Modernisation à petit budget d’une maison des années 1950

Lever du soleil au lac Lucerne, du côté de Sainte-Adèle. © André Fauteux

Quand j’ai décidé de quitter Montréal en 2015 pour vivre dans les Laurentides, je ne savais pas où cette aventure allait me mener. Après plusieurs détours, notamment à Saint-Sauveur et à Val-David, j’ai finalement atterri dans une petite maison à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, tout près du domicile de ma sœur et de mon beau-frère qui habitent Sainte-Adèle. Récit d’un projet de famille difficile qui a failli ne pas se matérialiser… 

À part mes deux années passées au Mexique, j’ai toujours vécu à Montréal, et j’habite au même endroit depuis 17 ans quand je décide en 2016 de quitter la métropole. J’habite seule avec mes chiens et mes chats, je travaille comme traductrice de la maison, et la ville est devenue beaucoup trop bruyante, surtout l’été. Comme ma sœur habite les Laurentides depuis de nombreuses années, je me laisse tenter. Une amie me réfère à une connaissance qui accepte de me louer sa maison à Saint-Sauveur pour plusieurs années.

Je dois hélas quitter la maison de Saint-Sauveur dans laquelle j’habite depuis 18 mois quand le proprio décide soudainement de reprendre sa demeure. Par la suite, je réussis à trouver une maison magnifique située tout en haut d’une montagne à Val-David, où la vie en hiver s’avère malheureusement très difficile et coûteuse pour une personne seule. De plus, quand les locataires qui habitent le sous-sol me rendent la vie insoutenable, je décide qu’il est temps de partir.

La nouvelle partie de la maison est dominée par les garages que l’on aperçoit en premier quand on arrive devant la maison. © France de Palma

Mes critères essentiels

En février 2019, découragée du marché de la location résidentielle dans les Laurentides, je me mets à chercher une nouvelle maison sur Kijiji sans grand espoir de trouver quelque chose de convenable – une location à long terme, sans autres locataires, sans escaliers interminables, avec un garage et un proprio responsable qui entretient sa propriété (sa maison est juste à côté). Une annonce pour une petite maison à louer avec vue imprenable sur le lac Lucerne me fait sursauter. C’est le lac où habitent ma sœur et mon beau-frère!

Sur la photo, la maison ne paie pas de mine, mais la vue sur le lac et le fait que ma sœur soit à côté m’incitent à contacter le proprio. Nous prenons rendez-vous pour visiter la maison – André et Maryse, très excités, viennent avec moi! Évidemment, l’hiver est loin d’être terminé et la maison, qui n’a pas vraiment été entretenue de l’hiver le locataire actuel s’étant désisté, est comme enterrée dans la neige, sans compter qu’une patinoire nous attend devant la porte d’entrée.

L’anode à courant imposé Corro-Protec protège le chauffe-eau contre la rouille. © André Fauteux

Le proprio nous fait visiter la demeure qui est très froide car personne n’y habite depuis quelques mois. Je me promène et je regarde autour de moi, incrédule…. On dirait que cette maison n’a pas été entretenue depuis des décennies. Tout est vieux, délabré, et l’eau des robinets a une affreuse odeur de soufre (qui sera éliminée par l’ouverture quotidienne des robinets ainsi que l’anode à courant imposé Corro-Protec. qui protège le chauffe-eau contre la rouille.

Vue de l’entrée de la cuisine avant les rénovations. © France de Palma

À part les murs du salon et de la salle à manger qui sont recouverts de panneaux de pin impeccables, la plupart des murs sont revêtus de panneaux de préfini très sombre, et la majorité des planchers sont recouverts d’un genre de tapis orange très mince qu’on dirait sorti tout droit des années cinquante. Le plafond de la cuisine est à refaire car il y a eu un dégât d’eau causé par la glace qui fond sur la toiture et pénètre par la fenêtre et par le grenier. Les vieilles fenêtres coulissantes à vitrage simple sont de véritables passoires, les planchers sont glacials, la maison est mal isolée et peu étanche. L’ancien locataire a brisé des tuiles de céramique du plancher de la cuisine ainsi que plusieurs briques réfractaires à l’Intérieur du foyer, et la devanture de ce dernier est abîmée… Bref, cette maison est un désastre!

