
Après s’être fait construire une maison performante présentée dans nos pages l’automne dernier, Loïc Nunez songe à acheter un système solaire photovoltaïque (PV) pour rendre son bureau à la maison plus autonome énergétiquement. « Nous avons subi huit jours de panne d’électricité il y a trois ans et deux fois 30 heures cet été », explique le résident des Laurentides.
Il a investi beaucoup de temps à s’informer sur ces systèmes de production d’électricité solaire qu’Hydro-Québec subventionnera à partir de 2026. Toutefois, en constatant de grandes différences entre les caractéristiques et les prix des systèmes offerts, il penche davantage vers un kit d’urgence de moins de 10 000 $, offert par exemple par Alt-Énergie, facile à installer soi-même et à brancher par un électricien.
Il nous fait remarquer que l’avenir est aux systèmes intégrés qui échangent le courant avec le réseau via une simple prise électrique murale, tel que présenté par Jérémy, créateur de la populaire chaîne YouTube française Tesla Riviera, qui a visité le dernier salon annuel de l’innovation IFA, à Berlin. Comme l'expliquait en septembre un article de Canary Media : « De petits kits de panneaux solaires, aussi faciles à assembler qu'une bibliothèque Ikea et pouvant être branchés sur une prise électrique résidentielle standard, pourraient bientôt faire leur apparition dans le New Hampshire et le Vermont. Les législateurs et les défenseurs des deux États préparent actuellement une législation qui rendrait ces systèmes solaires enfichables accessibles aux résidents qui n'ont pas l'espace, les moyens financiers ou l'envie d'installer un système conventionnel plus imposant sur leur toit. »
« Pour le moment ce n'est pas normalisé ici et ce n’est pas pour demain », précise le président de l’organisme Énergie Solaire Québec (ESQ), Patrick Goulet. Mais en octobre, il a publié un message optimiste à ce sujet sur la page Facebook de l'organisme : « Le plug-in solaire est à nos portes ! Très populaire en Allemagne, les états du Vermont et le New Hampshire se lancent également. Il est clair qu'Hydro-Québec va devoir regarder sérieusement ce genre d'installation. C'est un merveilleux moyen pour la population d'apprendre ce qu'est la production solaire et d’avoir le sentiment de participer à la transition énergétique. »
Loïc Nunez dit avoir passé une centaine d’heures à visionner des capsules vidéos détaillées et lu une vingtaine d’articles sur l'énergie solaire, mais ne pas encore arriver à choisir entre les systèmes offerts en ligne. « C’est pourtant mon métier de faire de la recherche pour analyser les besoins d’affaires et arriver à prendre une bonne décision, mais l’électricité solaire est un domaine complexe. »
Il aimerait voir une offre locale plus vaste de petits systèmes solaires de secours. « L'enjeu, selon moi, est que les rares installateurs québécois spécialisés dans le domaine proposent surtout des systèmes haut de gamme à des prix élevés. Cela rend ces projets inaccessibles pour la plupart des gens. Jamais je ne paierais 35 000 $ ou 55 000 $ plus taxes pour un système de 5 ou 10 kilowatts avec 10 ou 20 kWh de réserve de batteries. Ça ne fait aucun sens. Au Québec, les professionnels peuvent-ils offrir une solution aux gens qui veulent s’initier à l’énergie solaire à petit prix? J’ai l’impression qu’on offre uniquement des Mercedes. »
À l’opposé, les fournisseurs chinois cassent les prix.


