Mis à jour le 3 mai 2026
 Conseiller de longue date de l'OMS et professeur émérite d'épidémiologie, le Dr Anthony B Miller a dirigé pendant 15 ans l'unité d'épidémiologie de l'Institut national du cancer, à Toronto.
Conseiller de longue date de l'OMS et professeur émérite d'épidémiologie, le Dr Anthony B Miller a dirigé pendant 15 ans l'unité d'épidémiologie de l'Institut national du cancer, à Toronto.
Les dernières données scientifiques prouvent que le rayonnement de radiofréquences (RF) est un cancérogène humain avéré (Groupe 1) que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) devrait désigner comme tel, a déclaré la sommité en épidémiologie Anthony B. Miller lors d'une conférence prononcée à la foire Écosphère Montréal du 14 septembre 2019 (téléchargez ses diapositives ici).
Plusieurs études, notamment Interphone impliquant plusieurs pays, CERENAT en France et celles dirigées par l'oncologue Lennart Hardell en Suède, ont montré que le risque du tumeurs crâniennes, et en particulier de gliome, le cancer du cerveau le plus mortel, double chez les utilisateurs réguliers (pendant au moins 1 000 heures sur dix ans, soit 17 minutes par jour en moyenne) d'un téléphone cellulaire. Ce risque de tumeur est dit ipsilatéral car il est plus élevé du même côté de la tête où le combiné est généralement appuyé. Il quintuple même si l'on commence à utiliser un cellulaire régulièrement avant l'âge de 20 ans.
Le rayonnement RF, aussi émis notamment par les antennes, les moniteurs sans fil pour bébés, les téléphones sans fil ainsi que les dispositifs Bluetooth et Wi-Fi, est probablement aussi une cause évitable de cancer du sein, explique le Dr Miller qui s'oppose au déploiement de la technologie sans fil de 5e génération (5G) sans prendre en compte ses implications pour la santé publique.
Conseiller de longue date auprès de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et professeur émérite d'épidémiologie à l'École de santé publique de l'Université de Toronto, le Dr Miller a dirigé l'unité d'épidémiologie de l'Institut national du cancer du Canada pendant 15 ans. En 2011, il fut l'expert mandaté par le CIRC pour valider les références sur lesquelles l'organisme affilié à l'OMS avait fondé son classement du rayonnement RF en tant que « cancérogène possible» du groupe 2B.