Vaincre la « mal-a-dit » par une alimentation alcalinisante

wrapmex copieL’explosion des maladies chroniques et son lien avec la pollution et nos habitudes de vie inquiètent sérieusement les autorités de santé publique. Chacun de nous connaît quelqu’un aux prises avec un cancer ou une maladie dégénérative, telles l’arthrite rhumatoïde, l’ostéoporose, la sclérose en plaques et j’en passe. Considérez-vous normal qu’avec l’âge notre santé et notre qualité de vie soient autant menacées? Que l’Organisation mondiale de la santé prévoie que l’incidence du cancer augmentera de 50 % en 2020 par rapport à l’an 2000, avec 15 millions de nouveaux cas par année dans le monde?

Divers chercheurs en nutrition sont arrivés à la conclusion que ce ne sont pas que les années et la pollution qui détériorent notre corps, mais aussi notre régime alimentaire et notre mode de vie.

Le biologiste et médecin français Jean Seignalet a découvert que la consommation de certains aliments était en lien direct avec l’apparition de multiples maladies inflammatoires chroniques. En effet, ses recherches effectuées sur des centaines d’individus ont prouvé que l’alimentation est un cofacteur important de la santé physique, ce qui l’a amené à mettre au point le régime Seignalet ou hypotoxique en 1985, régime qui réussit souvent à mettre en rémission diverses maladies dégénératives. C’est d’ailleurs ce régime que recommande la biologiste québécoise et experte en immunologie Jacqueline Lagacé dans son livre Cuisiner pour vaincre la douleur et l’inflammation chronique.

Qu’est ce que l’inflammation?

L’inflammation est une défense de notre système immunitaire contre une attaque. Lorsque cette attaque devient permanente, l’inflammation est alors dite chronique. À la longue, elle peut épuiser notre système immunitaire et favoriser l’éclosion de maladies dégénératives qui minent sérieusement notre qualité de vie.

Facteurs contribuant à l’inflammation

Une alimentation et un mode de vie trop acidifiants, par leurs effets sur la flore intestinale et sur les réserves en minéraux alcalins du corps, contribuent à augmenter l’inflammation. L’acidité excessive est générée par une alimentation trop riche en protéines, la consommation régulière d’alcool, de tabac, de café, de drogues, de sucres raffinés, de produits laitiers et céréaliers ainsi que le manque d’oxygénation. À l’opposé, avoir une alimentation riche en fruits et légumes frais, consommer des repas faits maison, s’exposer au soleil et faire de l’exercice de façon régulière et modérée contribue à alcaliniser notre corps, facteur important de la santé.

Indice PRAL

L’indice PRAL (Potential Renal Acid Load) est « une manière d’indiquer la charge acide rénale potentielle d’un aliment, à savoir son effet acidifiant ou alcalinisant sur l’organisme, explique le site Passeportsante.net. C’est dans l’urine que l’on obtient la mesure de cette charge, dont l’unité est le milliéquivalent (mEq). Tous les chiffres au-dessus de zéro révèlent un excès d’acide. Mentionnons que certains livres de nutrition utilisent l’expression « équilibre acido-basique », basique étant un synonyme d’alcalin. »

Zéro représentant la neutralité, tout aliment ayant un indice au dessus de zéro génère donc de l’acidité dans le corps. À l’opposé, un indice négatif génère de l’alcalinité. Plus on s’éloigne de zéro, plus c’est acide (+) ou alcalin (-). Par exemple, les fruits, bien qu’ayant un goût acidulé pour la plupart, ont un indice PRAL négatif et génèrent donc l’alcalinité. Fait intéressant à noter, les épices et les fines herbes ont un effet fortement alcalinisant (-35 à -92). Ainsi, ajouter des fruits, légumes, fines herbes et épices à notre alimentation contribue à générer l’alcalinité dans notre corps et ainsi à prévenir l’inflammation.

Comme l’explique le pharmacien et expert en santé globale Jean-Yves Dionne sur son site Franchement santé, une alimentation trop acide peut être à l’origine de maladies graves : « Si la diète n’apporte pas en abondance les aliments qui génèrent des outils de neutralisation (des minéraux alcalins, des déchets alcalins), le corps doit puiser dans ses réserves pour fournir ces minéraux. Ces réserves, ce sont les os. L’acidification du terrain (ou du corps) est donc reconnue par plusieurs experts comme la cause première de l’ostéoporose », entre autres problèmes de santé.

Les fines herbes et épices en médecine comme en cuisine

En Orient, les épices font partie des différentes médecines traditionnelles depuis des millénaires. Le premier traité de phytothérapie connu remonte à plus de 1 500 ans avant Jésus-Christ. Dans ce traité d’origine égyptienne, l’ail, la cardamome, le cumin, le fenouil et le pavot étaient cités pour leurs vertus thérapeutiques. En Occident, les composés chimiques de plusieurs médicaments, telles l’aspirine et la morphine, ont d’abord été découverts dans les plantes.

