Roch Lanthier devant sa SOUL EV 2015, de Kia.

Roch Lanthier devant sa SOUL EV 2015, de Kia.

Les obstacles à l’adoption massive des véhicules électriques s’atténuent au Québec.

D’abord, parce qu’une autonomie de 320 km sans recharge est promise sur des modèles 2017 par divers constructeurs.

Ensuite, l’offre des constructeurs devrait s’élargir sous peu, car selon La Presse, le ministre de l’Environnement, David Heurtel, a confirmé la volonté du gouvernement Couillard « d’aller de l’avant avec la mise en place d’une norme zéro émission » afin que 100 000 véhicules branchables roulent sur nos routes d’ici 2020 (il y en avait 8 367 d’immatriculés au 31 décembre 2015). « Une loi zéro émission a pour but de rendre les voitures électriques plus accessibles et plus abordables en obligeant les constructeurs automobiles à vendre une proportion croissante de celles-ci, selon le site Web de l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ). Cette loi récompenserait non seulement les consommateurs québécois en leur facilitant l’accès aux véhicules électriques, mais aussi les manufacturiers qui investissent dans le développement des voitures électriques. En effet, en dépassant leur quota de ventes, cela leur permettrait de vendre des crédits aux manufacturiers qui n’atteindraient pas ces quotas. » (Notons qu’en 2011 le gouvernement Charest parlait de 300 000 véhicules branchables d’ici 2020. C’était notamment avant la chute du prix du pétrole.)

Bornes et coûts
Par ailleurs, le réseau de recharge croit sans cesse en fonction du nombre de VÉ immatriculés. « Le Québec est l’un des territoires en Amérique du Nord où le réseau de bornes de recharge est le plus dense et le plus développé », selon La Presse. Avec l’application Plug Share, il n’y a plus de raison de s’inquiéter de la disponibilité d’une borne de recharge publique sur un trajet, explique le sculpteur Roch Lanthier, résidant de Prévost, dans les Laurentides. « Elle nous indique en temps réel la distance de la borne la plus proche et si elle est occupée. »

Le Circuit électrique établi par Hydro-Québec comprend déjà plus de mille bornes 240 volts (2,50 $ maximum la recharge qui prend typiquement 3 à 4 heures avec une borne 7,2 kW) disponibles un peu partout à travers la province, en plus de quelque bornes de 400 V (BRCC, 16,6¢/minute) pour la recharge rapide de certains modèles qui se fait à 80 % en 30 minutes. Selon le site vehiculeselectriques.gouv.qc.ca : « Seuls les véhicules électriques munis d’un port de recharge compatible (CHAdeMO ou Combined Charging System – CCS) peuvent se recharger à une borne rapide 400 volts. C’est notamment le cas des modèles Nissan Leaf, BMW i3, Kia Soul EV et Mitsubishi i-Miev. Les Tesla peuvent également utiliser un connecteur spécial pour s’y recharger. Les autres modèles de véhicules entièrement électriques n’offrent pas cette option pour le moment. Les modèles hybrides rechargeables (comme par exemple la Chevrolet Volt ou la Toyota Prius PHV) ne peuvent pas se charger à ce type de borne. »

Enfin, rouler à l’électricité coûte environ 10 fois moins cher qu’à l’essence : en effet, à la maison, la recharge revient à environ 5 $ aux 500 km! Brancher ou débrancher un véhicule électrique (VÉ) ne prend que 10 secondes et l’on peut ensuite être bien au chaud pendant que ses voisins font le plein au froid!

Après plusieurs mois de magasinage, c’est en août 2014 que M. Lanthier opte pour une Soul EV électrique 2015, de Kia. Il craque pour ce petit multisegment de forme cubique arrondie et aux nombreux atouts : espace aéré, hayon et grand volume de chargement pour transporter ses sculptures, autonomie de 149 km, sièges chauffants, aplomb surprenant au départ arrêté (couple 210 lb/pi), grande surface vitrée offrant une bonne visibilité, et surtout son prix. Il l’a payé moins de 35 000 $ tout inclus, y compris la borne de recharge 240 volts et la subvention provinciale (34 995 $ + 1 665 $ de transport et préparation + 673 $ de frais divers + taxes = 42 895 $ – la remise québécoise de 8 000 $ = 34 895 $). Mais en plus de ne pas polluer ni réchauffer la planète, les silencieux véhicules électriques cachent un autre gros avantage : après 10 ans et 200 000 km, la Soul EV peut avoir coûté 25 700 $ de moins en essence, maintenance et réparations qu’une Yaris de Toyota payée 21 500 $ et carburant sur 50 $ d’essence par semaine, selon les calculs de l’AVEQ. « Si vous n’avez pas une voiture électrique, c’est prouvé dans 94,5 % des cas : vous perdez une fortune, en moyenne 28 000 $! » en dix ans, affirme le site Web de l’organisme.

