L’hypersensibilité aux ondes n’est pas plus une maladie que la rousseur

L’hypersensibilité aux ondes n’est pas plus une maladie que la rousseur

 

afm-sicem« Sans atteindre le degré de dangerosité de l’albinisme, la rousseur se place en deuxième position sur l’échelle des risques liés aux cancers de la peau. Cela n’est surtout vrai que pour les roux vivant dans des pays ensoleillés (notamment l’Australie, qui détient des taux de cancer de la peau record depuis quelques années). Les dermatologues déconseillent vivement aux roux de s’exposer au soleil de façon prolongée. Les roux sont hypersensibles au soleil de par leur génétique. »

Cette explication prise sur Wikipédia pourrait très bien s’appliquer aux gens qui sont naturellement hyper réceptifs aux champs électromagnétiques. Ceux-ci peuvent développer une intolérance après une exposition prolongée à ces ondes s’ils ne se sont pas mis à l’abri auparavant, selon l’Association française des malades du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (http://afm-sicem.fr). Toutefois, l’électrosensibilité, cette capacité à percevoir les ondes avec l’un des ses cinq sens et sa version de plus grande réceptivité qu’est l’électrohypersensibilité (EHS), sont des conditions très rares. Ils sont hypersensitifs aux ondes.

Le commun des mortels, qui a perdu génétiquement cette capacité à percevoir les ondes EM, ne s’aperçoit de rien avant de développer le Syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) non sensitif, car il ne sera jamais électrohypersensitif. Seuls les électrohypersensibles et les électrosensibles peuvent être hypersensitifs. « On peut devenir électrohypersensitif à la suite d’une exposition prolongée et forte : c’est comme une brûlure, un coup de soleil qui empire avec une surexposition. Pour résumer, un électrohypersensible est une personne hyper-réceptive. Sa perception est l’hypersensitivité. Le SICEM ne survient qu’après une période d’exposition prolongée. Cependant il nous est apparu que des électrosensibles (non hypersensibles) devenaient hypersensitifs quand l’exposition était longue et forte. Ces gens-là en fait plongent dans le SICEM sans rester au stade de l’EHS, alors que les électrohypersensibles vivent l’EHS aussitôt qu’ils sont exposés et cela repart aussitôt après la mise à l’abri.»

Une vision qui rejoint celle du neuroscientifique suédois Olle Johansson, pionnier de l’électrohypersensitivité, qui affirme dans cette explication : « Une détérioration [dans le sens de handicap] est toujours personnelle et se développe en contact avec un environnement inférieur. »

Plus de détails dans cet intéressant texte que nous a transmis le Bureau de l’AFM-SICEM. Et pour en savoir davantage, lire le texte Mises en garde de la plus grande importance sur le site de cette même association.

Vous aimeriez aussi
Le portail des électrosensibles québécois
Lectures printanières
Bilan du séminaire Building Biology 213
Un lieu pour méditer en paix (réservé)

Laisser un commentaire

Oui Non