Ce n’est plus un secret pour personne, le curcuma est une épice de choix pour assaisonner les plats et leur conférer des vertus thérapeutiques. Utilisé pour tous les maux en Inde, il aide à soulager les troubles digestifs et l’inflammation chronique. En effet, la curcumine qu’il contient est un puissant antioxydant et anti-inflammatoire. Consommé avec du poivre, son effet se multiplie. Il est aussi antibactérien, antiviral, parasiticide, fongicide, antitumoral et j’en passe. Pas étonnant que les Indiens l’utilisent littéralement à toutes les sauces.

Le curcuma n’étant qu’un exemple d’épice thérapeutique parmi tant d’autres, on peut être certain d’ajouter à la fois goût et santé à nos plats en les aromatisant. L’important est de choisir des épices fraîches et idéalement biologiques (non irradiées, cultivées sans pesticides ni insecticides de synthèse, et exemptes d’organismes génétiquement modifiés). Dans la mesure du possible, il est préférable de les moudre soi-même afin de bénéficier au maximum de leurs arômes et principes actifs, qui sont souvent volatils.

Conseils thérapeutiques d’Inspirations Gabrielle et Émilia

Telle une voiture, notre corps a besoin d’un bon carburant, le moins pollué possible. Durant notre atelier Énergie 30, mon associée Émilia Sirois, naturopathe, propose une approche quotidienne axée sur des combinaisons alimentaires spécifiques, des portions équilibrées et l’ajout d’aliments vivants comme les germinations et les pousses. Cet atelier permet de découvrir comment notre corps fonctionne et cette prise de conscience nous donne confiance en ses merveilleuses capacités d’autoguérison, lorsque notre mode de vie lui permet de retrouver son équilibre originel. Émilia propose également un service de consultation privée pour vous aider à adopter de saines habitudes de vie au quotidien. Enfin, j’offre des cours de cuisine santé originaux qui vous inspireront en vous faisant découvrir de nouveaux aliments, astuces et modes de préparation. Je vous concocte et vous fais déguster mes recettes simples, rapides et savoureuses.

En diminuant votre consommation d’aliments acidifiants, en augmentant votre apport en fruits, légumes, fines herbes et épices, et en faisant de l’exercice régulièrement, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour prévenir et guérir la « mal-a-dit ». N’attendez pas d’être cloué au lit avant de d’agir : votre santé est votre plus précieux capital, prenez-en soin en réduisant les facteurs contribuant à l’inflammation chronique.

Pour en savoir davantage

L’alimentation ou la troisième médecine, de Jean Seignalet, éditions du Rocher.

Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation, de Jacqueline Lagacé Ph. D., éditions Fides

« Acidification : mythe ou réalité », sur le site Franchement santé du pharmacien québécois Jean-Yves Dionne.

Spécialiste en alimentation vivante et hypotoxique, Gabrielle Samson a collaboré au succès de librairie Cuisiner pour vaincre la douleur et l’inflammation chronique, de Jacqueline Lagacé, Ph. D., publié aux éditions Fides en 2011. Gabrielle et sa collaboratrice, la naturopathe Émilia Sirois, proposent une vaste gamme de services, de produits et d’ateliers conçus pour vous inspirer et vous guider sur le chemin du bien-être et de la vitalité optimale. www.gabrielleetemilia.com – 819 320-0676 – 514 495-4949

Recette de Gabrielle 

SAUTÉ SANTÉ CONTRE L’INFLAMMATION AU CURCUMA

Quantité : 4 portions d’accompagnement

Ingrédients :
• Environ 10 tasses de poireaux hachés (2 gros ou 4 à 6 petits)
• 4 c. à table d’huile de coco • 4 gousses d’ail sans le germe, écrasées
• 2 c. à table de curcuma moulu (attention, ça tache!)
• 2 grains de poivre long écrasés au mortier ou 2 c. à thé de poivre noir moulu
• 2 c. à thé de pâte ou vinaigre de prune umeboshi (ou de sel de mer d’Algarve)
• 2 tasses de légumes de votre choix : champignons, tomates, poivrons rouges, chou frisé kale, asperges, épinards, etc.
• 1 grosse poignée de coriandre fraîche hachée

Astuce : Transformez ce sauté santé en plat principal

Option 1 – Ajoutez 1/3 de tasse de beurre d’arachide naturel mélangé dans un peu d’eau + 1 c. à thé de gingembre frais haché + 1 c. à thé de sauce tamari

Option 2 – Ajoutez 1/4 de tasse de beurre d’amande naturel mélangé dans un peu d’eau + 1 c. à thé de gingembre frais haché + 1 c. à thé de sauce tamari

Option 3 – Ajouter 3 œufs à la préparation en mélangeant.

Préparation :

Dans un grand wok, faire revenir l’ail, le curcuma et le poivre à feu moyen dans l’huile de coco.
Ajouter les poireaux hachés et faire réduire en agitant à feu moyen vif comme on fait avec des oignions.
Ajouter 1/4 de tasse d’eau pour éviter que ça colle.
Ajouter l’umeboshi ou le sel.
Couvrir pour laisser réduire encore plus quelques minutes.
Ajouter les légumes et faire revenir à feu moyen.
Ajouter les œufs ou le mélange de beurre d’arachide/amande, si désiré. Coiffer d’une poignée de coriandre hachée en guise de décoration. Ce plat est délicieux, même réchauffé.

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