Roch Lanthier baptise sa Soul EV « Béluga », car elle est blanche et rondouillette comme la petite baleine. C’est aussi pour s’afficher contre le port méthanier qui à l’époque menace d’être construit à Cacouna, dans l’aire de reproduction du mammifère marin.

Et les champs magnétiques?
Il a également été heureux d’apprendre que, contrairement à plusieurs véhicules à essence, hybrides et électriques, la Soul EV émet peu de champs magnétiques d’extrêmement basses fréquences (60 hertz) (lire notre dossier Des voitures vertes dangereuses? qui explique pourquoi la comédienne Sabine Karsenti a vendu ses deux Prius hybrides). Je les ai personnellement mesurés à l’avant de son véhicule et surtout sur la banquette arrière. C’est là, sous son plancher, qu’on retrouve sa batterie lithium-ion polymère avec une capacité de 27 kWh (garantie huit ans et dont on ignore encore la durée de vie et le prix de remplacement). Or, les champs n’y mesuraient généralement que de 0,5 à 3 milligauss (1,6 mG au plancher) avec de brèves pointes de 4,5 mG en accélération et de 10 mG au freinage, alors que le système de régénération recharge la batterie tout comme dans une hybride. Notons que M. Lanthier éteint ses sièges chauffants une fois au volant, pour réduire sa consommation d’électricité et son exposition aux champs magnétiques et qu’il n’utilise aucun appareil sans fil émettant des radiofréquences dans son véhicule.

Autre bémol, selon le spécialiste de l’hygiène électromagnétique Stéphane Bélainsky, fondateur de la compagnie 3E. « S’il est vrai que le courant continu des véhicules électriques génère potentiellement très peu de champs magnétiques, l’on peu créer une boucle de champ magnétique importante dans l’habitacle si le retour du courant s’effectue par un fil séparé de son alimentation [plutôt qu’en parallèle ou torsadé autour de celle-ci] ou par la masse du véhicule. J’ai assis plusieurs hypersensibles à l’aveugle dans des véhicules hybrides et ils voulaient en sortir rapidement car ils ressentaient une forte compression à leur poitrine. Certains craignaient que leur coeur allait arrêter de battre! Bien que la pile soit installée sous la banquette arrière de la plupart des véhicules, l’alimentation doit traverser sous les sièges avant, souvent côté passager, et expose davantage cette zone. Dans une voiture compacte comme une Prius, on est collé sur le système électrique et la distance est insuffisante pour atténuer significativement les niveaux des champs magnétiques. De l’interférence de hautes fréquences transitoires (ou « électricté sale ») peut également être présente en quantité importante et varier avec le fonctionnement, tout comme les champs magnétiques. Ces expositions pourraient toutes être évitées si les concepteurs de voitures hybrides et électriques en tenaient compte. » Notez également que certaines personnes électrohypersensibles ne peuvent même pas tolérer les champs magnétiques émis par le filage de certains véhicules à essence ou même de certains appareils fonctionnant à pile.

Un heureux propriétaire
Après une première année au volant de sa Soul EV et plus de 15 000 km au compteur, Roch Lanthier se dit « toujours émerveillé » de la conduire. Voici en vrac une série de billets publiés sur sa page Facebook (FB) au fil des jours :

12 août 2014 : Je me rends chez Boisvert Kia, à Blainville, en cachette de ma compagne Ginette Robitaille, car je veux lui faire cadeau de notre futur véhicule. Cette démarche représente pour moi un événement majeur, c’est une très grosse dépense.

