La liste rouge des ingrédients toxiques

 ILBI CopieLe Living Building Challenge, un des programmes de certification les plus stricts en matière de construction saine, autosuffisante et écologique, propose une liste rouge de substances à bannir car ce sont les plus polluantes qui peuvent se retrouver dans un immeuble. Afin de préserver la santé des occupants et de la planète, ce programme refuse de certifier les immeubles qui contiennent les matières suivantes – tant dans la construction que dans l’aménagement final. Téléchargez ici la liste complète des diverses formulations chimiques pour les reconnaître :

• les alkyphénols, une large gamme de perturbateurs endocriniens utilisés dans plusieurs produits, dont les fragrances, les finis, les nettoyants et les thermoplastiques;

• l’amiante, une fibre isolante et ignifugeante cancérogène;

• les biphényles polychlorés (BPC) ne sont plus fabriqués depuis les années 1970 mais ils sont très persistants dans l’environnement. Cancérogènes chez les animaux et probablement cancérogènes chez les humains, ces isolants, réfrigérants et lubrifiants se retrouvent dans les vieux transformateurs électriques ainsi que les sols industriels et des dépotoirs;

• le bisphénol A (BPA) est utilisé pour fabriquer le plastique de polycarbonate (bouteilles, DVD, lunettes et serres) et les résines d’époxy (boîtes de conserve, plomberie, reçus de caisse, etc.); les études indiquent qu’il a des impacts potentiels sur le cerveau, le comportement et les glandes prostatiques des enfants;

• le cadmium, un métal lourd très toxique utilisé notamment dans les piles rechargeables et les peintures;

• le chlorobenzène est surtout utilisé comme solvant dégraissant industriel et semble causer des dommages hépatiques, neurologiques, rénaux et respiratoires;

• les chlorofluorocarbures (CFC), gaz utilisés dans la réfrigération, les aérosols, la climatisation et les mousses isolantes; interdits en 1996 car ils détruisaient la couche d’ozone, on les retrouve encore dans certains vieux frigos et climatiseurs;  

ILBI• le chrome VI (hexavalent) est une substance cancérogène pouvant causer une foule de symptômes chez les ouvriers d’usines de placage de métaux, d’acier inoxydable, de finis protecteurs, de peintures anticorrosives, de pigments et de teintures de textiles;

• les composés organiques volatils (COV) sont des produits chimiques utilisés dans les peintures, adhésifs et autres finis liquides qui s’évaporent dans l’air et peuvent causer divers problèmes de santé (cancer, maladies respiratoires, etc.);

• les composés perfluorés sont utilisés dans divers produits antitaches, antiadhésifs et imperméabilisants qui perturbent les systèmes endocrinien (hormonal) et immunitaire en plus d’endommager le foie et le pancréas et de causer des problèmes de développement;

• les engrais et pesticides pétrochimiques sont liés à divers problèmes de santé et environnementaux et peuvent être remplacés par des produits et méthodes naturels;

• le formaldéhyde, gaz irritant et cancérogène émis par les résines urée-formol utilisées pour coller certains produits de bois d’aggloméré;

• les hydrochlorofluorocarbures (HCFC) ont remplacé les CFC mais sont de puissants gaz à effet de serre;

• le mercure, métal lourd neurotoxique présent notamment dans l’éclairage fluorescent (compact ou en tube), les thermomètres et les vieux thermostats;

• le néoprène, un caoutchouc synthétique utilisé pour fabriquer des coupe-froids et fabriqué avec le polychloroprène, un liquide cancérogène, persistant et bioaccumulateur;

• les paraffines chlorées à chaîne courte sont utilisées comme lubrifiants et réfrigérants dans l’industrie du métal et comme plastifiants et retardateurs de flamme dans les plastiques tel le PVC; ces produits très persistants et bioaccumulateurs peuvent endommager le système endocrinien, le foie et les reins et causer des cancers;

• le plomb, métal lourd neurotoxique utilisé dans les piles, retiré des peintures en 1978 mais encore présent dans les vieux tuyaux et robinets ainsi que des produits importés comme certains stores de vinyle;

• le polyéthylène chloré (CPE), un plastique rigide ignifuge, et le polyéthylène chlorosulfoné (CSM), un caoutchouc utilisé notamment dans les toitures;

• les retardateurs de flamme halogénés, substances soupçonnées cancérogènes progressivement retirées des isolants, textiles, mousses de rembourrage, etc.;

• les phtalates sont des perturbateurs hormonaux qui servent de plastifiants utilisés pour assouplir le vinyle flexible (rideaux de douche, tuiles de plancher, jouets, etc.);

• le polychlorure de vinyle (PCV ou PVC) est le plus polluant des plastiques et se retrouve dans une foule de produits, dont les couvre-planchers, les stores, la tuyauterie et les fenêtres;

• les traitements pour bois à base de créosote, d’arsenic ou de pentachlorophénol sont interdits dans le marché résidentiel mais constituent des déchets dangereux qui peuvent se retrouver parmi le bois récupéré (traverses de chemin de fer, poteaux de téléphone, vieux patios, etc.).

En collaboration avec Louise A. Legault

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