Par contre, la vue sur le lac à partir de l’immense porte-fenêtre du salon est superbe!! La maison de ma sœur et de mon beau-frère est à un kilomètre, de l’autre côté du lac! Il n’y a pas de voisins visibles, la maison compte un garage, et le propriétaire paie même le déneigement de l’entrée!! Je me dis que l’hiver prochain sera tellement plus facile et moins coûteux que celui-ci!

La vue sur le lac Lucerne était irrésistible. © France de Palma

Projet de démonstration

La vieille moquette des années 1950 a été enlevée et remplacée par un nouveau plancher flottant. © André Fauteux

Je suis très tentée… mais j’hésite. La maison est dans un état tellement lamentable que le travail de restauration m’apparaît irréalisable. Heureusement que Maryse et André m’assurent de leur soutien indéfectible, m’offrent des conseils et des solutions, et André, qui est éditeur du magazine La Maison du 21e siècle, s’engage à se procurer au moyen de commandites certains matériaux et produits québécois dont nous aurons besoin pour réaliser ce projet. Finalement, je décide de me lancer et de louer la maison. Nous nous entendons avec le proprio sur les nombreuses réparations à effectuer – celles dont il sera responsable et celles que j’assumerai à mes frais – et je signe un bail de deux ans.

André et moi établissons un échéancier de travail pour les travaux de rénovation qui s’étendront sur près de trois mois. Première priorité – arracher le tapis orange qui recouvre le sol de trois pièces, d’un couloir et d’un petit escalier de quelques marches afin que le proprio puisse installer un nouveau plancher de bois stratifié avant le déménagement. Comme ils habitent à côté et qu’ils ont très hâte que ce rêve fantastique se réalise, Maryse et André décident de s’en charger.

La trappe de grenier ThermoSelect R42 en polystyrène s’insère dans un boîtier de contreplaqué qui comprend joint étanche. © André Fauteux

Nous faisons ensuite une liste exhaustive des matériaux et des équipements à acheter, et nous réservons les services d’un entrepreneur et d’un électricien. Deuxième priorité – comme la maison est mal isolée et très froide, André me recommande de faire d’abord isoler le grenier, le mur du garage et les deux sections du vide sanitaire avec du polyuréthane giclé. Il contacte Karl Mongrain, propriétaire d’Isolation Mongrain, qui accepte de poser sans frais le polyuréthane Airmétic Soya, de Demilec. Le grenier a été isolé partiellement avec 3 pouces d’uréthane car le toit cathédrale du salon et de la salle à manger est inaccessible tout comme le toit quasiment plat de la nouvelle partie de la maison où se trouve mon bureau. Les fuites d’air sont ainsi considérablement réduites, quoi que la maison n’est pas encore assez étanche pour avoir besoin d’un échangeur d’air mécanique, même après avoir remplacé plusieurs fenêtres. Nous avons aussi posé la trappe de grenier ThermoSelect R42, en polystyrène avec joint étanche qui s’insère dans un boîtier de contreplaqué, fabriquée par InsulFloor.

Une trappe dans le plancher du bureau permet d’accéder à l’un des deux vides sanitaires dont les murs en blocs de béton et le sol en terre battue ont été isolés au polyuréthane. © André Fauteux

Les murs et solives de rive des vides sanitaires sont recouverts de 2 po de polyuréthane giclée et d’un coupe-feu minéral. Quant au plancher de terre battue, il est recouvert d’un pouce et demi d’Airmétic Soya. En plus d’isoler, ce pare-air/vapeur empêche l’humidité et les gaz souterrains, comme le radon, de s’infiltrer dans la maison. 

Par la suite, je décide de remplacer toutes les vieilles plinthes électriques peu efficaces de la maison par des convecteurs de marque Uniwatt. Ces appareils de chauffage à convection naturelle ultra-efficaces procurent plus rapidement et silencieusement une douche chaleur uniforme très agréable.

