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Un geste courageux posé par les députés français devrait nous faire réfléchir avant d’utiliser les connexions internet sans fil (Wi-Fi) à la maison. Le 18 mars dernier, l’Assemblée nationale française adoptait un amendement au projet de loi de refondation de l’école de la République pour mettre en place une infrastructure de numérique éducatif qui « favorise l’utilisation de connexions filaires » au lieu du Wi-Fi.

« Le principe de précaution doit pousser l’État et les collectivités territoriales à protéger les enfants, notamment les plus jeunes, de l’influence des ondes », précise l’amendement adopté. Lire ici lommentaire de la députée écologiste Isabelle Attard qui l’avait proposé.  Cette bonne nouvelle pour les gens qui militent pour la précaution n’est qu’une demi-victoire : l’amendement originel proposait carrément d’interdire les connexions Wi-Fi. Tout comme les téléphones portables et les compteurs intelligents, cette technologie sans fil utilise des radiofréquences de type micro-ondes, classées « peut-être cancérogènes » par le Centre international de recherches sur le cancer (CIRC), en 2011.

C’est donc à tort que le populaire cardiologue et nutritionniste américain Stephen Sinatra affirmait hier sur son blogue que la France avait interdit le Wi-Fi dans les écoles. Sinatra est cofondateur de Doctors for safer schools, une coalition canadienne de médecins militant pour l’assainissement électromagnétique des écoles. Son fils Drew, qui vit au Canada, lui a présenté plusieurs personnes dont les enfants ont développé des symptômes d’électrosensibilité (maux de tête, palpitations, etc.) depuis que le Wi-Fi a été installé dans leur école. Il admet que les preuves sont encore anecdotiques et que la recherche doit se poursuivre pour confirmer ce lien. Il souligne que les parlementaires français ont eu le courage de dire que le Wi-Fi ne devrait pas être adopté avant qu’on prouve son innocuité.

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