Dans le numéro précédent, nous avons vu que les systèmes solaires photovoltaïques (PV) peuvent être néfastes pour la santé humaine, en particulier au chapitre des hautes fréquences transitoires (HFT) qu’ils peuvent générer sur le câblage domestique. Communément appelée électricité sale, cette interférence électromagnétique dans le spectre des radiofréquences (RF) est due au fait que les capteurs (on dit aussi panneaux) PV produisent du courant continu qui est par la suite transformé en courant alternatif par un onduleur. C’est lors de cette transformation dans l’onduleur qu’apparaissent les HFT qui sont générées par tous types d'appareils électroniques. Le problème ne vient donc pas des capteurs solaires eux-mêmes mais bien de l’onduleur. Tout système de production d’énergie renouvelable avec onduleur, comme une éolienne domestique ou une petite turbine de rivière, fait face au même problème.

Les gens qui se préoccupent de leur santé et de celle de la planète doivent-ils pour autant abandonner leur rêve d’autonomie énergétique? Pas du tout! Car une fois un problème potentiel reconnu, il devient alors possible de se concentrer sur les solutions. Celles-ci peuvent être appliquées à différents niveaux : 1) choix du système (courant continu vs courant alternatif); 2) choix de l’onduleur; 3) réduction des autres sources de HFT dans le domicile; et 4) filtration des HFT. Ces pistes de solutions sont énumérées dans un ordre logique considérant que la situation idéale est d’éviter par plusieurs tactiques de générer de l’interférence polluant le réseau électrique de la maison et même de tout un quartier. Ce n’est qu’en dernier recours que l’on tentera de réduire les HFT en utilisant certains types de filtres spécifiques aux systèmes PV. Avant de présenter les solutions proposées plus en profondeur, discutons d’abord des impacts possibles des HFT sur la santé et comment peut-on les mesurer.

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