranium dans le sol, le radon s’infiltre dans les maisons et est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme. Santé Canada estime qu’une maison québécoise sur dix dépasse la concentration acceptable de 200 Becquerels par mètre cube d’air. L’exposition à cette concentration pendant plusieurs années causera le cancer du poumon chez un non-fumeur sur 20 mais chez un fumeur sur trois. Bien que certains secteurs — par exemple Oka dans les Basses-Laurentides — soient réputés pour leur forte présence de radon, on en retrouve dans toutes les régions du Québec. Deux maisons voisines peuvent avoir des concentrations diamétralement opposées, selon la nature du sol et les caractéristiques du bâtiment (étanchéité des dalles et fondations, taux d’échange d’air, etc.). C’est pourquoi il faut mesurer le radon (en saison froide, quand l’échange d’air est réduit) dans chaque maison, par exemple avec un dosimètre vendu seulement 30 $ par l’Association pulmonaire du Québec.

VRC et puits canadien Paul Focus.

VRC et puits canadien Paul Focus.

La ventilation

Parlant d’échange d’air, une erreur fréquemment commise est celle de croire que sa vieille maison est bien ventilée (ce n’est souvent pas le cas si elle est dotée de portes et de fenêtres modernes, avec coupe-froids). Une autre est de compromettre la qualité de l’air intérieur en cherchant des économies d’énergie de bouts de chandelles, par exemple en réduisant ou en arrêtant l’échange d’air mécanique.

« Il ne faut que quelques heures après qu’un ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) ait été éteint pour que les polluants se concentrent à un niveau permanent, à moins qu’il vente à l’extérieur et que les bonnes fenêtres soient ouvertes, explique l’ingénieur Jim White, ancienne sommité en qualité de l’air intérieur à la SCHL. Dans la plupart des régions canadiennes, la majorité du temps il ne vente pas assez dans les zones habitées pour ventiler convenablement. L’effet de cheminée [la tire naturelle créé par l’air froid qui monte en se réchauffant] n’est pas toujours suffisant sauf par temps très froid ou très chaud, mais alors les fenêtres ouvertes tendent à surventiler. » Les conditions de températures et d’humidité du climat québécois ne sont propices à la ventilation naturelle que 37 % du temps d’occupation, surtout pour rafraîchir les bâtiments en été, selon La ventilation naturelle dans le contexte climatique québécois, article rédigé par deux professeurs d’architecture à l’Université Laval et publié dans le magazine Esquisses de l’Ordre des architectes.

Un VRC s’avère essentiel dans toute maison moderne ou rénovée devenue plus étanche à l’air, par exemple après la pose de nouvelles portes et fenêtres. La nature ne ment pas : quand une maison est sous-ventilée, la vapeur d’eau excessive se condense abondamment sur les vitrages ou autres surfaces froides, particulièrement mais pas exclusivement en hiver. Rappelons que l’humidité excessive (taux de 55 % et plus) favorise la prolifération des moisissures et acariens qui peuvent déclencher des crises d’asthme et autres maladies. D’où l’importance d’utiliser un VRC en saison de chauffage et un déshumidificateur le reste de l’année. Évidemment, on doit s’assurer que le VRC est installé selon les règles de l’art (idéalement par un entrepreneur certifié Novoclimat) et qu’il est méticuleusement entretenu, selon les recommandations du fabricant (lire la chronique de notre expert Mario Canuel dans notre numéro d’automne 2014). Il faut notamment s’assurer que la prise d’air extérieure n’est pas bouchée par des poussières et autres débris et qu’elle est éloignée des voitures et autres sources de pollution. Mario Canuel a d’ailleurs signé une série d’excellents articles sur les VRC pour le magazine Intermécanique du bâtiment, publié par la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec.

Dans ma propre maison saine construite dans les Laurentides en 1998, le VRC fonctionne sans arrêt à longueur d’année. En général il roule à bas régime et ne consomme que 135 watts au total en tenant compte de l’épurateur central qui y est raccordé. Pas question de nous priver de l’air pur que ces appareils nous assurent en continu tout en générant un minimum de bruit. Selon les saisons, la maison est tempérée par la récupération de la chaleur (en hiver) ou de la fraicheur de l’air vicié (en été) et le pollen et autres poussières extérieures sont constamment filtrés. Le seul moment où je mets temporairement mon VRC en recirculation 20 minutes par heure, c’est quand il fait extrêmement froid (-20 °C, par exemple), alors que la pression atmosphérique accroît l’infiltration d’air, ou durant les canicules (au moins trois jours de chaleur et d’humidité intenses). Évidemment, la maison est aussi ventilée par les portes et fenêtres que l’on ne se gêne pas d’ouvrir!

