Témoignage d’une électrosensible qui prend du mieux

Le bouclier CI est fabriqué au Québec et bloque 98 % des émissions de micro-ondes selon les mesures de la firme 3E, mais pas l’interférence (électricité sale)
© www.bouclierci.com

Un témoignage qui devrait vous convaincre d’exiger qu’Hydro-Québec vous installe un compteur non communicant. Noter qu’à l’époque l’auteure (qui désire préserver son anonymat) ne connaissait pas le produit québécois Bouclier Compteur Intelligent. Celui-ci est utile si vous ne pouvez pas changer le compteur et pour vos voisins si vous vivez dans un immeuble multilogement. Toutefois il ne réduit pas l’interférence électromagnétique (« électricité sale» ) nocive générée par le compteur communicant, comme le font les filtres GreenWave. AF

C’était une dizaine de jours avant Noël 2014. Mon fils, beau garçon et médecin de surcroît, est venu me visiter ce soir-là. Nous parlons de choses et d’autres. Au cours de la conversation, je ressens le besoin de lui dire combien je suis heureuse, que je me sens bien, que tout est au beau fixe avec mon conjoint, que ma santé est excellente et que ma vie, bien qu’entrecoupée parfois de problèmes que je considère normaux, est devenue celle que j’ai toujours désirée.

Quelques mois auparavant, j’avais reçu une lettre d’Hydro-Québec me demandant si je voulais avoir un compteur intelligent ou si j’optais pour un compteur non communicant car si, au début, nous n’avions pas le choix, la grogne populaire avait eu raison de leur rigidité. Maintenant, nous pouvions choisir l’un des deux.

Quand on me connaît, on sait que je ne prends pas ce genre de décision à la légère. Et me voilà parcourant les articles, les pages Internet, les émissions traitant du sujet et, petit à petit, je réalise que le risque pour ma santé est moins grand si j’opte pour le compteur non communicant. Surtout que certains témoignages venant de France ou d’ailleurs en Europe donnent une image peu reluisante du sort qui attend ceux qui se révéleraient être électrosensibles à cet appareil. Le choix fut alors évident : j’allais prendre le compteur non communicant. J’en avertis donc Hydro-Québec par écrit, et ledit compteur fut installé chez moi dès octobre de l’année en cours. Pour les compteurs intelligents, ils seraient installés plus tard selon l’information diffusée.

Par contre, mes voisins qui partagent le jumelé que nous habitons mon copain et moi, pouvaient, eux, choisir de prendre le compteur intelligent ce qui annulerait mes bonnes intentions de ne pas être exposée aux champs électromagnétiques (CEM), car leur compteur est situé à quelques pouces du nôtre et émettrait des ondes qui ne manqueraient pas de m’atteindre aussi fortement que s’il m’appartenait. Mais bon, espérons qu’ils optent pour le compteur non communicant ou que je réussisse à les convaincre de le faire.

Comme leur décision, pour eux comme pour moi, devait être communiquée à Hydro-Québec avant une date butoir, j’entrepris immédiatement une croisade auprès d’eux, leur soulignant les dangers possibles pour la santé que pouvait représenter cet appareil . Je leur ai envoyé les adresses URL des textes que j’avais lus. Je suis allée les rencontrer pour en discuter. Et voilà qu’ils me sortent cet argument : “Ben voyons, si c’était dangereux, Hydro-Québec n’installerait pas ces compteurs.” Les bras m’en sont tombés. Comment croire une compagnie qui est à l’origine de cette idée d’installer les compteurs intelligents ? Une fois achetés, on ne les mettra pas au panier! La perte d’argent est trop grande.   Et si Hydro-Québec sait que les compteurs représentent un risque pour la santé, comme elle a beaucoup investi dans l’achat de ces compteurs, elle n’irait pas informer ses clients de leur dangerosité.

Malgré plusieurs tentatives de ma part auprès de mes voisins pour qu’ils choisissent le compteur non communicant, ils décidèrent quand même de prendre le compteur intelligent (CI) faisant fi des arguments que je leur apportais. Je ne pouvais pas aller plus loin car ils étaient libres de choisir, même s’ils n’agissaient pas en connaissance de cause. D’ailleurs, ils ne m’ont jamais reparlé des articles ou de la vidéo que je leur avais envoyés. Ils ont donc maintenu leur choix.

Mon conjoint, qui n’avait pas d’opinion arrêtée sur la question, refusa de m’accompagner dans mon approche auprès des voisins afin de les convaincre. Je me sentais bien seule pour mener ce combat.

Janvier 2015

Lesdits voisins partent tous les hivers en Floride au début de novembre et ne reviennent qu’en mai. Pendant ces mois de froidure, ils me confient la surveillance de leur maison qui consiste à aller dans leur unité chaque semaine pour vérifier que tout va bien, que rien de fâcheux ne se produit pendant qu’ils sont absents et me demandent aussi de ramasser leur courrier. Ils me remettent la clé de leur porte d’entrée et un code pour le système d’alarme. Tâche que j’exécute religieusement depuis au moins cinq ans.

Or, lors d’une visite hebdomadaire, je vois un avis cartonné dans leur courrier les informant que leur nouveau compteur a été installé. Cela m’inquiète un peu, car je savais qu’il y avait des personnes qui ne réagissaient pas favorablement à ce compteur en matière de santé. Serai-je affectée?

Durant les deux semaines qui suivirent, je continuai à vivre comme d’habitude et ce n’est qu’après cette période que je concluai : « Ouf! je ne semble pas ressentir de malaises dus à cet appareil. Quel soulagement! »

Puis quelques jours après ce premier passage réussi, je m’aperçois que j’ai des maux d’estomac, chose qui m’arrive rarement. Je me dis que ce doit être un genre de gastro. Sauf que le mal persiste, s’amplifie de jour en jour, de telle sorte que je n’ai plus faim du tout et qu’au cours des semaines suivantes, je maigris de cinq livres. Nous sommes en février. Je ne peux relier ces maux à quoi que ce soit que je connaisse. Finalement, les maux d’estomac persistant, je décide d’aller à la clinique médicale, sans rendez-vous, pour voir un médecin. Je traîne ma bouteille d’eau avec moi, seule chose que mon estomac tolère. Heureusement, je ne vomis pas.