La glace accumulée sur la toiture a fondu et s’est infiltrée dans le plafond de la cuisine. © France de Palma

Transformation de la cuisine

Comme la cuisine est dans un état pitoyable et que la céramique du plancher est brisée à plusieurs endroits, nous décidons de profiter du fait que le proprio s’est engagé à installer un nouveau plancher pour faire poser des câbles chauffants sous les nouvelles tuiles de céramique. André choisit le Câble Vert, fabriqué par Flextherm, qui n’émet aucun champs électromagnétique. Ce système écoénergétique qui assure un chauffage abordable et un confort exceptionnel comme tout dispositif par rayonnement, remplace avantageusement la minuscule plinthe électrique qui était installée dans cette pièce. (Parlant d’électrosmog, André a recouvert le compteur nouvelle génération d’Hydro-Québec du Bouclier CI qui bloque 98 % des micro-ondes pulsées qu’il émet.)

Le système de chauffage radiant Flextherm a été installé sous le nouveau plancher de céramique. © France de Palma

Comme les électroménagers de la cuisine semblent dater de la Deuxième Guerre mondiale, je décide de les remplacer. Je trouve sur la boutique Marketplace de Facebook des appareils plus récents en acier inoxydable dans un état impeccable et à prix abordable que je m’empresse d’acheter. Je remplace également l’évier de la cuisine et le robinet par des modèles plus récents et plus performants, et j’installe un nouveau luminaire au-dessus de l’évier. Je répare, repeins et tapisse les murs, je change les poignées d’armoires, et je transforme les trois armoires de rangement boiteuses qui font office de garde-manger en un espace ouvert avec une structure en bois naturel pour ranger les plats, les petits appareils et les livres de recettes. Finalement, je fais installer un ventilateur au plafond pour faire circuler l’air dans la pièce.

Le vestibule ou mudroom avant les travaux. © France de Palma

Je décide de remplacer rapidement les fenêtres les moins bien isolées, soit celle de la cuisine, déjà endommagée par l’eau qui s’est écoulée de la toiture, une des deux fenêtres de ma chambre, la fenêtre du « mudroom » (grande pièce qui fait office de vestiaire) donnant sur le vestibule du garage, et celle de la pièce qui sera mon bureau. Je fais quelques recherches et je décide finalement de commander mes fenêtres écoénergétiques en vinyle (PVC), homologuées Energy Star, de la compagnie Fenêtres Jalmo, de Saint-Jérôme.

Les panneaux de préfini foncé ont été peints en blanc, comme ici dans le grand vestibule de rangement qui donne sur le garage. Un papier peint qui ressemble à s’y méprendre à du bois recouvre le vieux papier peint du mur du fond. © France de Palma

Finition saine et lumineuse

Nous déterminons par la suite qu’il est préférable de repeindre en blanc tous les murs de préfini brun foncé afin d’alléger l’atmosphère et d’éclaircir les pièces. André me recommande la compagnie montréalaise Tockay qui distribue des peintures allemandes 100 % naturelles. Maryse et lui se chargent de repeindre les murs des trois pièces en question.

La salle de bains avant les travaux. © France de Palma

Pendant ce temps, je m’attaque à la salle de bains qui est également dans un état piteux. La pièce semble minuscule avec son plancher recouvert d’un vinyle brun foncé, déchiré par endroits, qui ressemble à du faux bois, et son meuble-lavabo trop profond et trop étroit qui ne possède aucun espace de rangement. Le drain de l’évier coule à l’intérieur du meuble et les robinets sont brisés depuis plusieurs années. De plus, les murs sont recouverts de panneaux de fausse céramique en plastique, et une espèce d’armoire de rangement encastrée, fabriquée avec les mêmes affreux panneaux, est installée au-dessus de la toilette. Ici, c’est le désastre…

L’armoire et le papier peint ont redonné fière allure à la salle de bains en mal d’amour. © France de Palma

La pièce a été dotée d’un ventilateur silencieux et d’une nouvelle fenêtre écoénergétique, les murs ont été recouverts de papier peint et de jolies tuiles de vinyle ont remplacé le vieux plancher de vinyle.

