
Ce n’est pas une routine matinale typique pour une septuagénaire : une abonnée du magazine aime empiler perpendiculairement huit à dix bûches fendues (environ 40 livres de bois bien sec), deux par étage, puis déposer au sommet le petit bois qu’elle allume avant de fermer la porte de son foyer de masse DE-1500 de 4,5 tonnes impériales (9 000 livres).
Cette technique d’allumage enseignée par son fabricant, Les Pierres Stéatites, minimiserait la production de fumée polluante en séchant le bois avant d’en faire monter rapidement la température de combustion. Dans un foyer de masse, celle-ci atteindra typiquement un pic autour de 1 000 degrés Celsius (°C) ou 1 800 degrés Fahrenheit (°F). Ces hautes températures permettent une combustion moins polluante justifiant que les foyers de masse sont autorisés dans les maisons certifiées par les programmes de maisons neuves R-2000 au fédéral et Novoclimat au Québec.
Dans le cadre d’une visite de sa maison centenaire située à Val-Morin, cette grand-mère m’explique n’utiliser que du bois dur qui dégage plus de calories et brûle plus lentement que la plupart des résineux. Le feu rugira pendant deux heures en moyenne avant de s’éteindre complètement, puis elle fermera l’amenée d’air et la cheminée. La routine ne reprendra généralement que le lendemain matin, car l’énergie stockée dans la masse du foyer continuera à se dégager pendant au moins 12 heures et même plus de 24 heures selon la quantité de bois brûlé.