Épuration de l’air

Pour épurer l’air, les filtres plissés sont recommandables mais l’épurateur de type HEPA — High Efficiency Particulate Arrestor — est le plus efficace pour les particules fines qui incommodent tant les personnes souffrant d’asthme et autres maladies respiratoires. Les vapeurs chimiques peuvent être captées par un filtre au charbon, mais prudence : une fois saturé, ce filtre peut larguer les polluants concentrés qu’il a captés. Il faut donc le remplacer périodiquement selon les recommandations du fabricant et en plus d’éviter qu’il accumule l’humidité car les moisissures peuvent le coloniser. (Si l’air circule constamment, il sera sec, alors ne laissez-le pas éteint dans un sous-sol humide.) Si certains composés organiques volatils sont détruits par une lampe à ultraviolets (l’UV) et que celle-ci est dite détruire les moisissures, les UV peuvent aussi favoriser la croissance de certaines espèces. Quant au gypse Air-Renew et au parquet Pure-Genius sensés purifier l’air, bien qu’ils soient prometteurs, l’efficacité de ce genre de produits reste à démontrer à long terme, affirme le projet Pharos du Healthy Building Network.

Bref, mieux vaut retirer les polluants à la source, bien ventiler et bien entretenir ses équipements, par exemple en changeant ou en nettoyant les filtres selon les recommandations des fabricants. Sachez que l’Association pulmonaire déconseille l’usage des générateurs d’ions pour combattre l’asthme car leur efficacité n’a pas été démontrée et certains de ces appareils génèrent de l’ozone. Notons toutefois que diverses études ont démontré que la production et le maintien des plus petits ions d’oxygène favorisent la santé respiratoire et combattent la dépression saisonnière, notamment. A l’inverse, les matériaux synthétiques, l’air sec et les champs électriques émis par les appareils et fils électriques déséquilibrent l’ionisation de l’air et génère de l’électricité statique qui augmente la nocivité des polluants et favorise les infections, selon le scientifique britannique Isaac Jamieson. Selon lui, le ministère de la Santé de la Russie recommande une concentration optimale par centimètre cube d’air d’au moins 400 ions négatifs et d’au moins 600 ions positifs, sans jamais dépasser 50 000/cm³ dans les deux cas.

Polluants chimiques

Contrairement à l’idée reçue, la pollution industrielle ou les émanations des matériaux de construction ne sont pas toujours les principaux polluants mesurés dans la maison. Outre les pesticides appliqués à l’extérieur ou encore à l’intérieur, plusieurs produits domestiques utilisés par les consommateurs sont nocifs à court ou à long terme. Par exemple :

• Tel que mentionné ci-haut, les chandelles parfumées ainsi que l’encens peuvent émettre des substances très toxiques, selon le plan d’action sur la qualité de l’air intérieur du gouvernement français. De même, les soi-disant rafraîchisseurs d’air chimiques peuvent également nuire à la santé. Selon la page de l’Agence américaine de la protection de l’environnement (US EPA) sur les Air fresheners, ces produits contiennent des irritants respiratoires comme le formaldéhyde, des distillats de pétrole et du para-dichlorobenzène, un pesticide et principal ingrédient des boules à mites ! Le bisphénol A dans les contenants de plastique et les boîtes de conserve, les phtalates qui assouplissent le vinyle et divers autres produits chimiques domestiques réputés nuire à notre capacité de métaboliser le gras sont désormais classés parmi les substances « obésogènes ». En plus d’être liés à l’épidémie d’obésité, ils provoquent divers autres problèmes hormonaux (perturbateurs endocriniens). Pour savoir quels produits éviter et comment vous protéger davantage (par exemple en vous lavant les mains après avoir touché à votre clavier d’ordinateur en plastique), lire l’excellente brochure de 34 pages Sabotage hormonal publiée en 2009 par le Réseau québécois des femmes en environnement.