Je décide de recouvrir tous les murs de papier peint, de remplacer le plancher par des carreaux de vinyle blanc, de changer le meuble-lavabo et les robinets pour des modèles plus récents et fonctionnels, et de remplacer la plinthe électrique, le luminaire et la pharmacie. Je retire la fausse armoire en panneaux de plastique au-dessus de la toilette et la remplace par une étagère Hemnes d’Ikea avec armoire de rangement. En fait, il n’y a que la baignoire et la toilette qui n’ont pas été remplacées dans la salle de bains.

Une fois que Maryse et André ont terminé la peinture, je m’attaque à la plus grande pièce dans la partie plus récente de la maison, un genre d’aire que j’ai baptisée le mudroom parce qu’elle est située à l’entrée de la porte de côté. C’est la pièce la plus sombre, la plus laide et la plus déprimante de toutes! Après avoir arraché le tapis orange, André passe des heures à retirer avec une spatule à mastic les tuiles de vinyle abîmées, mais très bien collées, qui avaient été fixées au sous-plancher de contreplaqué. Une fois la peinture complétée et les planchers posés, mon premier geste consiste à arracher l’affreux papier peint déchiré qui recouvre le mur du fond très endommagé, et à le remplacer par un papier peint haut de gamme, texturé et très épais, qui ressemble à s’y méprendre à des panneaux de bois blond naturel. Je remplace la porte intérieure à âme vide qui mène au vestibule du garage par une porte extérieure en acier isolée avec une fenêtre qui éclairera davantage cette pièce sombre au départ. Je décide aussi de remplacer la fenêtre de cette pièce par une fenêtre à doubles battants homologuée Energy Star.

Également situé dans la nouvelle partie derrière le garage et à côté du mudroom, mon bureau est une autre pièce sombre et déprimante. Je remplace également la mince fenêtre coulissante existante par une fenêtre à battant offrant plus de confort en hiver.

Le Solatube capte et transmet très bien la lumière solaire, même par temps nuageux. © France de Palma

Puits de lumière tubulaire

J’ai hâte d’y entendre la douce roucoulade du ruisseau qui s’écoule vers le lac sous cette fenêtre. André m’offre de faire installer un puits de lumière Solatube, sorte de périscope solaire américain distribué par la compagnie Solabec, pour éclairer davantage cette pièce où je travaille jusqu’à 10 heures par jour. Ce petit puits de lumière tubulaire de 14 pouces de diamètre s’installe facilement entre les solives de tous les types de toitures. Il éclaire autant qu’un grand puits de lumière mais il prévient les pertes de chaleur et empêche la formation de barrages de glace ce qui minimise les risques d’infiltration d’eau. Mon bureau a été inondé de lumière naturelle dès son installation. Seul hic : son dôme a été brisé en déneigeant le toit. L’hiver prochain nous installerons un piquet pour indiquer où il se trouve.

Doté d’un foyer et d’un toit cathédrale, la salon est ouvert sur la salle à manger et profite de la porte-fenêtre avec vue sur le lac. © France de Palma

Situés dans un espace ouvert, le salon avec foyer et la salle à manger sont les deux pièces les mieux préservées. Les murs sont recouverts de beaux panneaux de pin naturel, et le plafond cathédrale orné de poutres de bois dont la teinte est coordonnée à celle des murs contribue à créer une atmosphère chaleureuse. L’immense porte-fenêtre dont bénéficient ces pièces s’ouvre sur une terrasse qui donne sur le lac et qui me permet de profiter du chant des canards et des oies le printemps venu, et surtout du huard en fin de journée durant l’été.

Ma chambre est la seule pièce de la maison qui avait déjà été rénovée. © France de Palma

Ma chambre est la seule pièce de la maison qui avait déjà été « rénovée ». Ses murs sont recouverts de panneaux de gypse et le plancher est en bois. C’est une pièce lumineuse avec deux fenêtres – une qui donne sur le lac et l’autre sur le ruisseau. Je répare les petites imperfections des murs que je repeins avec la peinture haut de gamme Farrow & Ball d’un jaune très pâle tout en douceur. Cette peinture acrylique très résistante est tout indiquée pour les boiseries, alors que la peinture Tockay, plus matte et poreuse, est moins résistante aux chocs et au lavage. Comme la pièce donne sur le sud et est très chaude en été, je fais installer un grand ventilateur de plafond Hunter. Infiniment plus efficace qu’un petit climatiseur de fenêtre, il peut également être utilisé en hiver pour maintenir au milieu de la pièce la chaleur qui monte vers le plafond.

