Docteure en anthropologie et sociologie du développement, membre de l’Ordre du Canada et de l’Ordre du Québec, Laure Waridel est professeure associée au Centre Organisation Société Environnement et au chercheuse au Centre de recherche interdisciplinaire sur le bien-être, la santé, la société et l’environnement (CINBIOSE), de l’UQAM.

Dans cette entrevue vidéo tournée à la Maison du développement durable le 27 septembre dernier, la cofondatrice d’Équiterre Laure Waridel nous partage ses idées en vue de créer un monde plus durable et plus équitable qui favoriserait la cohésion sociale. L’auteure des livres Acheter c’est voter et L’Envers de l’assiette nous invite à penser et à agir autrement (lire sa lettre du Devoir La pertinence des « communs »).

Elle nous raconte comment, dans sa jeunesse, elle a transformé sa colère et sa tristesse face à la destruction de la nature en gestes positifs; son expérience dans les communautés et plantations de café d’Amérique du sud; l’expérience des ruelles vertes montréalaises; sa collaboration avec le cabinet d’avocats Trudel Johnston & Lespérance, spécialisé en recours collectifs et qui a défendu avec succès la cause des bélugas à Cacouna; l’importance de questionner nos faux besoins et de remettre certains gestes en question (sa famille n’a plus de voiture et en loue une pour aller à la campagne); et elle aborde une foule d’autres sujets : l’investissement responsable, les paradis fiscaux, les transports durables, les taxes bonus/malus, les promesses et les risques de l’intelligence artificielle, la polarisation des tendances politiques…

Bon visionnement sur notre chaîne https://www.youtube.com/user/maison21e. 

À propos de Laure (source : http://tjl.quebec/laure-waridel/)

Laure n’est pas seulement une pionnière du commerce équitable. Depuis 1993, année où elle a cofondé Équiterre, la chercheure et professeure associée mobilise les Québécois face aux défis environnementaux et sociaux grâce à ses publications et ses interventions médiatiques. Auteure de trois livres dont deux meilleurs vendeurs (L’Envers de l’assiette et Acheter c’est voter), son quatrième essai à paraître sur l’économie sociale et écologique devrait donner un coup d’accélérateur à la transition écologique du Québec. Laure ne l’admettrait jamais mais elle est sans doute une des personnes les plus respectées de la province : son cv se lit comme un répertoire canadien des bourses et titres honorifiques.

Détentrice d’un doctorat en anthropologie et sociologie du développement, elle explique en ces termes pourquoi elle a accepté de devenir notre conseillère spéciale : « Le droit est un outil extraordinaire pour changer le monde mais sous-utilisé au Québec. J’ai été séduite par le fait que TJL intervient de façon bénévole dans plusieurs dossiers d’intérêt public, dont celui des bélugas qui a mené à l’arrêt des travaux de forage d’Énergie Est à Cacouna en 2014. Aussi, leur modèle d’affaires permet aux citoyens d’entreprendre des actions collectives déterminantes sans avancer un sou. Ils contribuent à faire du Québec une société plus juste et plus écologique.»

En terme d’intégrité, il est difficile de faire mieux que Laure : sa robe de mariée a été confectionnée avec des draps de luxe récupérés! Nous n’aurions pu espérer une meilleure conseillère pour nourrir notre réflexion et nos actions pour la justice sociale et environnementale.

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