Alors que 200 éoliennes de 200 m de haut pourraient être installées chaque année au Québec d'ici 2040, le président de l'Union des producteurs agricoles refuse qu'Hydro-Québec réduise davantage notre capacité à nous nourrir. Martin Caron rappelle que seulement 2 % de nos terres sont exploitées par des agriculteurs et que cette superficie ne fait que rapetisser, ce qui va à l'encontre de l'objectif gouvernemental d'accroître notre autonomie alimentaire. Écoutez notre entrevue Youtube ici :

Par contre, rien n'empêchera l'érection d'éoliennes industrielles sur les terres agricoles puisque le dernier appel d'offres d'Hydro-Québec, pour 1 500 mégawatts de source éolienne, a déterminé plusieurs zones rurales près du fleuve Saint-Laurent comme prioritaires puisqu'elles sont déjà desservies par des lignes et des postes de transformation électriques, ce qui réduit les coûts de raccordement des éoliennes au réseau. Les promoteurs éoliens comme Boralex, Innergex, Kruger et Hydromega signent donc des ententes avec les propriétaires de ces terres qu'il compensent financièrement, tout comme les municipalités et MRC qui sont appelées à approuver ces projets, malgré la grogne populaire.

Selon le professeur d'ingénierie à la retraite Martin Bush, l’électricité produite par les premiers petits réacteurs modulaires sera probablement deux fois plus coûteuse que celle produite par des réacteurs nuclaires de grande taille et « le nucléaire est déjà quatre fois plus cher que le solaire ou l’éolien…  

La production d’électricité provenant de ces deux sources s’améliore. Le stockage, indispensable, aussi. En 2019, au moins six pays produisaient la totalité de leur électricité à partir d’énergies renouvelables, tandis que 32 autres produisaient au moins 90 % de leur électricité à partir de sources d’énergie renouvelable. Au cours des six premiers mois de 2019, l’Écosse a produit tellement d’électricité d’origine éolienne qu’elle aurait pu alimenter le pays deux fois! 

L’ampleur des terres requises pour le solaire ou l’éolien ont servi d’excuse pour ne pas financer les énergies renouvelables. Mais le soulèvement des panneaux solaires et la culture de plantes en dessous sont prometteuses. Et les parcs éoliens en mer n’ont pas de limites. »

Le gouvernement Legault déposera cet automne un projet de loi après avoir tenu cet été une consultation sur l'encadrement et le développement des énergies propres.

Rappelons que les experts et Hydro-Québec disent qu'il faudra augmenter de 50 % la capacité de production de la société d'État, soit d'au moins 100 térawattheures, pour atteindre les objectifs de décarbonation (de carboneutralité) de notre économie d'ici 2050. Et vous, comment gériez-vous Hydro-Québec pour produire ou économiser autant d'énergie? Voici un jeu proposé très instructif proposé par Le Devoir.  

 

 

 

Source : https://www.ledevoir.com/interactif/2023-04-25/hydro-quebec/index.html