Depuis 2001, le biologiste Ralph Baden a effectué plus de 4 500 enquêtes sur la salubrité de bâtiments pour le gouvernement du Luxembourg.

Expert en construction saine et en qualité de l'air intérieur, il a d'abord oeuvré aux ministères de la Santé, de l'Environnement et de l'Énergie avant d'être affecté récemment à celui de l'Économie qui englobe l'efficacité énergétique. Grâce à lui et à ses patrons, le petit duché de près d'un million d'habitants est un leader européen priorisant la santé de ses habitants au-delà des intérêts économiques.

En collaboration avec des médecins et autres professionnels de la santé, M. Baden s'efforce d'éduquer les gens afin de prévenir et d'atténuer ou régler les problèmes de santé causés ou aggravés par les moisissures, les produits chimiques et même les champs électromagnétiques. Il a été formé par l'institut allemand de la baubiologie (biologie de l'habitat) dont le site de son pendant français est baubiologie.fr.

Dans cette formidable entrevue (l'une des plus utiles que j'ai réalisées en 35 ans de carrière), il nous parle entre autres des grands risques présentés pour la santé (notamment des enfants) par les retardateurs de flamme que l'on retrouve dans les matelas et isolants de mousse plastique.

Il explique aussi comment installer des points d'accès Wi-Fi (lorsqu'on ne peut les remplacer par des connexions câblées) qui minimiseront l'exposition aux radiofréquences. Ce rayonnement de hautes fréquences des technlogie sans fil est probablement cancérogène, notamment selon les études du programme national américain de toxicologie et de l'Institut Ramazzini italien (détails sur https://mdsafetech.org/cancer/).

Site de l'association luxembourgeoise de santé environnementale SCENTE, dont Ralph Baden est un membre très impliqué : https://scente.lu/fr/