Radiofréquences : une menace importante et sous-estimée

L’épidémie de grippe espagnole (1918-1919) a fait plus de victimes que la Première Guerre Mondiale. Saviez-vous qu’elle avait débuté sur le premier bateau radio diffusant la météo dans le monde? Les radiofréquences émises sur ce navire auraient fait muter le virus de la grippe asiatique.

L’arrivée de la grippe aviaire en Colombie-Britannique et les décès par une souche de la bactérie E. Coli d’une rare virulence, à Walkerton en Ontario, auraient deux facteurs en commun : l’érection de puissantes antennes à proximité d’élevages industriels générant d’énormes quantités de fumier, selon le président de la Société planétaire pour l’assainissement de l’énergie, Andrew Michrowski. Fondé en 1975 avec l’aide du sénateur Chesley W. Carter, cet organisme d’Ottawa regroupe plus de 3 600 membres dans 60 pays, dont plusieurs scientifiques de haut niveau.

L’augmentation fulgurante de la pollution électromagnétique et en particulier des hautes fréquences est très inquiétante, disait Michrowski dans une conférence prononcée à Toronto fin novembre 2009. Un nombre sans cesse croissant d’appareils et d’antennes émettent des radiofréquences et même des micro-ondes de radars, téléphonie cellulaire, stations de radio et télé, etc. Ces ondes interagissent avec la pollution biologique et chimique, dont les médicaments, rappelle-t-il. Elles contribueraient non seulement à l’épidémie de cancers, mais aussi à d’autres maladies graves comme l’Alzheimer, l’épilepsie et l’autisme.

Hécatombe au Japon
De plus en plus de jeunes Japonais s’enferment dans leur chambre pendant des mois pour éviter leur famille. Les trois-quarts souffrent de fatigue chronique et d’un manque d’apport de sang au cerveau, selon le chercheur Teuhisa Miikethat de l’École médicale de l’Université Kumamoto. À Kobe, le médecin Ryoichi Ogawa rapporte que 80 % des patients souffrant de fatigue chronique utilisent couramment le cellulaire, l’ordinateur, les jeux vidéo, etc.

Andrew Michrowski craint que des millions de Canadiens soient parfois exposés, à leur insu, à des radiations dépassant la limite permise par le Code de sécurité 6 de Santé Canada. Une telle intensité, de 600 à 1 000 micro-watts par centimètre carré, peut chauffer le corps et causer des dommages permanents. Sur une autoroute de Toronto, Michrowski a mesuré un bruit de fond mesurant de 2,5 à 100 µw/cm2. Ces champs, dit-il, sont parfois multipliés par dix par des amplificateurs comme l’humidité et la présence de structures métalliques et d’autres antennes.

Au Québec, il a mesuré les champs les plus élevés (0,25 à 8 µw/cm2) sur l’autoroute des Laurentides près de l’aéroport de Mirabel. À Montréal, il a mesuré entre 0,1 et 2,5 µw/cm2. Selon l’Agence de protection de l’environnement américaine (US EPA), l’exposition humaine à de tels signaux artificiels et répétitifs a été multipliée par 200 entre 1980 à 1999, pour atteindre en moyenne 1 µW/cm2 aux États-Unis. Andrew Michrowski dit l’exposition des Canadien a doublé depuis cinq ans au Canada et il prévoit des hausses exponentielles.

De nos jours, on peut même se faire implanter une puce sous-cutanée pour être retracé n’importe où! Phénomènes étranges Près de l’aéroport d’Ottawa, il est impossible d’utiliser son téléphone cellulaire, les ondes étant brouillées par les radars.

Andrew Michrowski a déjà enquêté chez une famille qui entendait une émission de radio sur son lecteur vidéo! À Montréal, des fours micro-ondes peuvent capter des conversations émises par une antenne de cellulaire située sur le toit d’une école!

En Israël, on a constaté un agrégat de cancers près du mont Carmel, à Usfie. Ont suivi une hausse des suicides et les pires résultats scolaires en Israël. Les oiseaux sauvages fuyaient l’endroit. Les rejetons des animaux domestiques naissaient avec des malformations. Pas moins de 40 antennes de cellulaires et même 15 transmetteurs radio illégaux défiguraient ce paysage israélien. Le 14 mars 2000, des citoyens enragés ont vandalisé une antenne. Les élus locaux ont donc exigé que les compagnies de cellulaires s’engagent à les défendre lors d’éventuelles poursuites ou acceptent un transfert de responsabilité. Depuis ce temps, aucune compagnie n’a demandé d’y ériger une antenne!

Les craintes et les affirmations d’Andrew Michrowski vont à l’encontre du consensus international énoncé par l’ensemble de la recherche scientifique, nous a déclaré Paul Duchesne, un porte-parole du mi-nistère fédéral de la Santé. « Santé Canada n’a aucun motif scientifique de croire que le cellulaire est nocif. » Pourtant, depuis 1994, plusieurs publications scientifiques ont fait état de liens entre l’exposition aux radio-fréquences et divers problèmes de santé, dont des dommages au code génétique humain (ADN). « Couvrir le Canada en entier de radiofréquences n’est pas très sage quand on en ignore les conséquences à long terme. Plusieurs médecins me téléphonent car ils ignorent comment traiter le nombre croissant de leurs patients électrohypersensibles », mentionne la toxicologue Magda Havas, professeur en études environnementales à l’Université Trent, en Ontario.

Un comité du Parlement européen, auquel participaient des scientifiques de l’Organisation mondiale de la santé, a recommandé de limiter à 0,1 µW/cm2 l’exposition annuelle moyenne à proximité des antennes. Le Canada doit appliquer le principe de précaution et nous protéger de l’électropollution. Attendre un consensus définitif sacrifierait trop de vies.

Pour obtenir le texte anglais de la conférence d’Andrew Michrowski : pacenet@canada.com ou http://pacenet.homestead.com

Pour en savoir davantage :
www.buergerwelle.de
www.i-sis.org.uk/FOI2.php
www.microwavenews.com
www.magdahavas.com

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