L’intolérance aux ondes est souvent confondue avec l’électrohypersensibilité

L’auteur est un ingénieur radio suisse devenu expert en pollution électromagnétique après avoir été lui-même handicapé par les ondes. Son site : http://pierredubochet.ch/

Un cerveau humain traite chaque seconde des milliards et des milliards d’informations (plus exactement 1024) sous forme d’impulsions électriques. C’est sans aucune comparaison possible avec les plus puissants supercalculateurs électroniques, misérables escargots.

L’organisme perçoit l’environnement de différentes manières grâce à d’innombrables récepteurs sensoriels généraux ou spécialisés adaptés pour traiter un stimulus propre, par exemple la température, la pression, la vibration, la faim, la soif, l’étirement, la lumière, l’équilibre, le son, le goût, l’odeur…

C’est notamment grâce à la spécialisation de ses terminaisons nerveuses que l’Homme a pu augmenter son efficacité et ses chances de survie.
  
Ces informations se propagent électriquement dans nos cellules jusqu’à notre cerveau. Une partie de ces informations produisent des réponses réflexes. D’autres informations sont traitées par l’inconscient. Une toute petite partie devient notre perception consciente.

Affinités de la modulation numérique avec les transmissions nerveuses

Il se trouve que la modulation numérique produite par les appareils sans fil présente de fortes affinités avec certaines transmissions électriques de nos tissus nerveux. Durant notre évolution, notre organisme n’a pas conçu de protection contre cette électricité qui dépasse maintenant des millions de millions de fois le rayonnement naturel.
  
Lorsque nous sommes touchés par un environnement hostile, par exemple une différence de température, un manque d’oxygène, un empoisonnement ou l’exposition à ces rayonnements, notre corps produit des protéines de stress. Ces protéines aident à l’autodéfense. Elles activent un réflexe de vigilance qui permet d’échapper aux attaques environnementales.

À courte durée, le stress est bénéfique. Lorsqu’il devient chronique — ce qui est le cas quand nos bureaux, nos habitats reçoivent constamment ces rayonnements — le stress faire courir de nombreux risques sur les fonctions nerveuses, cardiovasculaires et digestives. L’exposition chronique risque aussi d’épuiser le système endocrinien et le système immunitaire.

Fatigabilité, état inflammatoire et intolérance aux rayonnements
  
Tout cela mène à diverses possibilités. Une fatigabilité accrue. Un état inflammatoire plus ou moins étendu, avec augmentation du risque de maladies chroniques. Une diminution de la tolérance aux rayonnements.

L’intolérance aux rayonnements est souvent confondue avec l’électrohypersensibilité, ou EHS. Être intolérant aux ondes ne signifie pas qu’on les détecte. Un sujet intolérant souffre de symptômes handicapants après un temps variable, car son organisme ne parvient pas à gérer la présence d’un élément physique, que ce soit un aliment, un produit chimique, ou un rayonnement.

On parle d’électrohypersensibilité lorsque les rayonnements peuvent être perçus par les nocicepteurs, les récepteurs de la douleur.
  
Modification de l’équilibre énergétique 

L’exposition à des rayonnements excite un nombre important de cellules qui déclenchent des phénomènes indésirables. Cela nuit aux équilibres biologiques. L’organisme compense ces réactions indésirables en mobilisant d’autres cellules.

L’exposition chronique à des rayonnements augmente donc la consommation d’énergie. Les besoins accrus peuvent conduire à des carences en vitamines, en oligoéléments et en aminoacides.

La présence de rayonnement contraint l’organisme à modifier la consommation d’énergie. L’équilibre énergétique est essentiel pour les enfants et plus encore pour les bébés. Le nourrisson dort environ seize heures par jour. Ainsi, la majeure partie de son énergie sert à sa croissance et un peu d’énergie seulement sert aux muscles.

Toute exposition chronique aux rayonnements peut modifier l’équilibre énergétique et entraîne des conséquences pour l’être en devenir.

Notre personnalité, fruit d’infimes variations électriques

Encore une chose. Notre cerveau est dans une logique d’adaptation constante. Nos activités mentales, intellectuelles et physiques affectent à la fois le nombre et la localisation des connexions entre les neurones.

Trois exemples. Les chauffeurs de taxi utilisent constamment leur mémoire vidéospatiale. Ils ont un hippocampe plus volumineux que la moyenne. Les musiciens professionnels ont un cortex — zone qui contrôle les mouvements des doigts — plus dense que la  normale. Celui qui médite durant des années développe la région préfrontale gauche du cortex, siège des émotions positives, et développe plus facilement des ondes cérébrales gamma.

Les infimes variations  électriques naturelles du cerveau s’ajustent constamment pour produire nos capacités intellectuelles et notre personnalité.
  
Notre cerveau ne fait pas la distinction entre les champs électriques internes naturels et des champs électriques artificiels physiquement ressemblants. Le rayonnement des appareils sans fil déstructure notre cerveau. 

Le rayonnement modifie des trajectoires de vie

Le rayonnement des appareils sans fil modifie des trajectoires  de vie. Il rend l’apprentissage plus difficile. Il transforme la personnalité. Il épuise. Il favorise les maladies chroniques. Il favorise la dégénérescence des tissus du cerveau. Il crée des variantes du vieillissement normal. 

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de privilégier la vision scientifique de la médecine environnementale et son approche préventive. 

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