Dr Pierre Auger, spécialiste en médecine du travail et expert en moisissures.

Dr Pierre Auger, spécialiste en médecine du travail et expert en moisissures depuis plusieurs années.

Nous ne sommes pas tous nés égaux face aux moisissures. En effet, chaque organisme y est plus ou moins sensible et réagit différemment selon certains facteurs génétiques. Mais divers autres facteurs influent sur l’impact de ces champignons microscopiques, dont notre état de santé, notre degré d’exposition et le type de moisissures en présence.

« Un milieu intérieur contaminé par les moisissures constitue un risque pour la santé des occupants qui y sont exposés, particulièrement pour les personnes vulnérables » comme celles souffrant de certaines atteintes respiratoires, les nourrissons et très jeunes enfants, les personnes âgées ainsi que celles qui sont sévèrement immunodéprimées, explique le rapport « Les risques à la santé associés à la présence de moisissures en milieu intérieur », publié par l’Institut nationale de santé publique du Québec.

Les principaux risques reconnus :
• Elles peuvent attaquer les voies respiratoires et déclencher la rhinite ou l’asthme ou aggraver de l’asthme préexistant (ce qui peut même, exceptionnellement, entraîner la mort).

• Elles peuvent aggraver les allergies préexistantes et déclencher des hypersensibilités aux produits chimiques et aux champs électromagnétiques (lire maisonsaine.ca/ehs-royfo).

• Elles peuvent provoquer des symptômes de grippe : grande fatigue, problèmes de mémoire et de concentration.

• Certaines moisissures produisent de la pénicilline, ce qui les rend particulièrement dangereuses pour les personnes allergiques à cette toxine antibiotique.

• Certaines peuvent aussi produire des substances de type solvant ; l’odeur de moisi dégagée par ces moisissures est donc chargée de composés organiques volatiles qui irritent les yeux, le nez et la gorge.

• Certaines substances peuvent stimuler le système immunitaire, présentant cette fois un danger pour les personnes atteintes de maladies auto-immunes (diagnostiquées ou pas) et causer, par exemple, la polyarthrite rhumatoïde.

• Certaines moisissures produisent des mycotoxines. Celles-ci attaquent le système nerveux central, causant à la fois des problèmes pulmonaires et des problèmes neurocognitifs (pertes de mémoire et de concentration). Certaines mycotoxines sont cancérigènes.

• Selon une étude menée dans plusieurs villes européennes, les gens qui sont exposés aux moisissures sont plus déprimés que la population générale.

Renseignements obtenus auprès du Dr Pierre Auger, spécialiste en médecine du travail et en hématologie. 

Pour plus de détails
Les risques à la santé associés à la présence de moisissures en milieu intérieur, INSPQ, 2002.  

 

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