L'histoire d'Ann Louise Gittelman est exemplaire de l’effet destructeur que peut avoir un téléphone portable chez son utilisateur lorsque celui-ci en fait un usage exagérément intensif. De son propre aveu, la nutritionniste holistique vivait quasi en symbiose avec son téléphone portable, que ce soit pendant la journée alors que l’appareil fonctionnait quel que soit le lieu où le moment, et même la nuit où il était placé à côté d’elle. Un beau jour, au cours d’une visite chez le médecin, celui-ci observe chez Mme Gittelman une grosseur sur le côté du cou. L'auteure à succès de 35 ouvrages n’y avait pas prêté attention jusqu’à ce que cette excroissance ne devienne inquiétante. Un chirugien est consulté, la masse est excisée et le diagnostic établi. Il s’agit d’une tumeur bénigne d'une des deux glandes salivaires appelées parotides situées de chaque côté des mâchoires et qui produisent la salive. 

Une étude chinoise a révélé que les utilisateurs intensifs du téléphone cellulaire (jusqu'à 150 minutes par jour) contre la tête ont des taux de tumeurs malignes de la glande parotide jusqu'à trente fois supérieurs à ce à quoi on pourrait s'attendre. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle écrive un livre sur le sujet, *Zapped*, dont la version française est intitulée : Zappés! : pourquoi votre téléphone cellulaire ne devrait pas vous servir de réveille-matin et 1268 autres façons de contrer les pièges de l'électro-pollution. 

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