Le docteur de garde qui me reçoit est très méticuleux. Il me pose un tas de questions, vérifie mes réflexes qu’il trouve très bons, me fait marcher en ligne droite, bref, beaucoup d’autres petits examens qui pourraient le mener sur une piste quelconque. Après une bonne vingtaine de minutes, le résultat s’avère non concluant. Le docteur m’en informe et m’avertit qu’il rédigera un rapport qu’il enverra à mon médecin de famille en lui demandant de me fixer un rendez-vous pour poursuivre des examens plus poussés afin qu’on puisse diagnostiquer mon mal. En attendant que j’obtienne mon rendez-vous, il me prescrit des anti-acides à prendre avant chaque repas. Il m’informe que, dans son rapport écrit, il suggérera à mon médecin de m’envoyer passer des radiographies qui pourraient, elles, révéler un problème de santé. Cet avis, il me promet qu’il l’acheminera le plus tôt possible à mon médecin.

Je retourne chez moi. Dans les jours et les semaines qui suivent, mes maux d’estomac diminuent grâce à la prise de pilules, ce qui me permet de manger un peu en espérant que je reprendrai les livres perdues. Cependant, sur d’autres plans, mes maux se multiplient : insomnie, acouphènes intensifiés, et surtout d’épouvantables cauchemars. Et c’est là que j’ai un “flash” : je viens de réaliser que mes symptômes s’apparentent à ceux que j’ai lus dans Internet sur les effets du CI chez un électrosensible. Avant de crier victoire quant à la cause de mes maux, je dois me rappeler que plusieurs maladies présentent des symptômes similaires. Pourtant, je sais qu’avant Noël, je me sentais parfaitement bien, et la vitesse à laquelle tous mes symptômes sont apparus me laisse à la fois perplexe et inquiète.

Je ne suis pas très avancée pour comprendre ce qui m’arrive, sauf que plus le temps passe, plus j’en viens à constater que lorsque je suis à la maison, je suis malade et lorsque je m’en éloigne, que j’ai des activités à l’extérieur, ça va mieux. Bizarre!

Les maux s’amplifient, je n’arrive plus à dormir, sauf à l’aide de benzodiazépines. J’ai mal aux jambes, je sens des picotements dans mes mains, je mange un peu mieux grâce aux pilules, mais je ne suis plus la personne d’avant les Fêtes. Mon conjoint est exaspéré par les cauchemars que j’ai pendant lesquels je crie au meurtre ce qui, on le comprendra, l’énerve et l’indispose. Et dire que j’avais mis de côté l’hypothèse que le CI m’affecterait. Je croyais que deux premières semaines passées sans que j’aie des symptômes signifiait que je n’en aurais jamais. Me serais-je trompée? Je commence à le penser.

Mon conjoint n’est pas convaincu du tout. Il accepte quand même que je puisse avoir raison sur l’origine de mon mal.

Ce jour-là, je suis inquiète, malheureuse et sans recours. Mon fils et mon copain semblent sceptiques quant à la cause de mes maux et moi je souffre beaucoup de leur indifférence.

J’ai envie de partager ma peine avec quelqu’un qui, peut-être, me comprendra mieux. Je téléphone à mon meilleur ami, certaine que, de sa part, j’aurai une écoute attentive, et je lui fais un résumé de ce qui se passe.

Lui – Je ne crois pas que tes maux viennent de ton CI. Sinon, plusieurs personnes se seraient plaintes. [C’est pourtant le cas : voir http://www.cqlpe.ca/Temoignage.htm, https://refusonslescompteurs.wordpress.com/temoignages/ et https://refusonslescompteurs.wordpress.com/temoignages/ et nos articles https://maisonsaine.ca/tag/compteurs-intelligents/.]

Moi – Je suis certaine que d’autres personnes ressentent les mêmes inconforts que moi et qu’elles n’en connaissent pas la cause. Comme c’est nouveau, c’est certain que les personnes affectées ne se diront pas: « Ce doit être à cause du compteur intelligent. » Ils vont penser que leurs malaises sont dus à bien d’autres raisons. Tu peux avoir un mal de tête, des maux d’estomac et pour certains, c’est normal. On fait appel au médecin et on lui demande de nous prescrire les médicaments qu’il faut pour guérir. Tu sais, je me suis informée et il semble que certaines personnes soient plus affectées que d’autres. Si nous n’en entendons pas parler c’est que ce n’est que depuis six mois que les CI sont installés dans les foyers au Québec [en fait le déploiement fut autorisé à la fin 2012], qu’ils ne sont pas tous placés à proximité de leur centre de vie. Le mien se trouve à environ sept pieds d’où je travaille tous les jours à mon bureau. On dit que plus l’élément pollueur est proche de toi, plus tu risques d’avoir des effets désagréables. Je ne vais tout de même pas demander à Hydro-Québec de déplacer le compteur et la boîte électrique, tant qu’à y être, surtout qu’il s’agit de celui de mon voisin! En Europe, je sais qu’on est conscient des dangers générés par les ondes. Ici, quand tu en parles à quelqu’un, c’est comme si tu leur parlais chinois.

Lui – Il me semble que tu sautes aux conclusions un peu vite. Attends d’avoir passé les examens recommandés par le médecin avant de t’en faire.