• Au lieu de masquer les odeurs, la SCHL recommande de bien ventiler et de bien nettoyer les maisons avec des produits écologiques. Or plusieurs produits nettoyants contiennent des ingrédients pétrochimiques nocifs, particulièrement pour les personnes plus sensibles comme les enfants et les asthmatiques. Recherchez donc des marques plus saines, comme Nature-Clean, deMonceaux et les nettoyants en vrac Druide (vendus notamment par Produits Lemieux. Méfiez-vous des produits commercialisés comme écologiques mais bourrés de fragrances qui peuvent être de sources pétrochimiques. Lire aussi notre dossier sur les produits nettoyants.

• Une bonne solution de rechange qu’il faut néanmoins utiliser avec précaution : les huiles essentielles sont des concentrés naturels d’essences de plantes aromatiques et plusieurs d’entre elles sont fongicides et bactéricides, qualités mises à profit par la compagnie SaintAir pour désinfecter les bâtiments. L’important est d’utiliser les bonnes dilutions et de tester les différentes formules pour s’assurer de ne pas incommoder les personnes plus sensibles aux odeurs émises par leurs composés organiques volatils (COV). Un produit à base d’huiles essentielles utilisé pour décontaminer les surfaces, dont les systèmes de chauffage, ventilation et climatisation : le nettoyant antibactérien Microgerme. Il est bien toléré par ma conjointe chez qui certains parfums lui déclenchent des maux de tête.

Il est d’ailleurs important de bien nettoyer la maison une fois vos travaux de rénovations complétés. Un aspirateur doté d’un filtre HEPA et une vadrouille humide s’avèrent essentiels pour éliminer les poussières toxiques. Le nettoyeur à vapeur Vaporetto Eco Pro 3000 ou, encore mieux, l’aspirateur Vaporetto Lecoaspira 705, tous deux de Polti Canada, comptent parmi les appareils de nettoyage les plus sains.

• Depuis deux décennies, une vague d’intoxications pulmonaires aiguës accidentelles, reliées à l’usage de certains aérosols imperméabilisants utilisés notamment sur les meubles et les chaussures, a été notée mondialement, rapporte l’INSPQ. Ces produits à base de résines fluorées ou siliconées (des composés organiques semi-volatils ou COSV) ne devraient donc être utilisés qu’à l’extérieur — ou pas du tout.

• De même, les traitements antitaches perfluorés appliqués sur les divans et tapis se collent aux poussières que l’on respire et sont liés à divers problèmes de santé. Les fabricants de poêlons au Teflon et autres produits du genre ont promis de les retirer volontairement du marché l’an prochain, mais il n’est pas assuré que les produits de remplacement seront non toxiques (lire Why your carpets are truly toxic). Selon le rapport Hazardous chemicals in carpets publié par les Laboratoires de recherche Greenpeace à l’Université d’Exeter en Angleterre, les nouveaux tapis contiennent typiquement des agents antimicrobiens, ignifuges et insecticides qui sont nocifs pour la santé. Il vaut donc mieux opter pour des carpettes en fibres naturelles sans traitement chimique. Sachez toutefois que les tapis de laine sont généralement traités avec la perméthrine, un insecticide contre les acariens de la poussière. Il serait donc prudent de laver votre nouvelle carpette de laine.

Bonne nouvelle, la Californie n’exige plus que les mousses des meubles rembourrés contiennent des agents ignifuges et oblige désormais les fabricants à en divulguer la présence. C’est important car ces produits migrent de nos divans et l’on en retrouve cinq fois plus dans le corps des jeunes enfants que chez leurs parents, selon l’Environmental Working Group.

Isolants

Contrairement à la croyance populaire, en général les isolants contribuent peu à la pollution intérieure si l’on ferme les murs et plafonds. L’important est de se protéger avec masque, lunettes et gants en les posant. Par exemple, le polyuréthane doit être appliqué par un professionnel équipé d’un masque à oxygène car il dégage des isocyanates provoquant de l’asthme. Les occupants doivent quitter les lieux durant au moins 24 heures et il faut ventiler généreusement, mais autrement il est généralement bien toléré par les hypersensibles. Il faut aussi rapidement recouvrir les isolants plastiques d’un gypse ou autre matériau coupe-feu car ils sont combustibles. Ce sont d’ailleurs surtout leurs retardateurs de flamme qui sont critiqués, ce qui vient d’inciter le fabricant de panneaux de polyisocyanurate Johns Manville à produire un isolant exempt d’agent ignifuge halogéné (à base de chlore ou de brome à haut risque toxicologique et très persistant dans l’environnement, selon Environmental Building News). Souhaitons que tous les fabricants d’isolants de plastique suivront cet exemple.