Après plusieurs mois de recherche, pour ne pas dire des années, et avoir tout lu ce qui s’écrit sur le sujet, ce nouveau véhicule de Kia me semble répondre parfaitement à nos besoins. On ne connait alors pas encore le prix exact, entre 32 000 $ et 35 000 $, plus les options et moins la subvention du gouvernement de 8 000 $. Je passe la commande avec dépôt pour la Soul EV 2015.

14 septembre : Anniversaire de Ginette. Je peux enfin annoncer la grande nouvelle sur FB. Pour être conséquent avec notre discours et nos convictions écologistes, nous venons tout juste de faire l’achat d’une voiture 100 % électrique, la Soul EV 2015 de Kia. Nous en prendrons possession dans quelques semaines, nous avons très hâte!

22 octobre : Un téléphone de notre vendeur nous annonce l’arrivée de la première Soul EV et nous invite à la présentation publique du véhicule le lendemain. Nous sommes septièmes ou huitièmes sur la liste d’attente.

24 octobre : Au surlendemain du dévoilement et de l’essai de la toute nouvelle Kia Soul EV électrique, quelques mots pour vous décrire mes impressions. C’est un superbe véhicule à la hauteur de mes attentes sur le plan technique et esthétique. Un bémol cependant, il est de 3 à 4 000 $ plus cher que prévu [42 895 $ taxes incluses avant la remise]. Ceci dit, je n’ai aucune intention de faire de la publicité pour une marque en particulier, ma démarche est strictement motivée par le désir de nous affranchir le plus rapidement possible de la consommation de pétrole.

30 octobre : Oh surprise! On nous annonce que notre Soul EV est arrivée. Nous l’attendions au plus tôt en janvier 2015, mais nous sommes passés de la 8e place à la 2e, les autres acheteurs potentiels s’étant désistés. Nous nous rendons chez le concessionnaire en après-midi et revenons à la maison vers 18 h au volant de notre nouvelle voiture. 

Voici ce que ma fille (elle conduit déjà une Nissan Leaf depuis 2 ans) écrit sur FB : « OUIIIIIIII!!!! Mon père, Roch Lanthier, et sa compagne, Ginette Robitaille, ont enfin reçu leur toute nouvelle, flambette, Kia Soul EV! Pour ceux qui ne le savent pas, EV = Electric Vehicle. Elle est 100 % électrique! BRAVO à vous deux et on a trèèèèèès hâte de l’essayer! » 

Premières impressions
1er novembre : Nous sommes cinq membres de la famille à avoir conduit notre nouvelle Soul EV, et malgré un sens critique aiguisé, nous ne tarissons pas d’éloges. Performances surprenantes et quel plaisir de s’assoir dans un habitacle à la température idéale, avec siège et volant chauffants. Petit inconvénient : la recharge sur 110 V est un peu longue (de 16 à 24 heures), ‪mais nous avons pu faire tous nos déplacements avec une balance de 50 km d’autonomie restante, c’est plus qu’il n’en faut. La borne 240 V sera installée dans quelque temps. À suivre.

8 novembre : Après quelque 400 km au volant de notre Soul EV je me rends compte que l’apprivoisement de la bête n’est pas si simple. Pour toutes les commandes de base, tout va à merveille. Par contre, en ce qui a trait à l’autonomie, mon record ce matin avec 100 % de charge, l’indicateur me donnait 121 km — on est loin des 160 escomptés. Pour y arriver, il faut être extrêmement doux sur l’accélérateur, négocier les arrêts longtemps à l’avance et réduire le chauffage. C’est une question d’habitudes. Il y a un autre coté à cette médaille, le confort est inégalé, et la puissance disponible à l’accélération est fulgurante, et ce, même en mode ÉCO. En résumé, pour le moment et à l’exception de l’autonomie, ce véhicule se compare avantageusement à une BMW, Audi ou Mercedes.

16 novembre : Bon, nous prenons notre courage à deux mains et tentons l’aventure : de Prévost dans les Basses-Laurentides, nous devons nous rendre chez des amis à Laval, un trajet (aller simple) de 49 km. Le tableau de bord affiche une température extérieure de -3 °C  ce matin et 116 km parcourus pour notre dernier déplacement avec 100 % de charge. Nous espérons faire l’aller-retour sur cette seule charge. Je suppose que plusieurs d’entre vous vont trouver ces lignes un peu drôles, de traiter d’aventure un déplacement aussi banal, j’en ris aussi! Sur ce, bon dimanche les amis.

