Les Canadiens entretiennent mal leur échangeur d’air

VRC et puits canadien Paul Focus.

Bien des Canadiens comprennent mal le fonctionnement des ventilateurs récupérateurs de chaleur (VRC). Ceux-ci sont d’ailleurs souvent mal installés et mal entretenus. Il y a 15 ans, une étude réalisée pour la Société canadienne d’hypothèques et de logement faisait état de ces problèmes que l’on constate encore souvent dans bien des maisons.

• Chez 77 % des gens qui disaient bien comprendre leur VRC, 55 % des systèmes étaient déséquilibrés. Par exemple, dans 17 % des 60 maisons inspectées, la sortie d’air vicié était plus forte de plus de 35 % que l’amenée d’air. Résultat: des appareils de combustion non scellée pouvaient déverser leurs gaz toxiques dans la maison.
• Chez 26 % des gens qui se plaignaient de problèmes de qualité d’air intérieur, 62 % des systèmes étaient déséquilibrés et 56 % avaient des filtres et des noyaux de récupération de chaleur sales.
• Sur 81 % des gens qui disaient entretenir régulièrement leur appareil, 42 % avaient des filtres et des noyaux sales et 17 % des amenées d’air étaient bloquées.
• Chez 68 % des gens qui di-saient ne pas avoir lu le manuel d’instructions, seulement 17 % des VRC fonctionnaient aux taux de ventilation recommandés pour une bonne qualité d’air.

Autres découvertes
• 7 % des VRC inspectés ne fonctionnaient pas (par exemple, le moteur d’amenée d’air était brûlé mais les propriétaires ne le soupçonnaient pas car ils entendaient celui d’évacuation).
• Dans les installations simples sur les fournaises, l’usage excessif de conduits flexibles réduisait le flux d’air de 30 à 40 % sous le flux désiré.
• Seulement un tiers des appareils avaient une basse vitesse 60 % plus lente que la haute vitesse, ce qui explique pourquoi l’air intérieur était trop sec.
• Un système sur quatre était doté d’une prise d’air trop rapprochée (moins de six pieds) d’une sortie d’air vicié, ce qui contaminait la maison.
• Seulement la moitié des VRC avaient des conduits bien installés sur le côté froid: souvent, l’isolant mural était comprimé et le pare-vapeur était mal scellé.

Autant de raisons pourquoi les consommateurs devraient ne faire affaire qu’avec des installateurs accrédités par le programme Novoclimat.

Par ailleurs, les vendeurs de VRC devraient prendre leurs responsabilités et offrir un meilleur service au consommateur, concluaient les auteurs de l’étude. Une inspection annuelle de ces systèmes n’est pas un luxe.

Pour plus de détails :
Field Survey of Heat Recovery Ventilation Systems, de Buchan, Lawton, Parent Ltd.

Conseils pour l’achat, l’installation et l’entretien des échangeurs d’air : https://maisonsaine.ca/sante-et-securite/conseils-achat-installation-entretien-echangeurs-air.html

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1 Response

  1. Ceci est l’une des raisons pour laquelle, il faut faire l’inspection de votre système de ventilation annuellement. Les machines sont bien efficaces, mais ils restent ainsi seulement s’ils sont bien entretenus. Cela veut dire, le replacement des filtres, l’inspection du climatiseur et de chauffeur, ainsi que l’entre, la sortie de l’air et l’échangeur lui-même.

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