Des poules dans ma cour (Lectures d’été 2020)

Des poules dans ma cour – Pour des œufs frais au quotidien, Louise Arbour, Écosociété, 2020, 288 pages.

Vous avez un peu d’espace dans votre cour arrière ou votre jardin et vous avez envie d’avoir des oeufs frais au quotidien? Que vous soyez en ville ou en banlieue, ce rêve n’est pas si utopique. À l’heure où nous nous soucions davantage de l’environnement et où nous souhaitons privilégier une alimentation saine et locale, l’installation d’un poulailler en milieu urbain s’inscrit résolument dans les réalités citadines d’aujourd’hui et de demain.

Grâce à l’expérience de l’auteure avec des poules pondeuses et à l’ensemble de ses recherches sur le sujet, les personnes ne sachant pas trop par où commencer trouveront dans ce guide pratique toute l’information et le savoir-faire nécessaires pour cohabiter harmonieusement avec des poules (Gallus gallus domesticus). En plus de vous familiariser avec leur anatomie et leur comportement, ce manuel de garde vous apprendra notamment à:

  • respecter le bien-être animal;
  • planifier votre projet;
  • choisir des poules pondeuses saines;
  • construire ou acheter un poulailler adéquat pour 3 à 5 poules;
  • prendre soin de vos poules en hiver;
  • respecter leurs besoins nutritionnels; 
  • réduire les risques de maladies par la prévention et la biosécurité;
  • comprendre la formation d’un oeuf et les principes de la ponte.

Vous apprendrez également à approcher les élu.e.s et les représentant.e.s de votre municipalité pour collaborer à la mise en œuvre de projets de poulaillers urbains, de projets communautaires ou de projets thérapeutiques avec les personnes âgées. Ce manuel vous offre tous les outils et les meilleurs conseils pratiques afin de pouvoir réaliser votre projet dans les règles de l’art. Les poules étant possiblement parmi les meilleures représentantes du mouvement «manger local», Des poules dans ma cour est une invitation à ce qu’elles fassent désormais partie de la grande mosaïque de l’agriculture urbaine et des principes de la permaculture.

Louise Arbour est reconnue comme l’une des principales ambassadrices du mouvement en faveur des poules urbaines au Québec. Elle a fondé et anime Poules en ville, une entreprise de services-conseils et une école de formation (poulesenville.com) sur la garde des poules urbaines, en plus d’avoir écrit des articles sur le sujet et de donner de nombreuses conférences. Elle vit à Terrebonne en compagnie de ses poules.

Témoignage de Guillaume Tremblay, maire de Mascouche : « Sans structure solide – comme celles que vous trouverez dans ce livre –, peu de communautés réussiront à survivre longtemps. Que vous mettiez ce savoir à profit ou non, sachez que créer une communauté et y vivre vaut tous les efforts qu’on y investit. […] Ce mode de vie est fait pour les activistes politiques qui veulent vivre leurs solutions. Pour survivre en tant qu’espèce, nous devons nous rassembler: il nous faut nous abandonner à la vie exaltante que fait naître la communauté. »

Internet ou le retour à la bougie, Hervé Krief, Écosociété, 2020, 120 pages.

Internet a ouvert un monde de possibilités sociales et politiques, et les téléphones intelligents sont devenus indispensables dans notre vie quotidienne. On ne pourrait plus vivre sans eux. Mais quels enjeux environnementaux et sociaux soulève le bonheur de la connexion permanente ? Sur quoi repose la société de l’Internet ? À quels renoncements, à quels sacrifices mène la numérisation de nos vies ? 

Les technologies se multiplient sans véritable délibération démocratique sur leurs implications sociétales. Conquis et conquises par les promesses renouvelées du progrès technologique, nous avons tous et toutes jovialement accepté que le numérique façonne notre existence. Tous et toutes, sauf Hervé Krief, qui propose ici une réflexion franche et assumée sur la technicisation de la société, responsable de l’accélération de la dévastation environnementale et de l’asphyxie des relations sociales. Sa vision globale de l’ère technicienne fait appel à l’histoire, à la sociologie et à ses expériences personnelles pour aboutir à une critique radicale de l’Internet et des infrastructures débridées qui le soutiennent. Ce faisant, il lève le voile sur la méconnaissance totale de la globalité de l’Internet dans sa réalité physique et économique, notamment le coût écologique de l’énorme parc informatique nécessaire à notre connexion incessante.

Comment mesurer la contradiction entre le caractère émancipateur et aliénant de cette puissante machine ? Les outils technologiques sont-ils neutres, les réponses aux recherches sur Internet, objectives ? A-t-on encore la possibilité de vivre à notre propre rythme, et non à celui des machines ? L’ambition de cet essai est d’ouvrir le débat sur ce sujet, mais aussi de faire découvrir des auteurs passionnants (Jacques Ellul, Hartmut Rosa, Philippe Bihouix, Bernard Charbonneau, Jaime Semprun…) afin de prendre la mesure de cette démesure qui semble achever l’expropriation des humains d’eux-mêmes et précipiter la destruction du monde vivant.