Moi – Je ne suis pas malade. Je le sais. Pour ton information, j’ai aussi lu que si on ne prenait pas des mesures nécessaires le plus tôt possible, l’électrosensibilité s’accroît avec le temps et alors on risque de rester électrosensible. Autrement dit, pour guérir il faut y voir tout de suite. C’est cela qui me rend folle. Je ne sais pas vers qui me tourner, car il semble que personne ne me croit. Je ne sais pas non plus quelles mesures prendre. Je ne suis toujours bien pas pour aller me terrer dans des campagnes reculées – j’ai lu que certains sont obligés de le faire – où les compteurs n’existent pas, du moins pas encore, ce qui signifierait un déracinement, car je serais loin de tout ce que j’aime et ceux que j’aime.

Lui – C’est la seule solution proposée?

Moi – Pour l’heure, c’est ce que je lis en tout cas. J’ai beau me renseigner autant que je peux par Internet, je n’arrive pas à voir ce que je peux faire dans l’immédiat. On parle de cages de Faraday, de vêtements spéciaux, d’analyse de nos maisons, etc. sauf que je ne sais pas qui les fait ces analyses. J’ai peur, très peur pour l’avenir.

Et me voilà en sanglots.

Lui – Va passer les examens avant de t’en faire. Ne pleure pas, ce n’est peut-être pas si pire que tu crois ce que tu as.

Moi – (récupérant un peu) Pourquoi je passerais des examens si je ne suis pas malade?

Lui – Tu sais, ce n’est peut-être pas ton CI qui te cause cela, c’est peut-être autre chose. Quant aux examens prescrits, il faut que tu les passes parce que si tu ne les passes pas, on dira que peut-être es-tu malade d’autre chose, que ce n’est sûrement pas le compteur intelligent qui te cause tous ces effets et là tu ne pourras convaincre personne que tu es en santé. Par contre, si tu les passes et que tu en ressors sans qu’on découvre ce que tu as, ce sera un point en ta faveur.

J’admets qu’il a un argument ici que je ne peux vraiment réfuter.

– Si seulement je trouvais une solution. Je ne sais pas à qui m’adresser, quelles sont les personnes compétentes dans ce domaine. J’ai beau chercher partout, je ne vois aucune référence en rapport avec l’électrosensibilité ici, à Québec. J’ai une condition sans solution, à part aller me faire examiner en France là où les électrosensibles sont reconnus et diagnostiqués. Ici, je n’ai vu aucun nom de médecin spécialisé en la matière.

Lui – Je comprends ta peur, ta peine et je vais essayer de m’informer de mon côté pour avoir plus de connaissances sur ce sujet. En attendant, sois patiente, va passer tes examens et ensuite tu aviseras.

Moi – Peut-être as-tu raison mais en attendant, comment puis-je éviter les effets néfastes de cette condition?

Lui – Je n’en sais rien. Je ne connaissais même pas cette condition avant que tu m’en parles. D’ailleurs, je doute que les CI puissent causer les effets que tu me décris.

Moi – Bon, tu ne me crois pas. Même mon conjoint est sceptique. Mon fils aussi. Je suis seule là-dedans.

Et je pleure de plus belle.

Lui – Ne dis pas cela, même si je doute fort de la relation de cause à effet dans ton cas, je vais faire l’impossible pour chercher de la documentation, je vais te revenir là-dessus et je vais t’aider dans la mesure de mes moyens.

Moi- Merci beaucoup. Pense à moi dans tes prières car je suis désespérée et inquiète.

Lui – Je n’y manquerai pas.

Les jours passent et je continue à cumuler les infos que je peux glaner dans Internet. Entretemps, je demande à mon copain s’il veut bien monter le lit simple qu’on a en bas et qu’on pourrait installer dans le salon, ce qui m’éloignerait du CI car depuis des semaines, je fais des cauchemars épouvantables et je crie tellement fort qu’il n’en peut plus. Ce sera une solution provisoire, lui dis-je, en attendant d’en trouver une autre. (Précision, notre chambre et la chambre d’invités sont au sous-sol ce qui explique que je veux MONTER le lit simple.) Il déménage donc le lit dans le salon.

Pendant ce temps, les effets continuent de s’accumuler. Cauchemars, picotements, insomnie, acouphènes et s’ajoute maintenant à cela, de l’arythmie. Je sens mon coeur accélérer et j’ai des sueurs.

Un soir, je me sens tellement mal que mon conjoint fait appel à mon fils médecin pour qu’il vienne constater mon état.

Celui-ci arrive et après m’avoir vue et questionnée, il dit que ce doit être psychologique, que sûrement je suis inquiète pour une autre raison. Il pense que ce pourrait être à propos de mon autre fils lequel m’a avoué qu’il était dépressif ces temps-ci. En plus, il trouve ridicule que je couche dans le salon. Disons qu’il est encore moins réceptif que mon ami.

Mais non, protestai-je, ce n’est pas cela. Quant à mes picotements et tout le reste, il les met sur le compte d’une dépression nerveuse. Je n’en reviens pas. Moi, je sais que ce n’est pas la cause. Il me conseille de prendre un calmant et il retourne chez lui comme si de rien n’était. Il ne m’encourage même pas, il est impassible, inflexible et convaincu qu’il a raison.

Ce manque d’empathie finit de m’anéantir. Je suis SEULE, vraiment seule, et personne ne veut ou ne peut m’aider! Mon dieu, mon dieu, que faire?

Au moins, quand je couche dans le lit simple, cela m’éloigne d’au moins 20 pieds du CI.

Après quelques jours, je réalise que cet essai ne m’a pas beaucoup aidée mais au moins je ne crie plus dans les oreilles de mon conjoint.

Je furète toujours dans l’ordi, je parle à certaines personnes pour me faire dire qu’elles n’ont jamais entendu parler de ce phénomène.

Enfin, j’obtiens un rendez-vous avec mon médecin de famille qui est d’accord pour que je passe les examens demandés par l’autre médecin. Il m’indique que l’hôpital va me téléphoner aussitôt qu’ils auront une place libre dans leur horaire bien chargé. Il me fait raconter mon histoire. Lui aussi reste dubitatif.

