La maison du futur : ventilation et géothermie sur mesure

Air trop sec, inconfort, odeurs, consommation d’énergie élevée : des locataires insatisfaits ont préféré obturer les grilles de leur logement et se priver de ventilation, raconte l’expert Mario Canuel dans le numéro de novembre 2018 du magazine IMB (Inter-mécanique du bâtiment) de la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec.

L’installation était sensée être conçue et installée selon les règles de l’art, mais une expertise a révélé que les débits d’air étaient 60 % supérieurs aux besoins et que l’humidité relative en hiver variait entre 10 et 14 % alors qu’on recommande 30 à 40 %, ce qui explique la perception d’inconfort des locataires malgré que l’air diffusé était chauffé à 20 degrés Celsius. Et comme cet air frais venait de l’extérieur, il n’était pas responsable des odeurs ni de la fumée de cigarette qui en fait migraient d’un logement à l’autre par les fissures dans les plafonds, planchers et murs.

Une révision complète des débits, la mise en place d’une surveillance avec contrôle à distance et surtout de meilleures communications ont permis de régler les problèmes. Conclusion : il faut faire confiance aux occupants même s’ils ne sont pas des experts. Une écoute attentive et une meilleure information permet de régler les problèmes et de gagner la confiance et la collaboration des gens.

Prototype de pompe à chaleur géothermique au CO2 conçu par Laroche mécanique du bâtiment en collaboration avec la firme de génie LGT et le CRIQ. © cmmtq.org/fr/IMB/Accueil-IMB/

Le même numéro d’IMB comprend aussi un article très intéressant sur les trois prix Maestria remportés par  Laroche mécanique du bâtiment. Depuis 2013, l’entreprise de L’Ancienne-Lorette a participé à la conception d’une pompe à chaleur géothermique abordable. Celle-ci est adaptée à un bâtiment conçu pour être autonome en énergie et décrocher la prestigieuse certification Living Building Challenge (LBC). Ce système fournira 100 % de l’eau chaude domestique et celle requise pour le chauffage radiant. Surtout, il utilisera du COcomme gaz réfrigérant plutôt que des halocarbures proscrits par le LBC. De plus, son échangeur de chaleur sera installé à l’horizontale afin d’éviter le forage d’un puits qui représente habituellement la moitié des coûts de la géothermie. Il sera contrôlé à distance et le surplus de chaleur produite le jour sera stocké le jour et utilisé au besoins le soir.

Ce système novateur sera intégré au Laboratoire Vivant, un projet de démonstration écologique présentement en construction sur les terrains de l’Université Laval. Il est mené par la firme Coarchitecture en collaboration avec la firme de génie LGT et le Centre de recherche industrielle du Québec.

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