Par Jacques Lintermans, Docteur en sciences pharmacologiques

Introduction

Les effets sur la santé des antennes radiofréquences font l'objet de nombreuses recherches. Les études actuelles, notamment celles menées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), indiquent qu'il n'y a pas de risque avéré pour la santé si l'exposition reste en dessous des limites thermiques réglementaires. Cependant, une étude sur l'impact du rayonnement des stations de base de téléphonie de cinquième génération (5G) sur la santé humaine a montré que la 5G augmente considérablement l'exposition aux radiofréquences et que des problèmes de santé surviennent assez rapidement après son activation à proximité des habitations. Les conséquences possibles de ces effets à long terme sont considérées.

Effets de la 5G sur la santé des riverains

Dans une récente étude suédoise (1) ont été compilées les observations sur l'état de santé autoévalué, mais sous contrôle médical, de personnes après l'installation de stations de base ou d'antennes relais 5G à proximité de leur domicile. Des mesures du rayonnement 5G ont aussi été réalisées à domicile. Les mesures ont montré que la 5G entraînait une exposition extrêmement élevée aux rayonnements radiofréquences pulsés, nettement supérieure à celle des générations précédentes de téléphonie mobile et recommandée par d'autres chercheurs. Ces niveaux élevés ont provoqué des symptômes d’altération de santé déjà visibles chez les personnes examinées 24 heures après la mise en service de la 5G. Parmi les symptômes les plus dérangeants figuraient les troubles du sommeil. Chez des enfants, des manifestations d’intolérance atteignirent un tel niveau d’intensité que la famille fut obligée de déménager, les symptômes disparaissant alors avec l’éloignement de l’antenne.

Dette de sommeil et cancer du sein

L’impact du travail de nuit sur la santé des femmes a été examiné dans une grande étude de population effectuée en France entre 2005 et 2008 (2). Le parcours professionnel de 3 000 femmes a été passé à la loupe. Au total, plus de 11 % des femmes avaient travaillé de nuit à un moment quelconque de leur carrière. Il a été observé que le risque de cancer du sein était augmenté d’environ 30 % chez les femmes ayant travaillé de nuit par rapport aux autres femmes. 

Selon une récente étude, les travailleurs de nuit présentaient un risque accru de 88 % (soit près du double) de développer une COVID longue par rapport aux travailleurs de jour. 

Effet hormonal d’une absence de sommeil prolongée 

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