Une vitrine nationale pour les innovations technologiques

Le Centre canadien des technologies résidentielles est un nouveau concept unique de soutien à l’innovation. Il s’agit d’un laboratoire et banc d’essai pour des produits et techniques de construction écologiques novateurs, de même qu’une vitrine permettant d’accéder au marché international hautement compétitif.

Le Centre permet au Canada de maintenir son rôle de leader dans des champs tels que l’abordabilité, la durabilité, l’efficacité énergétique, la qualité de l’air et l’automatisation des maisons. Situé sur le campus du Conseil national de recherches du Canada, à Ottawa, le Centre est le fruit d’un partenariat entre le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), et deux directions de Ressources naturelles Canada (RNCan): le Centre de la technologie de l’énergie de CANMET et le Groupe interministériel de recherche et d’exploitation énergétiques.

Deux Maisons R-2000 expérimentales
Le Centre canadien des technologies résidentielles comporte deux maisons expérimentales – l’une servant de maisons-témoin et l’autre, de laboratoire d’essais – ainsi qu’un centre d’information et de démonstration appelé Infocentre. Ces trois bâtiments ont été conçus et construits par la société Minto Developments Inc. d’Ottawa, le principal constructeur de Maisons R-2000 au pays.

Situées l’une à côté de l’autre, les deux maisons expérimentales sont identiques par leur orientation, leur taille et leurs caractéristiques de construction. Partant du principe que la maison est un système dont tous les sous-systèmes interagissent, elles sont construites selon les spécifications R-2000 et elles respectent les principes de construction des maisons saines. Les caractéristiques de chaque maison peuvent être modifiées: abaissées dans la maison-témoin et rehaussées dans celui du laboratoire d’essai. Par exemple, on peut changer les fenêtres, le système de chauffage, les gaines de distribution ou les dispositifs de régulation, afin d’évaluer l’impact de ces changements sur la performance globale de la maison.

Chaque maison contient des dispositifs automatisés permettant de simuler l’occupation humaine, ainsi que du matériel informatique sophistiqué servant à recueillir des données. Les coûts de construction et d’exploitation, la consommation d’énergie, les déchets de construction, le niveau de confort et la qualité de l’air y sont scrutés à la loupe.

L’Infocentre est constitué d’une maison en rangée comportant trois unités adaptables: deux ont été combinées pour y aménager des bureaux, des salles de réunions et une aire d’exposition, tandis que la troisième, entièrement meublée, sert à démontrer le concept Bâti-Flex. Primé lors d’un concours national de la SCHL, ce modèle de maison évolutive illustre comment on peut adapter, convertir ou agrandir la maison selon les besoins des occupants.

Plusieurs concepts et technologies à l’essai
Le sous-sol de l’Infocentre met en valeur trois technologies innovatrices en matière d’utilisation du béton: les murs intérieurs sont à forte teneur en cendres volantes recyclées de centrales au charbon et, premières mondiales, les murs extérieurs sont en béton autonivellant et le plancher est constitué de béton conducteur (chauffant), une invention du CNRC.

D’autres maisons expérimentales seront aussi construites sur quatre terrains adjacents afin de démontrer diverses techniques et technologies novatrices, tels les coffrages de béton isolants ou une maison super-écologique faisant appel aux énergies renouvelables. Plusieurs projets de recherche, en collaboration avec l’industrie, les organismes d’homologation et des laboratoires gouvernementaux de plusieurs pays, sont déjà en cours d’élaboration. L’un d’eux est axé sur un système mécanique intégrant à la fois le chauffage, la climatisation, la ventilation, la production d’eau chaude et la distribution de l’air efficaces.

Créer un environnement plus sain
Le secteur de la construction résidentielle consomme près de 19 % de toute l’énergie utilisée au Canada et il est responsable de 14 % des émissions de CO2. RNCan estime que grâce à la mise au point et à l’acceptation de nouvelles technologies, on pourrait accroître de 50 % la performance énergétique des bâtiments neufs ou existants. Le Centre canadien des technologies résidentielles devrait jouer un rôle important en aidant le Canada à respecter son engagement international à réduire l’impact de ses activités sur le changement climatique.

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