Bonjour à tous,

Résidence du Lac Louise

Résidence du Lac Louise

Je me nomme Robin Gauthier-Ouellet, président co-fondateur d’Écohabitations boréales, une entreprise spécialisée en construction d’habitations LEED. J’ai été invité comme chroniqueur par André Fauteux pour discuter avec vous de maisons écologiques, saines et performantes. Je tenterai de répondre à vos questions et commentaires de mon mieux et partagerai mes expériences de construction avec vous. Vous pouvez d’ailleurs proposer des sujets dont vous aimeriez discuter. Pour ce premier billet, j’aimerais laisser de côté les sujets techniques et discuter de ce qui me motive à construire des habitations écoénergétiques.

Disons le ouvertement : construire une habitation neuve n’est pas une activité positive pour l’environnement. Or, à chaque année au Québec, c’est environ 10 000 nouvelles maisons individuelles qui sont mises en chantier. Sachant que nous ne cesserons pas le développement, une question s’impose : pouvons nous changer nos pratiques et diminuer l’impact de la construction sur l’environnement? J’ai la conviction que oui, qu’il est toujours possible de faire mieux.

On sait que le développement durable prend racine dans une foule de petits gestes du quotidien. L’achat ou la rénovation d’une habitation représente l’occasion d’aller plus loin dans la mise en pratique de ses convictions. C’est un projet majeur au cours duquel il est possible de relever des défis environnementaux, tout en gardant les coûts de construction raisonnables.

Imaginez l’impact si tous les projets de construction réalisés au Québec s’approvisionnaient majoritairement en matériaux locaux et recyclés, visaient une réduction de 50 % de déchets générés, de 25 % de la consommation d’eau, de 30-40 % de la consommation d’énergie. Les retombées seraient énormes si l’on considère la taille de l’industrie de la construction résidentielle! Et c’est sans parler des secteurs commerciaux, institutionnels et industriels.

La construction écologique, c’est une foule d’éléments techniques, budgétaires et esthétiques à concilier. Mais c’est avant tout  la volonté de construire différemment et de contribuer positivement aux enjeux environnementaux, chacun à l’échelle de son projet. Je termine en vous proposant de discuter des coûts de la construction verte lors d’un prochain billet. Je vous lance donc la question suivante : est-il vraiment plus coûteux de construire une habitation écologique qu’une construction conventionnelle ?

À bientôt Robin

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