La toxicologue ontarienne Magda Havas, professeur émérite de sciences environnementales et experte des effets biologiques de l'électrosmog.
La toxicologue ontarienne Magda Havas, professeur émérite de sciences environnementales et experte des effets biologiques de l'électrosmog.

En 2007, environ 3 % de la population avait déjà reçu un diagnostic d’hypersensibilité environnementale (chimique et/ou électromagnétique), selon la Commission canadienne des droits de la personne. Celle-ci affirme que les employeurs et les fournisseurs de services « sont tenus de prendre des mesures d’adaptation à l’égard des personnes ayant des hypersensibilités environnementales ».

En général, les gens atteints d’électrohypersensibilité (EHS) consultent plusieurs médecins pendant des mois ou même des années avant de recevoir ce diagnostic et surtout, un traitement efficace pour soulager leurs symptômes pouvant toucher plusieurs organes et systèmes (nerveux, cardiovasculaire, reproducteur, digestif, oculaire, auditif, cutané, etc.). En 2005, l’Organisation mondiale de la santé affirmait que l'hypersensibilité électromagnétique est réelle tout en ajoutant qu'il ne s'agit pas d'un diagnostic médical et que rien ne démontre que ses symptômes sont causés par l'exposition aux CEM. Par contre, l’EHS est considérée depuis 2000 comme un handicap donnant droit à des accommodements dans plusieurs pays, dont les pays nordiques européens comme la Suède, qui reconnaissent que les « symptômes disparaissent dans les environnements non électriques ». 

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