17 novembre: Merci pour vos commentaires, l’aventure a été très agréable, confort absolu, avec la température intérieure ajustée à 22 °C. Nous avons même pu faire faire une balade à nos amis, qui furent totalement séduits par cette voiture. Pour se sécuriser pour le retour, nous l’avons branchée quelques heures sur le 110 V pendant notre souper avec les amis. Au retour, il restait 50 km d’autonomie sans avoir appliqué de mesures d’économie. La conduite d’une voiture entièrement électrique constitue un réel bond dans le futur, ce qui n’est pas sans vertiges et incertitudes! Mais c’est chaque fois un émerveillement complet.

23 novembre : La prise 240 V vient d’être installée ce matin. La charge est remontée plus rapidement que nous ne le pensions (cela prend entre 3 et 5 heures selon le niveau de la décharge). Nous avons baptisé notre Soul EV, qui est blanche, Béluga — ou Bélou pour les intimes!

Que d’émotions!
25 novembre : Plus de 1 000 km déjà au compteur. En résumé, c’est simple, que du plaisir et beaucoup de fierté, surtout au regard de notre empreinte carbone et tout ce qui se passe avec le pétrole. C’est tout un changement : quand nous passons devant la station service où nous avions l’habitude de nous approvisionner en essence, on se sent bizarre! La conduite de ce véhicule nous apporte une gamme d’émotions nouvelles, encore indéfinissables. On a beau se dire que ce n’est qu’une bagnole, on n’en revient toujours pas. Donc, pour l’évaluation objective, c’est à suivre…

30 novembre : Nouvelle aventure hier. On était sur le gros nerf. Partis de Prévost en début d’après-midi, direction centre-ville de Montréal, Pavillon des sciences de l’UQAM, repérage des bornes pour un prochain déplacement, puis remontés vers le nord jusqu’à l’intersection Jean-Talon et Saint-Michel, où nous avons branché la voiture sur une borne du Circuit électrique d’Hydro-Québec pendant une visite chez des amis, et retour vers Prévost. Parcours total : 136 km dans un grand confort et les fesses au chaud! Bon dimanche à tous.

8 décembre : En fin de semaine dernière, nous avons fait le trajet Prévost – Place des Arts trois fois aller-retour, recharge dans le stationnement de la Place des Arts, sur borne 240V du Circuit électrique, et ce matin, transport de buches écolos (600 lb), puis en après-midi, aller-retour Prévost–Sainte-Agathe avec quelques détours en plus pour des commissions. Ces derniers jours représentent le maximum de nos déplacements. Notre Bélou a été parfaitement à la hauteur, et je le répète, dans un confort qu’aucun de nos véhicules précédents n’égalait.

Une première épreuve
3 juillet 2015 : Bonjour les ami(e)s ! J’ai pris quelques jours pour décanter et figurer dans quel angle je vous ferai mon récit. Finalement, commençons par le commencement. Donc, départ de Prévost samedi matin 8 h 30 chargés à bloc dans tous les sens du terme, 100 % de batterie, porte-bagages et remorque (pour ma sculpture) bien remplis. Il fait très beau, vent sud–sud-ouest presque nul. Trajet choisi, la 158, puis la 148 jusqu’à Gatineau, 170 km. Comme plusieurs d’entre vous l’ont deviné, les kilomètres tombent beaucoup plus vite que nous avançons, si nous voulons nous rendre à destination, il faudra prendre une charge à Montebello. Pas facile à trouver cette borne, et à notre arrivée, une Volt y est branchée! Il est 10 h 30 quand finalement elle se libère, la pression monte, car nous devons être à destination pour midi, faire l’installation de mon oeuvre et être prêts pour le vernissage à 14 h, ça semble déjà une impossibilité!