De mon côté, la chance va me sourire un peu. À force de chercher, je suis tombée sur une vidéo dans You Tube qui donne un truc pour que les ondes qui nous affectent et qui sont causées par le CI diminuent de 60 % quand on se munit d’un bidule que j’appellerai un capuchon destiné à couvrir le compteur. Je saurai aussi que ce capuchon n’empêche pas la lecture de la consommation effectuée par Hydro-Québec. J’écoute attentivement la vidéo et cela me semble pertinent. Selon cette vidéo, ce capuchon fait d’un grillage de métal se pose directement sur le compteur en question et diminue les ondes qui nous atteignent. Toutefois, je suis méfiante.

Je veux savoir si cette invention peut vraiment réaliser ce qu’on prétend. Mais comment?

Il y a bien mon ex qui a la formation d’ingénieur et qui pourrait sûrement m’éclairer là-dessus. Le hic c’est que je n’ai pas communiqué avec lui depuis belle lurette et je ne sais pas s’il va être réceptif car je devrai lui raconter mon histoire à lui aussi. Pourtant, l’inquiétude et la nervosité l’emportent et je décide de plonger. Je lui téléphone.

Il est chez lui, heureusement. Je lui explique ce qui m’arrive le plus succinctement que je peux faire et finalement, je lui parle de ce capuchon qui ferait, semble-t-il, des merveilles. Je lui explique comment et avec quel matériau il est fabriqué. À la suite de ma description, il me répond que si ce que je lui dis correspond à la réalité, cela devrait marcher et, effectivement, diminuer la portée des ondes que le CI émet.

Ouf! enfin, une lueur d’espoir. L’article que je veux acquérir vaut 200 $ mais je tiens absolument à me le procurer, peu importe le prix et le résultat que j’en obtiendrai.

Alors, comme mon plus jeune fils fait souvent venir des pièces par Internet, je lui téléphone pour lui confier la mission de m’en trouver un. Il appert qu’il est au courant du problème des ondes. Dès lors, il ne me pose pas trop de questions sur la pertinence de cet achat et décide de m’aider après avoir entendu mes explications et ma malheureuse expérience.

Il me rappelle dans les jours suivants pour m’informer qu’il a repéré un endroit où on peut se procurer ce capuchon, celui précisément de la vidéo. Je serais mieux, ajoute-t-il, d’acheter celui conseillé dans la vidéo car même s’il en existe d’autres modèles, ils pourraient s’avérer plus fragiles et ne pas pouvoir résister aux tempêtes de neige, à un soleil ardent ou au changement de climat, et je me retrouverais à la case départ. Je vois que mon jeune fils s’est informé et qu’il est sympathique à ma cause.

La pièce en question vient de loin, de Californie. Au prix qu’elle coûte, j’espère seulement qu’elle va être conforme à mes attentes. Enfin, on lui assure qu’elle sera livrée en dedans de deux mois. Je m’arrange avec mon fils pour le paiement et le charge d’en acheter un pour moi.

Quant à ma santé, je n’ai pas envie de prendre des pilules contre les maux d’estomac pour la vie. Il faut que je trouve des solutions. Au moins, ce dernier pas accompli me laisse entrevoir un peu de lumière au bout du tunnel.

Mon conjoint, lui, ne me suit pas complètement. Il trouve que je vais trop loin et que je suis paranoïaque. Ensuite, il me dit à brûle-pourpoint :

– Qui te dit que les voisins vont accepter que tu poses ce capuchon sur LEUR compteur?

– C’est vrai, tout à coup, lui dis-je, en réalisant que ce capuchon servira à LEUR compteur, pas au mien vu que celui-ci est un compteur non communicant. Tout à coup ils ne seraient pas d’accord. Ils reviennent de Floride en mai. Oh là là! un autre obstacle! Je veux bien leur demander la permission, mais comme ils sont en Floride, il me serait quasiment impossible de leur expliquer toute ma démarche par téléphone ainsi que les raisons de cet achat, d’autant qu’ils étaient incrédules avant leur départ.

Lui – En fait, tu risques de les choquer si on l’installe. Et pourquoi payer 200 $ pour un bidule que nous ne sommes même pas certains qu’il pourra faire une différence.

Moi – Écoute! je prends le risque. Je ne peux attendre encore trois mois. Je leur dirai à leur retour. Je veux que mon état s’améliore. S’ils sont mécontents, on le retirera tout simplement.

Lui – Bon, c’est toi qui décides. Toutefois, je n’approuve pas ton choix de l’installer sans leur consentement.

Moi – Voyons donc! Je ne crois pas qu’ils aillent vérifier leur compteur dès leur arrivée et d’ailleurs, quand ils seront revenus, j’irai leur parler et ce sera plus facile de m’expliquer en face à face.

La conversation s’arrête là bien qu’au fond de moi, une vague inquiétude m’envahit. Et si mes voisins ne comprenaient ma situation et se fâchaient vraiment?

Je fais une pause dans le temps pour vous dire qu’étant donné que je garde un agenda et que j’y ai compilé presque toutes les fois où j’ai été malade, je peux vous affirmer que dans la dernière semaine de janvier, deux semaines seulement après l’installation du compteur intelligent chez mes voisins, j’ai eu trois fois mal à la tête la semaine du 25 janvier et la nuit, des nausées. Et ce scénario s’est poursuivi tout le mois de février. Alternaient maux de tête, nausées, maux de coeur, insomnie (je prenais des Xanax), crises de panique, fourmillement dans les jambes.

Le capuchon destiné au compteur intelligent me fut livré la dernière semaine de février et c’est mon copain qui l’installa. Mon copain redescend le lit simple, je partage alors le lit double avec lui. À la suite de l’installation du capuchon, mes maux diminuent de façon assez marquée pour que je puisse espérer un avenir potable. Mais voyez ce qui arrive…

Mon copain, pensant que le capuchon n’exerçait qu’un effet placebo sur mon mal, décide de l’enlever à mon insu. Le 12, trois jours après la suppression du capuchon, mes malaises s’intensifient : maux d’estomac, frilosité, rougeur faciale, bouche amère. Le lendemain soir, pression dans les yeux et mauvaise nuit. Devant cette recrudescence de mes maux, mon copain m’avoue son subterfuge. Cette révélation qui me choque au départ, en y pensant, je la salue positivement puisque cet épisode prouve que je fais vraiment une réaction à ce maudit compteur. Il remet le capuchon sur le compteur.