Parlant de gypse, plusieurs personnes ont été incommodées par des panneaux fabriqués en Chine et aux États-Unis et qui émettent suffisamment de gaz de soufre pour corroder des fils et appareils électriques et déclencher de sérieux malaises (saignements de nez, problèmes respiratoires, etc.). On soupçonne que le gypse est produit en récupérant le dioxyde de soufre émis par les centrales au charbon. Bien que ce problème extrême soit peu répandu, de plus en plus de personnes hypersensibles disent ne pas tolérer les panneaux de gypse classiques, dont leur papier traité aux fongicides. Solution de rechange : les panneaux d’oxyde de magnésium, l’ingrédient comestible et sain avec lequel on fabrique le lait de magnésie.

Plancher flottant en fibres de bois agglomérées à l'urée formol.

Plancher flottant en fibres de bois agglomérées à l’urée formol.

Couvre-planchers et bois d’aggloméré

Les couvre-planchers, stores, rideaux et autres produits de vinyle (PVC) souple peuvent émettre des agents plastifiants, les phtalates, perturbateurs hormonaux liés à plusieurs problèmes de santé, allant de l’asthme à l’obésité. (Même si elles peuvent dégager une odeur de chlore quand le soleil les chauffe, il n’a pas été démontré que les faibles émissions des fenêtres de vinyle nuisent à la santé. Cependant, les fenêtres de fibre de verre et de bois sont considérées comme plus écologiques par plusieurs experts et professionnels associés notamment au US Green Building Council).

Il vaut mieux opter pour des planchers durs comme la céramique, avec du mortier et du coulis à faibles émissions, ou du bois de feuillu pré-verni ou huilé. Si vous optez pour un vernis, exigez qu’il soit à base d’eau et à faibles émissions de composés organiques volatils (COV) et quittez les lieux le plus longtemps possible car des COSV peuvent aussi être émis. Toujours opter pour un sablage sans poussières des parquets vernis.

Le liège et le linoléum seraient les couvre-planchers les plus écoresponsables, selon une étude réalisée pour la ville de Montréal. Assurez-vous d’utiliser des colles non toxiques ou, pour les planchers flottants, un laminage certifié selon la norme californienne CARB Phase 2 pour ses faibles émissions de formaldéhyde (sous 0,04 parties par million) ou la norme européenne E0 (sous 0,07 ppm).

Exigez aussi l’une de ces deux certifications quand vous achetez des meubles et armoires en panneaux de particules, des moulures en fibre de bois de densité moyenne (MDF) et des contreplaqués d’ébénisterie (typiquement fabriqués avec un arbre feuillu). Les contreplaqués d’épinette utilisés pour les sous-planchers et les murs extérieurs, tout comme les panneaux de copeaux orientés (OSB) ne polluent pas l’air de façon notable : ils sont collés avec une résine au phénol formol résistante à l’humidité et moins émissive. D’ailleurs, le plus important est de bien ventiler les chantiers plutôt que de les surchauffer pour accélérer les émissions chimiques (plus il fait chaud et humide, plus les émissions sont élevées), une technique qui n’est plus recommandée car elle peut endommager les matériaux, notamment.

Peintures

Jusqu’à la fin des années 1970, les peintures contenaient du plomb, métal lourd très neurotoxique à faible dose. Il est donc préférable de peinturer par dessus car aucune dose de plomb n’est considérée comme sécuritaire. Si vous devez absolument enlever de ces peintures, utilisez un décapant chimique (en ventilant généreusement) et surtout évitez de les sabler ou de les chauffer.

• La peinture à l’alkyde, récemment retirée du marché des finis intérieurs, contenait jusqu’à 50 % d’ingrédients jugés dangereux. Moins polluante, la peinture au latex acrylique moderne contient néanmoins jusqu’à 15 % d’ingrédients jugés toxiques à faible dose, comme les BPC dans les pigments chlorés et le biocide Triclosan, un perturbateur hormonal utilisé dans les savons antibactériens et en voie d’interdiction. Les COV et COSV que dégage la peinture acrylique sont associés à toutes sortes de problèmes de santé (respiratoires, cardiaques, oculaires, dermatologiques, rénaux, de reproduction, etc.), en plus de contribuer à l’effet de serre. Il faut donc éviter d’en recevoir sur la peau et ventiler abondamment en l’appliquant (jamais par temps humide car l’humidité prolonge le temps de séchage et accroît les émissions de COV).