Heureusement, le site est magnifique. On s’installe dans un petit kiosque au bord de la rivière pour relaxer et prendre notre goûter. Retour à la voiture vers midi trente avec assez de charge pour compléter notre périple. Les retards s’accumulent, et à notre arrivée, le vernissage est commencé. On nous permet tout de même d’entrer sur le site avec le véhicule pour faire notre installation. Pour la discrétion, c’est raté. Bon, maintenant, pendant que Ginette s’occupe des mondanités, je me mets à la recherche d’une autre borne pour le retour. Il y en a deux à la Maison du citoyen à plus ou moins 30 minutes de marche de l’endroit où nous sommes. Je dois dire que je n’ai pas de cellulaire pour vérifier si les bornes sont disponibles. À mon arrivée, les deux bornes sont occupées, dont une par une Leaf noire avec une vignette de stationnement gratuit de Saint-Jérôme. C’est vraiment bien de constater qu’il y a plus de voitures électriques, mais là y en a une de trop!

J’abandonne Bélou sur place avec la remorque, et après avoir remonté la roue avant de mon vélo, je pars à la recherche d’un bar où nous devions nous retrouver en compagnie des autres sculpteurs. Je n’ai aucune idée de la direction à prendre, tout ce que j’ai, c’est une petite carte avec le logo de la brasserie et une inscription qui dit  « Une bière gratuite » que je montre aux passants!

Je suis en sueur, j’ai les mains sales, un vieux vélo, les cheveux en bataille, je vous laisse imaginer les regards des gens que j’aborde pour leur demander mon chemin. Plusieurs ne me laissent même pas les approcher, en me disant qu’ils n’étaient pas de la région ou qu’ils ne parlaient pas français en se détournant rapidement. C’est finalement trois jeunes à une terrasse qui m’ont informé très gentiment. Merci les amis!

Enfin arrivé au bar, Ginette n’y est pas, grrrrr! Quelqu’un qui la connait m’informe qu’elle est restée au parc à discuter avec d’autres artistes. Le temps file, je ne sais plus quelle heure il est, et la voiture n’est toujours pas branchée. Je retrouve enfin ma douce et nous repartons en direction de la voiture. La Leaf est chargée et elle a été déplacée, ouf! On détache la remorque et on branche Bélou. Il est plus ou moins 18 h, on en profite donc pour souper dans un petit resto pas très loin et sympatique.

Deux heures trente plus tard, nous retrouvons Bélou, qui elle aussi a été gavée à satiété. À la sortie du stationnement, nous étions fébriles à la pensée d’appuyer sur le bouton « Maison » du GPS. Ho!!! grosse chaleur, la direction qu’il nous donne est exactement dans le sens opposé du chemin que nous croyons devoir prendre, mais en regardant la boussole, ça indiquait « nord-est » : c’est par là qu’on veut aller, on se détend . Puis « pitonnage » de la prochaine borne de recharge pour compléter notre retour. Elle se trouve à Saint-André d’Argenteuil,  rue de la Mairie. Arrivés sur place, nous sommes dans le stationnement d’une caisse populaire et la seule prise qu’il y a, c’est une 110 V. Là, c’est la nuit, personne autour, découragement. Ginette, dans sa grande sagesse, décide de vérifier le numéro civique de la borne que nous cherchions. Elle avait raison, nous étions à quelque cent mètres de la borne du Circuit électrique qui, par bonheur, est inoccupée. Que reste-t-il à faire dans ces cas-là? Aller au dépanneur acheter des chips et de la rootbeer, puis piquer un roupillon!

Rentré chez nous à 3 h du matin, fourbu et un peu frustré de m’être fié à des essais incomplets qui ont eu pour conséquences tous ces retards. Au final, la consommation d’énergie aux 100 km, pour tirer une remorque, est de 5 kWh et non de 500 Wh : c’est dix fois plus, et les bornes de recharge rapides manquent énormément.

Mais somme toute, en réponse à ceux qui m’ont demandé si je referais le même choix si j’avais à acheter un nouveau véhicule aujourd’hui, la réponse est oui sans équivoque. Mais je recommande fortement la borne de recharge rapide 400 V (BRCC) qui permet de recharger à 80 % en 20 minutes.

Pour en savoir davantage :
Association des véhicules électriques du Québec

Les véhicules électriques vendus au Canada, incitatifs gouvernementaux et où trouver des bornes de recharge (CAA Québec)

vehiculeselectriques.gouv.qc.ca

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