Quelques semaines se passent sans que je sois trop incommodée par mes bobos multiples qui ont diminué de moitié depuis la pose du capuchon.

J’obtiens un rendez-vous pour une Tomographie axiale calculée par ordinateur (TACO) le 11 mars auquel je me présenterai. Ce test ne révélera rien de nouveau. Disons qu’avec les pilules pour l’estomac, les somnifères pour le sommeil, je m’en tire assez bien sauf que, comme dit précédemment, je n’ai pas l’intention de vivre sur les pilules toute ma vie. Une nouvelle fois, je me crois sur la voie de la guérison. Mon médecin a lui aussi douté de ce que je disais. Sans nier la chose, il s’est tenu à l’écart de tout commentaire qui rejoindrait mon évaluation. Il attend la fin des examens.

Mon conjoint craint tellement la réaction de nos voisins par rapport au capuchon (qu’on appelle aujourd’hui bouclier), vu qu’il est placé sur LEUR compteur, qu’il décide de l’enlever de nouveau et cette fois, il m’en informe.  Nous sommes alors le 6 avril et cela fait 8 semaines que je prends des pilules. Le 7, je passe une gastroscopie (foie, pancréas, estomac) recommandée par le premier médecin qui m’a vue. Cet examen sera aussi négatif que le premier. Tout est en bon ordre mais je vous fais part de mon entrevue avec le gastroentérologue.

Après une demi-heure assise dans la salle d’attente, le docteur vient me chercher. Ce jour-là, je suis la dernière patiente à passer dans son bureau.

Les salutations d’usage ayant eu lieu :

– Madame, vous êtes chanceuse, vous n’avez ABSOLUMENT rien! Le foie, le pancréas, l’estomac, tout est parfait.

– …

– Madame, je vous dis que vous n’avez rien et c’est la seule réaction que vous avez?

Et il s’emballe :

– Vous savez, je diagnostique des dizaines de cas positifs par mois et vous, qui n’avez rien, ne semblez pas contente de ce que je vous apprends.

Parenthèse ici : Dans mon esprit, je me dis: alors si je n’ai rien, je ne pourrai pas guérir de mes symptômes puisque je n’en connais pas la cause. Le doc devant moi ne connaît rien de l’historique de ce que je vis, il ne peut donc savoir que dans mon cas, aujourd’hui. Il n’y a pas qu’un côté positif à cette nouvelle, il en existe aussi un côté négatif.

Et il me dit sèchement: « Vous pouvez retourner chez vous, c’est tout. »

Et là, je sens dans sa voix qu’il pense: « Encore une qui se croit malade. Vraiment, je n’ai pas de temps à perdre avec ça. »

Voulez-vous savoir la suite? Cela faisait quinze ans que je n’avais pas eu la grippe. Eh bien, je l’attrape, doublée en plus d’une sinusite aiguë laquelle me ramène chez mon médecin de famille. C’était la première fois que j’avais une sinusite dans ma vie. Je n’en suis pas autrement étonnée. Mauvaises nuits, manque de sommeil, inquiétudes, stress, j’avais tout ce qu’il fallait pour attraper quelque chose. Nous sommes au début de mai. Maintenant, je dois prendre des antibiotiques en plus de mes autres médicaments.

Je continue de lire dans l’Internet des articles et des témoignages de personnes qui souffrent, comme moi, d’électrosensibilité. J’y apprends que les cellulaires, par exemple, ne sont pas inoffensifs. Si on ne les tient pas éloignés du corps, ils pourraient générer un cancer. Que d’autres personnes souffrent, étonnamment, des mêmes symptômes que moi, soit insomnie, cauchemars (quand j’arrive à dormir), maux d’estomac, étourdissements, palpitations, etc. Si cela me console, je réalise que peu de gens sont informés de ce fait et ceux qui le sont, comme l’est mon fils médecin, croient que nos maux sont dus à une autre pathologie.

Mais revenons en arrière. Mon conjoint a fini par remettre le capuchon (qu’on appelle aujourd’hui bouclier) sur le compteur intelligent en place faute de pouvoir tirer une conclusion. Ce qui est consolant dans cette histoire, c’est que nos voisins, revenus de Floride et à qui je confie avoir placé le bouclier sans leur en avoir parlé, ne semblent pas s’en offusquer. Ils verront si Hydro-Québec s’en plaint et sinon, ils l’acceptent! Petite victoire!

Nous sommes fin mai 2015. J’arrête les comprimés prescrits pour contrer mes maux d’estomac. Autrement dit, je fais un test. Je me croise les doigts. Hélas! quinze jours après, mes maux de coeur récidivent. Je me vois dans l’obligation de reprendre mes pilules. Ensuite mes cauchemars reviennent. Peu à peu, je souffre d’insomnie et je ressens souvent des picotements dans les jambes et les mains. Dans les semaines qui suivent, ces symptômes se répètent, et s’y ajoutent de la pression dans les yeux et l’insomnie qui s’invite elle aussi. Nous remontons le lit simple en haut afin de m’éloigner du compteur. Mes symptômes ne diminuent pas beaucoup. De toute évidence, je suis encore électrosensible et il y a d’autres sources d’ondes autour de moi.

Finalement, je décide qu’il faut que je m’éloigne du CI pour savoir si c’est vraiment lui qui me cause tous ces maux. Mais quand je dis, m’éloigner, je veux dire m’éloigner!