pregnant shutterstock - copie Des chercheurs suédois ont découvert que les enfants dont la chambre a été récemment repeinte sont à plus haut risque d’asthme si la peinture contient du propylène glycol ou de l’éthylène glycol, antigels retirés des peintures dans plusieurs pays. Même des concentrations de ces solvants 400 fois moindres que celles mesurées en milieu de travail présentent un risque pour la santé, selon la même étude. Il faut donc éviter ces solvants et idéalement, les femmes enceintes et les bébés devraient quitter la maison durant une à quatre semaines pendant et après tous travaux de peinture. Sachez aussi que les fabricants ne sont pas tenus légalement de divulguer les ingrédients toxiques qui comptent pour moins de 1 % dans leur recette. Dans plusieurs produits, dont les pesticides, ce sont ces ingrédients secrets et ou ceux qui sont divulguées et dits « inertes » qui rendent le produit toxique à faible dose.

• La peinture dite sans COV (elle en contient en fait moins de 1 %) représente tout de même une nette amélioration. Encore mieux, choisissez une peinture dont les colorants sont aussi exempts de COV — les couleurs foncées en dégagent davantage. Peintures Laurentides est le premier fabricant canadien de telles peintures aux colorants sans COV, avec ses marques MT2, VT2 et Titanium. La peinture Natura, de Benjamin Moore, est également à zéro COV, colorants inclus.

Chez moi, j’ai utilisé par prévention une excellente peinture qui est en général très bien tolérée par les personnes hypersensibles, l’AFM Safecoat. Ce produit californien est vendu (55 $ le contenant de 4 litres) notamment par le détaillant Planet Hardwood, situé à Saint-George au Vermont, à un peu plus d’une heure du poste frontalier de Lacolle.

À mon avis, les peintures naturelles constituent les meilleurs choix. Les fabricants allemands Auro (distribué par Distribution Tockay) et Livos sont les pionniers en la matière. Ces produits coûtent 80 $ le 5 litres mais sont fabriqués d’ingrédients naturels et non toxiques pour l’environnement et la santé des êtres vivants. Pour les hypersensibles qui ne tolèrent pas les huiles essentielles, Livos propose un solvant pétrolier de grade pharmaceutique et de très faible toxicité, la paraffine (sans odeur et utilisée dans les chandelles). En plus de Tockay (qui a publié un excellent article sur Comment choisir une peinture) et du distributeur québécois Livos Canada, la compagnie Artdec vend divers finis écologiques, dont la peinture naturelle de lait (périssable) Homestead House et la peinture de babeurre (non périssable) Old Village, à base d’argile et de résine vinyle acrylique (donc pétrochimique).  

Douze conseils pour une vie plus saine

Source : Healthy Home Tips (Environmental Working Group – EWG)

1. Connaissez les ingrédients dans vos cosmétiques et produits de soins corporels

2. Choisissez vos plastiques avec soin (évitez le polycarbonate et le PVC)

3. Évitez les retardateurs de flamme

4. Lavez vos mains, mais évitez les anti-bactériens comme le Triclosan

5. Évitez les poêlons anti-adhésifs dont le Teflon

6. Filtrez votre eau potable (pour éviter le plomb et le chlore, notamment)

7. Débarrassez-vous de la poussière (remplie de produits toxiques)

8. Choisissez des produits nettoyants verts et boudez les pesticides

9. Donnez un coup de pouce vert et sain aux bébés en les protégeant particulièrement.

10. Lire le guide du retour à l’école de l’EWG

11. Lire le guide de prévention du cancer de l’EWG

12. Lire la liste de vérification d’une maison saine de l’Environmental Working Group
 
Bonnes rénos !
 
Pour en savoir davantage
 
Le guide de l’habitat sain, Drs Suzanne et Pierre Déoux, et Bâtir pour les enfants du Dr Suzanne Déoux (Medieco)
 
Habitat sain et écologique, de Ginette Dupuy (Québec Livres)
 
Publié sur le site de la SCHL, Le Guide vert du rénovateur donne plusieurs autres conseils pour rénover durablement et sainement des pièces comme la cuisine, les chambres et les combles, par exemple en contrôlant le bruit et en maximisant l’éclairage naturel. (Sachez que l’éclairage incandescent est le plus sain après celui du soleil.)
 
En anglais
 
 
Prescriptions for a Healthy House, A Guide for Architects, Builders & Homeowners, Paula Baker-Laporte, Erica Elliot et John Banta (New Society)  
 

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