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L’été 2025 a été particulièrement sec au Québec et dans les Maritimes. Les résidents qui puisent leur eau dans le sol ont été très affectés avec des puits de surface ou même des puits artésiens à sec. Les puisatiers ont été très occupés jusqu’à la fin de l’automne à creuser de nouveaux puits ou à approfondir des puits existants. Étant donné les changements climatiques, il faut s'y préparer car la situation risque de se répéter dans les prochaines années.
À la mi-octobre 2025, le Journal de Montréal publiait un grand dossier sur le manque d’eau partout au Québec. Depuis juin, plusieurs régions comme la Gaspésie, l’Estrie et le grand Montréal, avaient reçu de 30 à 50 % moins de pluie que les précipitations normales pour cette période de l’année, selon Environnement Canada. Seule la région de Québec avait été épargnée.
Plusieurs municipalités ont alors dû émettre des avis d’ébullition en raison des niveaux d’eau trop bas dans les cours d’eau ou du manque d’eau dans plusieurs puits résidentiels. D’autres municipalités ont dû cadenasser leurs bornes-fontaines pour prévenir les vols d’eau!
Des précipitations régulières mais pas trop abondantes sont requises pour recharger les nappes phréatiques. Or, les changements climatiques sont caractérisés par de brèves pluies abondantes qui laissent ruisseler l’eau à la surface sans qu’elle ait le temps de pénétrer dans le sol, ce qui ne permet pas de recharger les nappes phréatiques, a expliqué Philippe Gachon, professeur en hydroclimatologie au Département de géographie de l’UQAM, en entrevue à l’émission En direct avec Patrice Roy, à la télé de Radio-Canada. Ce problème est accentué durant les périodes de sécheresse prolongée : le sol plus sec devient alors très compacté et imperméable, si bien que les pluies abondantes ruissellent davantage vers les cours d’eau.