Musicien, Hervé Krief a notamment joué avec Miles Davis et enregistré avec Ray Charles. Il a quinze albums à son actif – du big-band au trio blues. Il fait partie du collectif Écran total, qui vise à générer des résistances à l’informatique et à la logique gestionnaire. Internet ou le retour à la bougie est son premier essai.

Valoriser les bâtiments existants, l’équipe d’Écobâtiment et André Bourassa architecte, Écobâtiment, 2019, 157 pages.

Lancé le 28 novembre dans le cadre du colloque qui porte sur cet important enjeu, cet ouvrage met en évidence les avantages de conserver et valoriser les immeubles comme stratégie de développement durable. Il fournit aussi une base de connaissances aux lecteurs interpellés par la gestion et la rénovation des bâtiments commerciaux et institutionnels. Toutefois ses conseils valent aussi souvent pour les immeubles résidentiels, dont sa section Éloigner l’eau des fondations que vous pouvez lire ici en exclusivité.

La rénovation et la transformation des immeubles ont un impact positif sur l’environnement et constituent des leviers majeurs dans la lutte aux changements climatiques, selon les auteurs de l’ouvrage. Pour les collectivités, l’amélioration du patrimoine bâti est aussi gage de qualité de vie, d’appartenance et de prospérité.

Écobâtiment est un organisme de Québec qui fait la promotion du bâtiment durable pour contribuer à la création de lieux sains, agréables, fonctionnels et écologiques. Par ses activités et réalisations, l’organisation diffuse les pratiques exemplaires de construction durable et de gestion du patrimoine bâti. Ce document a été réalisé grâce à l’appui financier du Fonds vert du gouvernement du Québec, dans le cadre d’Action-Climat Québec, un programme du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.

Il a été écrit en collaboration avec l’architecte André Bourassa, réputé pour sa promotion d’une architecture équilibrée qui soit à la fois harmonieuse, fonctionnelle et durable. Reconnu comme l’un des pionniers de l’architecture saine et durable au Québec, il s’intéresse particulièrement à l’utilisation des matériaux naturels et le souci de performance énergétique. André Bourassa a été élu à quatre reprises à la présidence de l’Ordre des architectes du Québec, de 2005 à 2013. Il a reçu la Médaille du Mérite 2019 de l’Ordre des Architectes du Québec.

Behind the green mask, Rosa Koire, The Post Sustainability Press, 2011, 172 pages.

Directrice générale du Post Sustainability Institute, Rosa Koire est une évaluatrice de l’immobilier commercial légiste spécialisée dans l’évaluation de domaine éminent (le pouvoir qu’a le gouvernement de convertir la propriété privée en usage public, par exemple pour passer des égouts ou plantes des poteaux). Ses près de 30 ans d’expérience dans l’analyse de l’utilisation des terres et de la valeur des propriétés lui ont permis de reconnaître la révolution de l’urbanisme qui balaie le pays. Tout en luttant pour arrêter un énorme projet de réaménagement dans sa ville, elle a recherché les intérêts commerciaux, politiques et financiers derrière elle et a trouvé l’Agenda 21 des Nations Unies de préoccupation environnementale pour faire avancer un plan mondialiste.

Le site Morpheus expliquait en 2018 que Rosa Koire «  a dirigé les expertises des domaines immobiliers commerciaux pour les transports de l’état californien pendant 28 ans. Témoin privilégiée des diverses utilisations des terrains individuels ou publics, elle expose ouvertement les impacts du développement durable sur les droits des propriétaires et sur les libertés individuelles. C’est au cours de disputes légales, à n’en plus finir, qu’elle découvre la source du chaos créé par des suites de plans de restructuration des terres dans les communes de sa région et partout ailleurs dans le monde : U.N. Agenda 21. Une sorte de nouvel ordre mondial pour le 2e siècle. Son livre « Behind The Green Mask : U.N. Agenda 21 » (Derrière le Masque de l’Écologie : L’Agenda 21 de l’ONU) révèle des orientations fascistes sous couvert de discours écologique feutré. »

Elle écrit sur son site :

« On pourrait croire à de la science-fiction ou à une théorie conspirationniste mais ça n’est pas le cas. L’Agenda 21- Développement durable de l’ONU. c’est le projet d’actions implémenté dans le monde entier pour répertorier et contrôler toutes les terres, toutes les mers, tous les minéraux, toutes les plantes, tous les animaux, toutes les constructions, tous les moyens de production, toute l’énergie, toute l’instruction, toutes les informations et tous les êtres humains dans le monde. C’est un inventaire des stocks ainsi que leur contrôle. »

 

 

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