D’un commun accord mon conjoint et moi décidons d’aller dans un endroit où les compteurs ne sont pas encore installés pour y passer quelques semaines. On s’informe auprès des personnes qui pourraient nous conseiller. Mon ami consulte ses connaissances qui possèdent un chalet, de mon côté je m’informe à ma belle-soeur qui a en a un à Ste-Luce près de Rimouski et nous obtenons des réponses semblables, à savoir que déjà les CI y sont installés. J’ai une idée. Je téléphone à une dame de Trois-Pistoles de laquelle j’ai déjà loué un chalet il y a quelques années. Mon but est de m’informer, à savoir si les CI sont posés là-bas. « Pas à ce que je sache, me répond-elle, mais je vais vérifier pour m’en assurer. » Il faut savoir que cette dame ne demeure pas à son chalet mais en banlieue.

Après quelques jours d’attente, elle me rappelle et sa réponse est rassurante. Il n’y a aucun compteur intelligent d’installé. Je m’empresse de lui demander quels jours sont libres pour qu’on puisse louer son chalet. Il est libre du 17 au 22 août. Je lui confirme notre présence.

Entretemps, mes symptômes persistent. Quelques jours avant notre départ, croyez-le ou non, je reçois un téléphone de ma locatrice qui m’informe qu’Hydro-Québec a posé ses CI hier. Je suis dévastée.

Qu’allons-nous faire ? Nous ne pouvons annuler notre voyage comme cela. Je tente ma chance et rappelle ma locatrice pour lui expliquer mon problème. Je voudrais couper le voyage d’une semaine. Notre locatrice, très généreuse, accepte qu’on raccourcisse notre voyage sans frais. Nous avions loué pour deux semaines. Nous décidons donc d’aller à son chalet, sur le bord du fleuve St-Laurent. En fait, l’exposition aux ondes pourrait être pire que chez nous mais nous serons en vacances au moins, une occasion de se reposer. Faire le voyage pourra nous changer les idées et de cela, nous avons le plus grand besoin.

Là-bas, il fait vraiment beau. On peut marcher, visiter, piqueniquer, se promener sur le bord de l’eau. Mais arrêtons ici ces épithètes élogieuses pour souligner qu’en réalité, mes symptômes persistent. Heureusement, mes médicaments m’ont suivie!

À notre retour, je me suis souvenue que j’avais écouté deux entrevues, l’une avec le professeur de médecine Paul Héroux et l’autre avec Jocelyne Breton de Lévis Refuse (celle-ci à MATV, avec Luc Forbeaux) où on parlait de différentes municipalités qui avaient l’intention de refuser les CI dans leur patelin. J’aurais bien aimé pouvoir m’entretenir avec madame Breton, me disant qu’elle pourrait peut-être m’indiquer des mesures à prendre pour me protéger des ondes. Sauf que je n’avais que son nom, et je n’arrivais pas à trouver son numéro de téléphone dans le bottin.

Après plusieurs essais infructueux, je prends donc la décision de téléphoner au poste qui avait diffusé l’émission où elle était interviewée, et on me dit qu’il leur était impossible de me donner son numéro de téléphone, question de confidentialité. Finalement, je demande qu’on transmette à madame Breton MON numéro de téléphone pour qu’elle puisse communiquer avec moi. On accepte. Je me croise les doigts : acceptera-t-elle d’appeler une inconnue?

Quelques jours après je reçois le téléphone de cette dame et croyez-le ou non, j’ai frappé à la bonne porte. Nous avons parlé pendant plus d’une heure (je ne suis pas la première à avoir recours à ses conseils), elle me donne le nom de M. Stéphane Bélainsky de la firme 3E, expert en hygiène électromagnétique qui détecte les diverses ondes nocives et fournit aussi des appareils de mesure et des solutions d’atténuation. Ce monsieur serait, selon elle, LA source compétente au Québec en ce qui a trait aux protections contre les ondes. Après presque un an de recherche, j’ai enfin une source.

Je n’ai pas tardé à téléphoner à ce monsieur qui, me dit-il, vient à Québec de temps en temps pour aider des gens comme moi en leur apportant des solutions pratiques aux problèmes causés par les CEM.

Pour moi, c’est un miracle qui vient de se produire. Le rendez-vous avec M. Bélainsky aura lieu le 10 septembre, date où il viendra à Québec la prochaine fois. Cet arrangement est conclu, après qu’il m’ait averti que je devrai débourser dans les trois chiffres pour obtenir ses services, à savoir : faire le tour de la maison avec un appareil détecteur d’ondes servant à lui indiquer les endroits stratégiques qui émettent des ondes en grande quantité et pour lesquels il m’offrira une solution de protection.

Étonnée par ce gros montant, je ne discute pourtant pas, ayant tellement besoin de ses services.

Le 10, jour J, est arrivé. M. Bélainsky restera quatre ou cinq heures (je ne me souviens plus exactement) et je vais essayer d’énumérer ici, les conseils qu’il me donne après une inspection poussée de tous les recoins de notre demeure.

Première chose capitale, après avoir identifié les murs où les ondes sont les plus fortes, il nous conseille fortement d’acheter une peinture spéciale, entièrement noire, la YSHIELD. Électroconductrice, cette peinture acrylique « A+ » au carbone bloque le rayonnement de hautes fréquences et les champs électriques basses fréquences et doit être mise à la terre. Nous pourrons ensuite appliquer deux couches de peinture de finition pour cacher le noir. Il faut tout peinturer, pas seulement les murs indiqués mais aussi les portes, les cadres de fenêtre, bref, un blocage complet! Il faut aussi installer des rubans collés au mur pour pouvoir faire la mise à la terre, en fait, bien d’autres gugusses que M. Bélainsky expliquera à mon conjoint afin que nous obtenions une protection maximale.

