Quand la santé ne tient qu’à un fil

Pascal Gélinas et son petit-fils.

Pascal Gélinas fut réalisateur aux émissions Science-Réalité et Découverte, de 1984 à 2009. Cet article est paru le 8 décembre 2020 dans le bulletin de l’Association québécoise des retraités de Radio-Canada.

En ces temps de pandémie, le téléphone est un outil précieux pour garder le contact avec nos proches. Vous et moi avons grandi avec le téléphone filaire. Avec le temps, plusieurs se sont débarrassés du téléphone fixe pour n’utiliser que le cellulaire, cet ami si fidèle qui nous accompagne partout. Pour ma part, j’ai reçu mon premier cellulaire au tournant de l’an 2000, gracieuseté de Radio-Canada. Depuis, la téléphonie sans fil a connu une explosion phénoménale avec environ 5 milliards de téléphones cellulaires actuellement en circulation sur la planète. Et pour évaluer leur impact sanitaire, nos gouvernements se fient encore à des normes d’exposition aux ondes qui sont désuètes et entachées de conflits d’intérêts, selon un rapport de deux eurodéputés. Ces limites d’exposition laxistes permettent aux compagnies de téléphonie sans fil de jouer à la roulette russe avec notre santé – et celles de nos enfants en particulier.

Saviez-vous que les compagnies d’assurances refusent d’assurer les dommages sanitaires potentiellement causés par les téléphones portables, les tablettes, le WiFi, en fait tout appareil émettant des champs électromagnétiques (CEM), leur attribuant la classe de risque la plus élevée ? Elles veulent éviter d’encaisser de lourdes pertes. Elles tiennent compte des milliers d’études qui nous avertissent du danger, surtout celles du très réputé National Toxicology Program (NTP) américain publiées en 2018, établissant notamment un lien causal entre le rayonnement des téléphones portables et le cancer.
En novembre 2020, une méta-analyse de 46 études nous apprenait que converser avec le cellulaire contre l’oreille 17 minutes par jour pendant 10 ans, (soit environ 1,000 heures) augmente de 60% la probabilité que se développe une tumeur, dont le glioblastome, le cancer du cerveau le plus mortel. Ce type de cancer a quadruplé en France depuis 1990. À ce sujet, je vous suggère de visionner l’émission de France 2 Complément d’enquête, diffusée le 12 novembre 2020, intitulée : 5G l’onde d’un doute.
Pour les plus curieux, la section électrosmog du site du magazine La Maison du 21e siècle contient de nombreux articles éclairants et très bien documentés sur le sujet.
Pour notre protection, nous devons maintenant changer notre façon d’utiliser le cellulaire. Il faut diminuer et écourter nos appels. Il faut utiliser le haut-parleur ou des écouteurs sécuritaires afin d’éviter à tout prix de tenir l’appareil contre l’oreille, ce que même les fabricants de cellulaires déconseillent discrètement dans leurs avertissements concernants les radiofréquences. Il faut aussi éviter de transporter l’appareil allumé dans sa poche ou son soutien-gorge, car ce contact avec la peau favoriserait le cancer du sein, de la prostate, du colon, et pourrait rendre les hommes infertiles en diminuant la qualité et de la viabilité des spermatozoïdes.
Pourquoi ne pas rebrancher le téléphone fixe à la maison? N’est-ce pas là que se font la majorité de nos appels? Et puisque nous avons impérativement besoin d’Internet, il suffit de débrancher le Wi-Fi et le Bluetooth et d’installer une connexion par fibre optique et câble coaxial. Celle-ci est considérablement plus rapide que la 5G, elle n’émet pas de rayonnement de radiofréquences nocif, elle est plus cybersécuritaire et elle assure une meilleure protection de la vie privée.
Malgré cela, l’industrie procède déjà à l’installation du futur réseau de téléphonie sans fil 5G sans qu’aucune étude n’ait démontré que cette technologie qui commence à utiliser les ondes millimétriques est sans danger pour les humains et l’environnement. À partir de 2022, elle nous exposera à une densité de puissance de rayonnement qui sera au minimum 3 fois supérieure à celle d’aujourd’hui, que l’on utilise ou non des appareils sans-fil. La situation sera pire pour les enfants, dont le corps absorbe deux fois plus de rayonnement que celui des adultes. Et les femmes enceintes chroniquement exposées aux radiofréquences risquent d’accoucher plus souvent d’enfants souffrant d’autismede problèmes cardiaques ou du trouble du déficit de l’attention.
C’est ce que dénonce l’Appel urgent au gouvernement du Canada sur la 5G. Cette initiative citoyenne demande au gouvernement fédéral d’appliquer le principe de précaution et de décréter un moratoire sur la 5G tant que la science n’aura pas démontré son innocuité pour les humains et l’environnement.
Je suis un grand-père indigné et je vous invite de tout cœur à lire cet Appel, à le signer et à le partager. Faites-le pour votre bien, mais aussi pour celui des générations à venir. Une quarantaine d’organisations et plus de 20 000 Canadiens l’ont déjà fait. L’opposition à la 5G est forte à travers le monde. Au Canada, il faut qu’un grand nombre d’individus, d’associations et de syndicats exige du gouvernement qu’il place les intérêts de ses citoyens au dessus de ceux de l’industrie de la téléphonie sans fil.
 
Voir aussi l’autre article de Pascal Gélinas publié le 23 novembre 2020.
 
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Merci de votre aide pour inviter d’autres personnes à lire et signer notre Appel à www.appel5gappeal.ca/fr et à rejoindre ce groupe Facebook. Veuillez consulter notre description à www.facebook.com/groups/Appel5GAppeal/about

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