Journal d’une électrosensible : diminuer son anxiété, un défi

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Depuis que j’ai découvert que j’étais électrosensible, outre les défis que présentent les symptômes, un enjeu important a été de faire face à l’anxiété que cette situation génère. Non seulement l’électrohypersensibilité a-t-elle des effets neurologiques (affectant le système nerveux), et l’augmentation de l’anxiété pourrait faire partie de ces effets, mais les difficultés entraînées par la situation n’aident pas. Il peut s’agir d’avoir à trouver un logis exempt de sources d’émissions de radiofréquences/micro-ondes, ou de faire face aux pertes financières, etc. Et le sentiment d’être envahi-e jusque dans son chez soi par des ondes nocives invisibles mais bien réelles qui menacent non seulement notre propre personne, mais aussi nos proches, peut s’avérer assez angoissant. J’ai donc dû développer des façons de diminuer mon anxiété, ce dont ce blogue va traiter aujourd’hui.

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Quand j’avais 20 ans, j’ai fait du yoga et j’ai aussi appris une méthode de relaxation profonde, la technique Jacobson, lors d’un cours universitaire en psychomotricité. Ces deux approches me faisaient beaucoup de bien, et j’ai continué depuis à avoir recours, au besoin, à la relaxation profonde. Il y a quelques années, lorsque je suis déménagée à la campagne, j’ai repris des cours de yoga, et j’ai également commencé à en faire par moi-même une ou deux fois par semaine.

Par ailleurs, j’ai appris au printemps dernier une technique dont je me sers depuis, lors d’un séminaire organisé sur l’électrohypersensibilité par l’Association pour la santé environnementale du Québec (ASEQ). Un des conférenciers, le docteur David O’Hare, y soulignait qu’on peut influencer son système nerveux – calmer le système sympathique – en employant une technique simple de respiration dont les effets perdurent quelques heures. Il s’agit de la pratique appelée « cohérence cardiaque », qui harmonise notre respiration avec notre rythme cardiaque. Ce médecin a d’ailleurs écrit un livre sur le sujet : Cohérence cardiaque 365. Ce petit livre qu’on trouve en format papier ou électronique, par exemple sur Amazon.fr, nous enseigne qu’on peut y avoir recours, comme les chiffres du titre l’indiquent, 3 fois par jour, à raison de 6 respirations par minute, durant 5 minutes. Quand on réussit à faire 6 respirations par minute (ce qui correspond à 10 secondes par respiration), le tour est joué ! Au besoin, on peut trouver sur Internet des vidéos qui l’enseignent, par exemple sur vimeo.com/9869582.

© www.coherenceinfo.com

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Le docteur O’Hare suggère de faire l’exercice de cohérence cardiaque[1] tôt le matin, puis en fin de matinée, puis vers 16 heures, ce qui aiderait à nous sentir mieux. Il a vérifié les effets physiologiques bienfaisants de cette technique au moyen d’appareils de mesure tels l’électroencéphalogramme et il souligne que ces effets peuvent durer jusqu’à quatre heures. Adopter cet exercice non seulement diminue notre anxiété, mais contribue à accroître la vascularisation du cerveau, celle-ci étant réduite chez les électrosensibles par l’exposition aux micro-ondes, selon les résultats des recherches du docteur Dominique Belpomme.

Des approches comme le yoga, la cohérence cardiaque ou la méditation, et dans mon cas un contact fréquent avec la nature, aident à se sentir mieux et à ne pas se projeter dans un futur qui s’avère plutôt angoissant, lorsqu’on est électrohypersensible. Demeurer dans le moment présent est un autre défi posé par cette condition, défi que connaissent aussi toutes les personnes vivant dans l’appréhension suite à un diagnostic de maladie importante ou qui redoutent un événement stressant. Par les moyens évoqués ici, on peut reprendre un certain contrôle sur nos réactions à ce qui nous arrive. Peut-être en connaissez-vous d’autres ? Écrivez-moi pour nous les faire connaître ou pour nous dire comment vous gérez votre anxiété, que vous soyez électrohypersensible ou non !


[1] Pour plus d’informations sur la cohérence cardiaque, visiter le site du Dr O’Hare.

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