
Photographies fournies par l'auteur.
En 2020, je me suis lancé dans un projet d’autoconstruction écologique à L’Ange-Gardien, près de Québec, là-même où, deux ans plus tôt, j’avais raté ma tentative de sauver une résidence ancestrale construite en 1875. Échec très coûteux... Mais par chance, le vaste terrain de la vieille maison pouvait accueillir un second projet, cette fois « dans le neuf ». Et avec la bénédiction de ma caisse Desjardins, je pouvais rattraper le coup !
Issu d’un milieu ouvrier modeste où l’inventivité était valorisée, j’étais prêt à faire les choses autrement, quitte à rompre avec les standards résidentiels courants. Je partais d’une page blanche qui ouvrait tous les possibles. Et plus mon projet prenait forme, plus j’avais l’ambition de prouver qu’un habitat vraiment écologique était accessible aux petits budgets, dont celui des jeunes !
Mon cahier de charges
Avec un budget limité, je projetais une maison sans fla-fla, offrant un lieu de vie décent et confortable. L'essentiel, quoi ! Forcément, la simplicité était le maître-mot :
- une architecture simple, donc plus facile à construire et moins coûteuse en main-d’œuvre ;
- un gabarit modeste de 20 x 30 pieds au sol sur un étage et demi (1 015 pi2 au total) ;
- pas de sous-sol (moins d’émissions de CO2 liées au béton et moins de vulnérabilité face à l’humidité) ;
- un toit pentu de 40 degrés, couvert en tôle galvanisée (durable, entretien réduit) ;
- une isolation biosourcée en chanvre, pour réduire les frais de chauffage et augmenter le confort ;
- puis la belle part au low-tech... à l’exception du chauffage radiant à eau chaude !

Auparavant, un expert m’avait recommandé de « mettre le paquet » sur l’enveloppe du bâtiment. Sage conseil. Après tout, une maison remplit son rôle premier sur la base d’une enveloppe efficace, saine et durable. La qualité était le bon pari !
C’est pourquoi le chanvre ainsi que les panneaux de fibres de bois Steico et SONOclimat ÉCO4 se sont greffés au projet. Précision importante : ces panneaux tiennent deux rôles à la fois, soit structurel (comme contreventement) et isolant (R-4 dans les deux cas).
Au-delà de leur bonne performance énergétique, ces produits présentent une empreinte carbone faible à modérée et la plupart sont recyclables, à l’instar d’ailleurs des tôles de toiture qui le sont à 100 %.
À 977 $/mois, qui dit mieux ?