En parlant longuement avec M. Bélainsky, celui-ci nous indique d’autres mesures à prendre pour minimiser mon exposition aux CEM, moins coûteuses celles-là, à savoir:

– enlever les fluos et les remplacer par des ampoules à incandescence ou des DEL

– enlever les gradateurs (rhéostats ou « dimmers »)

– blinder certains fils et câbles électriques 

– éloigner mon modem câblé (sans Wi-Fi) de mon moniteur

– changer les barres de tension en plastique de mes appareils pour me procurer celles qui sont en métal qui devront être blindées avec du ruban noir 

– débrancher mes appareils (grille-pain, cafetière) quand j’ai fini de m’en servir

– engager un électricien pour corriger les mises à la terre problématiques 

– ne pas avoir de fils électriques près du lit (maintenant, quand nous voulons nous lever la nuit, nous nous éclairons au moyen d’une lampe de poche)

– évidemment, pas de four micro-ondes

– éviter de se servir du cellulaire dans la voiture (espace métallique réfléchit les ondes sur les passagers) 
Précision de M. Bélainsky : « Je déconseille toujours les cellulaires, surtout aux personnes sensibles. La majorité des électrosensibles que je sers possède un cellulaire, car ils sont en mouvement. Mon travail devient alors d’informer sur les expositions qu’ils doivent tolérer et d’enseigner comment minimiser ces mêmes expositions. Un cellulaire sous tension, même avec les antennes désactivées, va émettre un petit nuage d’électrosmog (électricité sale) pouvant être ressenti sur une distance de plus de 1 mètre par des personnes sensibles… Comme d’autres dispositifs électroniques. »

– surtout n’utiliser aucun appareil de télécommunication sans fil, par exemple téléphone et ordi ainsi que tous les gadgets modernes

Il se réjouit de constater qu’il n’y a aucun métal dans mon sommier ni dans la charpente de notre lit. Il est aussi heureux de voir que je n’ai pas de téléviseur intelligent, ni de Wi-Fi. J’ouvre une parenthèse pour dire que mon voisin, qui utilise le Wi-Fi, refusera de le fermer pendant qu’il séjournera en Floride cet hiver pour l’unique raison que ses petits-enfants vont s’en servir à l’occasion. Devant ma demande, quand je lui dirai que les ondes traversent les murs et m’affectent, il rira de moi en disant: « Ben, voyons, c’est impossible, les ondes ne peuvent pas traverser les murs! », ce qui est évidemment faux.

Voilà le genre de commentaire que l’on peut s’attendre à recevoir quand on est électrosensible. Quand tu oses en parler, d’aucuns te regardent comme si tu n’étais pas tout à fait normal, et dans leurs mimiques on peut voir qu’ils nous pensent dérangés ou “déjantés”!

C’est avec espoir que nous ne tarderons pas à effectuer tous ces changements après le départ de M. Bélainsky. Le 2 octobre, mon conjoint a fini de poser la peinture. Les autres changements s’ensuivront graduellement.

Ma santé va s’améliorer un peu mais pas à ma satisfaction. Je ressens encore une grande fatigue, de la pression dans mes yeux, je suis obligée de reprendre des pilules au besoin quand le mal de coeur me prend. J’ai encore la bouche amère et je dors parfois en haut dans le petit lit que nous passons notre temps à déplacer de bas en haut. Par contre, je ressens plus rarement les picotements dans les mains. À chaque nouvelle étape de mesures que nous appliquons, mes symptômes diminueront. Ce n’est pas parfait, mais c’est encourageant.

M. Bélainsky reviendra encore parce que je ne suis pas entièrement guérie. Et je devrai prendre des mesures plus poussées cette fois. 

Par exemple :

– Mon conjoint devra fabriquer des panneaux d’aluminium (quand les ondes frappent ces panneaux, elles rebondissent vers l’extérieur et ne pénètrent pas dans la maison) pour couvrir les fenêtres la nuit. Ceux-là seront placés dans les fenêtres des deux chambres.

– J’achèterai un voile spécial vendu au mètre linéaire pour couvrir la fenêtre du bureau où je travaille longtemps.

            Description : Tissu de protection contre les radiofréquences et micro-ondes. Protège des émissions des tours cellulaires, téléphones sans fil, internet sans fil et autres technologies sans fil. Le Voile 300 protège des ondes électromagnétiques à fréquences extrêmes, émanant en particulier des rayonnements des portables, des antennes des portables et des connexions Wi-Fi, etc. Ce rideau translucide (ou transparent) est tissé avec des fils de cuivre argentés sur la chaîne et sur la trame. Ces fils spéciaux et coûteux gardent leur fonction même après plusieurs lavages; les détergents alcalins avec un PH de 7-10 ne détruisent ni la protection ni le tissu. Écran : ~ 41 dB (99,99%) protection idéale entre 400 MHz et 5 GHz Atténuation certfiée par le Prof. Dipl.-Ing. P. Pauli de l’University of the German Federal Armed Forces, à Munich, selon les normes MIL-STD 285 et IEEE 299-1997. Il s‘agit d‘un voile souple et fluide, transparent, au toucher agréable. Il peut être utilisé pour la confection de rideaux et de baldaquins; également comme doublure de vêtement. Tissu: Voile Polyester 83 % / métal 17 % Poids: 65,5 g/qm.  Largeur : 300 cm. Tissu déjà appesanti d‘un coté. Couleur : écru et blanc. Options disponible : 1 mètre et demi-mètre (50cm).

De plus:

– Nous fermerons tous les circuits qui ne servent pas la nuit  

– Je garderai tout avec fil (pas de sans fil)

– Pas de tablette  

– Un cellulaire, oui, mais le mettre en mode avion quand je ne m’en sers pas et ne pas le porter sur moi

– Remplacer mes lampes de chevet par des lampes de poche

– Ne plus utiliser d’ampoules halogènes, me contenter d’incandescentes et de DEL mais pour ces dernières, pas n’importe lesquelles.

Toure cette mésaventure me coûtera 7 000 $!