La salle à manger avec vue sur le lac. © France de Palma

Une fois les gros travaux terminés, je m’attaque à l’interminable finition qui semble toujours prendre plus de temps que les travaux eux-mêmes. Il faut teindre ou peindre toutes les moulures neuves qui seront installées sur les plafonds, les murs et les planchers pour remplacer les moulures manquantes, endommagées ou de mauvaise grosseur. De plus, je décide de remplacer toutes les portes en bois (lauan) à âme vide par de magnifiques portes françaises en bois massif de teinte coordonnée à celle des boiseries de chaque zone de la maison, toutes trouvées sur Marketplace à des prix modiques.

J’ai dû me départir de mon mobilier beaucoup trop gros, trop haut et trop luxueux pour le type d’architecture plus rustique de la maison. Encore une fois Marketplace est venu à la rescousse – j’ai non seulement pu y vendre mes meubles mais j’ai trouvé tout ce dont j’avais besoin pour remeubler ma maison. J’y ai déniché des trésors à prix raisonnables grâce à des vendeurs bien intentionnés, comme une magnifique armoire rustique en chêne avec panneaux sculptés en pointes de diamant qui fait maintenant office de lingerie.

Un an plus tard

Parfois, quand je me promène dans la maison et que je regarde autour de moi, je suis toujours aussi étonnée de constater à quel point nous avons réussi à transformer cette demeure…

Je viens de terminer mon premier hiver dans ma nouvelle résidence qui s’est avérée très confortable et agréable. Mes convecteurs ont fonctionné tel que prévu, et grâce à l’excellente isolation en polyuréthane giclé, je n’ai jamais eu froid, et je n’ai ressenti aucune infiltration d’air par les planchers ou les plafonds. Mes fenêtres neuves hyper-hermétiques m’ont protégée des grands froids et des grands vents, et grâce aux nouvelles pierres réfractaires de sa boîte à feu, le foyer a réchauffé le salon et mon âme durant les longues soirées d’hiver.

Ma facture annuelle d’électricité et de chauffage s’élève présentement à environ 2 500 $ pour cette demeure des années 1950 de 1 500 pi2. Comme je suis traductrice pigiste, donc travailleur autonome, je suis à la maison toute la journée, hiver comme été. Sans les rénovations effectuées, la facture aurait été beaucoup plus élevée…

Une seule ombre au tableau – bien qu’André soit venu pelleter la toiture après chaque tempête de neige et que nous ayons laissé des câbles chauffants sur les toits tout l’hiver, la glace qui fond a de nouveau coulé à travers la toiture cette année dans le grenier et éventuellement à travers le plafond de la cuisine. Nous avons finalement réussi à identifier les points d’entrée de l’eau et le proprio s’est résolu à faire refaire cette section de la toiture par une firme de couvreurs. Nous avons fait appel à un voisin, Éric Gibeault de Toitures Ultima, entreprise de Sainte-Adèle. Ce professionnel chevronné des toitures nous a avisés qu’il faudra poser une membrane élastomère à la jonction des deux toitures dont la pente est trop faible.

Au moment où j’écris ces lignes, le Québec est toujours en confinement. Nous savons toutes et tous que la pandémie aura affecté notre mode de vie souvent de façon irréversible, et ce, pour les prochaines années. Une chose est certaine – je suis contente de passer mon confinement ici, dans cette maison que j’ai rénovée avec amour et dans laquelle je me sens chez moi comme jamais auparavant. Dans cet endroit isolé, loin des contraintes de la vie moderne, au bord d’un lac, à regarder et à écouter les oies et les canards qui arrivent pour accueillir le printemps.

La terrasse devient la pièce de vie principale en été! © France de Palma

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