Voici d’autres mesures que j’ai appliquées, glanées ailleurs :

– Manger santé

– Utiliser des produits nettoyants et de soins corporels naturels

– Ne pas utiliser de pesticides

– Dormir dans l’obscurité la plus complète possible

Après avoir appliqué toutes ces mesures, je finis par réussir à renverser la vapeur et un an après ma première crise qui se situait fin janvier 2015, je ne suis plus malade. Je ne prends plus de comprimés pour l’estomac car je n’ai plus mal à l’estomac, je ne fais plus d’insomnie ni de cauchemars et tous les autres symptômes ont disparu peu à peu.

Si je m’expose longtemps, ce qui m’arrive quand je ne suis pas chez moi, par exemple, il y a des tas de fluos dans certains magasins, il y a des gens qui utilisent leur téléphone cellulaire ou leurs tablettes autour de moi, il y a aussi beaucoup d’ampoules DEL, je pourrais ressentir quelques-uns des malaises énumérés plus haut, mais je ne pourrais pas jurer que ces malaises sont dus à mon électrosensibilité.

Ce qui est dommage, c’est que tous les électrosensibles n’éprouvent pas les mêmes symptômes, ce qui rend les gens dubitatifs par rapport à notre état. Par exemple, moi, je n’ai jamais de maux de tête constants, ce que d’autres éprouvent. Pas de vertiges non plus alors que d’autres en ont. Devant le manque de ressemblance entre les symptômes ressentis par chaque individu, on nous accuse de divaguer.

De plus en plus, on parle de cette “maladie”. On compare sa survenue à celles causées par la cigarette, l’amiante ou le plomb qui ont causé beaucoup de dommages avant que l’on découvre que leurs fabricants avaient toujours connu – mais nié – leur degré de dangerosité. Actuellement, les milieux de santé commencent à être sensibilisés à ce nouveau danger. On sait que les micro-ondes proviennent de partout, que le cellulaire utilisé de façon prolongée peut causer un cancer du cerveau mortel, le gliome. Ce cancer survient du côté de la tête où l’utilisateur tient le plus souvent son appareil. On enlève les Wi-Fi des écoles parce que les enfants sont malades et ceux qui “bénéficient” déjà de la 5G éprouvent des maux de tête, de l’insomnie, de l’acouphène, entre autres symptômes. Autant que possible, il faut s’éloigner des antennes mais si tu vis à proximité d’une antenne, si tu ne peux pas blinder ton habitation, tu dois partir même si déménager coûte cher.

Pour finir, ce qui n’a rien d’encourageant, la 5G qu’on veut installer partout sur la planète présente le plus grand danger auquel les humains auront à faire face. Informez-vous par Internet, sur You Tube où plusieurs vidéos en démontrent la puissance, pour connaître toutes les conséquences de son installation, non seulement du point de vue santé mais aussi du point de vue CONTRÔLE de votre vie. Consultez le nouveau site https://stopponsla5g.ca et son site parent http://www.cqlpe.ca qui publie régulièrement des articles de partout dans le monde sur l’évolution du dossier des CEM.

Aujourd’hui, en 2019, je me sens très bien. Si je me remettais dans des conditions premières, serais-je de nouveau malade? Je ne sais pas et je n’essaierai pas!

Pour en savoir davantage visionner cette conférence du physicien Paul Héroux et naviguer sur https://electrosensibilitequebec.com

 

 

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4 Responses

  1. CHARLOTTE THEBERGE

    LES MÉDECINS NE CROIENT PAS CE QUE JE LEUR DIT CAR LEURS EXAMENS SORTENT NORMAUX J’ai les mêmes malaises que vous et sous mon apparement il y a 12 téléphones intelligents et 2 transformateurs.

    1. André Fauteux

      Hélas! Les médecins québécois ne sont pas formés pour soigner ce genre de maladie. Si vous saviez comme je vous comprends. J’espère que vous dénicherez un médecin ou un naturopathe qui aura la compétence voulue pour vous soulager.
      En attendant, vous pouvez, comme je l’ai fait, prendre quelques mesures d’atténuation parmi celles qui sont mentionnées dans mon témoignage.
      Une sympatisante

  2. Jean-Noël ANTOINE

    Bonjour,
    J’ai lu avec beaucoup d’attention le témoignage de madame atteinte d’hyperélectrosensibilité (HES).
    Merci, car il est difficile de témoigner lorsque son entourage est sourd à la raison du mal-être.
    Je suis en France, électricien spécialisé dans la lutte contre les ondes et l’éducation à l’hygiène électromagnétique. C’est un long combat et les personnes qui souffrent de HES sont dans une attente tellement forte qu’il convient d’avoir une approche très prudente et de tenter d’avoir dans son environnement proche une personne référente non souffrante de ces maux. C’est fondamental pour avancer dans la compréhension et la mise en place de solutions. Il faut avoir à l’esprit la notion d’atténuation (les ondes sont atténuées, jamais complétement arrêtées) et d’équilibre dans la globalité de ses conso-actes. les ondes sont hors de nos sens habituels et il est compliqué de les concevoir tant que l’on ne les a pas ressentis ou matérialisés par des mesures avec les mesureurs de CEM. A tous , belle journée et santé.

    1. André Fauteux

      En effet, le soutien de l’entourage est essentiel. Non seulement faut-il réduire son exposition, au besoin en se blindant en plus d’éviter les sources le plus possible, mais il faut aussi hausser l’énergie du corps et du mental par de saines habitudes de vie et des pensées de guérison.
      L’oncologue parisien Dominique Belpomme (http://ehs-mcs.org/fr/liens-utiles_47.html) distingue ce qu’il nomme Syndrome d’intolérance (impliquant une perte de tolérance) aux CEM de l’hypersensibilité (capacité innée de ressentir les ondes) qui est très rare.
      Voir https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/electrosmog/lintolerance-aux-ondes-est-souvent-confondue-avec-lelectrohypersensibilite.html et
      https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/quand-le-vase-deborde-lintolerance-aux-ondes.html
      Salutations cordiales, Jean-Noël

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