En 2025, Stockholm a été déclarée la ville européenne ayant la meilleure couverture en matière de technologie cellulaire de cinquième génération (5G), basée sur des micro-antennes (ou petites cellules) puissantes installées près des habitations. Dans la vidéo ci-dessous, l'ancienne journaliste Mona Nilsson raconte l'histoire méconnue de leurs impacts sur la santé des résidants surexposés à leur rayonnement de micro-ondes hautement bioactives car elles sont pulsées et polarisées, comme l'explique cet article publié dans la revue Scientific Reports du prestigieux groupe Nature : https://www.nature.com/articles/srep14914.
Nilsson dirige aujourd'hui la Fondation suédoise de protection contre le rayonnement. En 2024, avec l'épidémiologiste émérite du cancer Dr Lennart Hardell, elle cosignait un article scientifique documentant les sept premières études de cas des gens témoignant de leur souffrances vécues après l'installation de micro-antennes 5G près de leur habitation.
Dans cette vidéo, elle explique les résultats de mesures de champs électromagnétiques de radiofréquences (CEM/RF/micro-ondes) faites directement dans un faisceau 5G, à Stockholm [22:06]. Elles ont révélé des niveaux de rayonnement énormes, compris entre 14 et 15 volts par mètre dans les espaces communs, avec des pics potentiels de 30 à 40 volts par mètre, atteignant donc jusqu'à 4,244 watts (ou milions de microwatts) par mètre carré, soit presque autant que la limite de 4,88 W/m2 du Code de sécurité 6 de Santé Canada, visant à éviter les effets thermiques d'une brève exposition aux micro-ondes.
En 2011, pour éviter les risques sanitaires d'une exposition chronique aux CEM/RF, la Résolution 1815 adoptée par l'Assemblée parlementaire du Conseil d'Europe recommandait « de fixer un seuil de prévention pour les niveaux d’exposition à long terme aux micro-ondes en intérieur, conformément au principe de précaution, ne dépassant par 0,6 volt par mètre, et de le ramener à moyen terme à 0,2 volt par mètre », soit aussi bas que 106 microwatts par mètre carré (μW/m2).
En février 2026, des associations françaises ont saisi la justice pour demander l'annulation de la décision de leur gouvernement de hausser les limites d'exposition aux CEM/RF afin de permettre le déploiement de la 5G à grande échelle. « Depuis le 1er janvier 2026, à la faveur d’une décision de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR), les opérateurs télécoms n’ont plus à s’efforcer de réduire les expositions des riverains d’antennes pour des valeurs inférieures à 9 V/m contre 6 V/m jusque-là », soit à 215 000 μW/m2 au lieu de 95 500 μW/m2 autrefois, explique le site de l'organisme Priartem.
Dans la vidéo animée par Mona Nilsson, le journaliste Per Shapiro dit avoir senti un pincement dans sa main et son bras après quatre minutes d'exposition au rayonnement 5G dans une cuisine de banlieue où les habitants ne toléraient pas de s'attabler. La nuit, la petite fille qui y habitait se réveillait avec des saignements de nez, peu de temps après l'installation d'antennes sur la toiture de leur immeuble multilogement. « En quittant l'appartement, dans l'ascenseur, raconte Shapiro, je sentais comme si un éléphant était assis sur mon torse. Pendant quelques secondes je ne pouvais plus respirer! »
Résumé de la vidéo
Écoles : des enquêtes menées dans une dizaine d'écoles de la région ont révélé des niveaux de rayonnement atteignant 30 000 à 40 000 μW/m2 dans les cours d'école [24:24].
Impact sur les zones résidentielles : dans la banlieue de Stockholm, à Kista, des antennes placées directement au-dessus d'un immeuble ont donné lieu à des signalements de résidants rapportant de graves problèmes de santé [03:27] qui ont disparu après qu'ils eurent quitté le quartier.
La « vieille ville » (Gamla Stan) : en raison des rues étroites et de la densité des constructions, des stations de base [antennes relais] à forte exposition sont placées près du niveau de la rue, ce qui entraîne des niveaux de rayonnement importants pour les piétons [22:45].
Symptômes de santé signalés
La vidéo décrit le « syndrome des micro-ondes », un ensemble de symptômes aigus signalés par les habitants de Stockholm peu après le déploiement de la 5G [07:38] :
Neurologiques : maux de tête sévères, vertiges et troubles du sommeil [06:27].
Cardiaques : palpitations cardiaques et oppression thoracique [04:37], [09:38].
Physiques : saignements de nez (signalés chez les enfants), picotements cutanés et fatigue extrême [03:40], [04:18].
Rétablissement : De nombreuses personnes ont noté que leurs symptômes disparaissaient rapidement après avoir quitté les zones à forte irradiation ou leur appartement [08:45].
Préoccupations techniques et de sécurité
Évolution technologique : la 5G est décrite comme émettant des niveaux de rayonnement micro-ondes 10 à 100 fois supérieurs à ceux des systèmes 3G ou 4G auxquels ils s'ajoutent [00:34].
Technologie MIMO : La technologie 5G « Multiple Input Multiple Output » (MIMO) génère des impulsions rapides et de forte intensité susceptibles d'interférer avec les mécanismes naturels de réparation cellulaire de l'organisme [18:14].
Critique des limites de sécurité : Le Dr Lennart Hardell et autres scientifiques présents dans la vidéo affirment que les limites de sécurité actuelles ne protègent que contre les effets thermiques (échauffement) et ne tiennent pas compte des impacts biologiques à long terme, tels que le cancer ou les symptômes aigus du syndrome des micro-ondes [16:44].
La vidéo conclut en soulignant que ces études de cas constituent des « signaux d'alerte » et appelle à des recherches plus objectives sur les impacts réels de la technologie 5G sur la santé [26:27].
Pas de lien causal concluant
Ces témoignages ne sont pas une preuve hors de tout doute de la nocivité du rayonnement 5G, selon le professeur de biochimie et biotechnologie finlandais Dariusz Leszczynski, rédacteur en chef des articles sur le rayonnement et la santé dans la revue Frontiers in Public Health. « Personnellement, je ne considère pas que ces études prouvent quoi que ce soit, m'a-t-il écrit par courriel ce matin. Elles montrent simplement que certaines personnes pensent être affectées. Il nous faut des preuves plus solides, issues d'une science objective et rigoureuse. Ce que Lennart a publié repose sur des impressions subjectives… Cela ne suffit pas. »
Mona Nilsson réplique : « Pourquoi Dariusz ne demande-t-il pas de preuves de sécurité de ces technologies ?
Pourquoi autorise-t-on l'industrie à imposer aux enfants et aux familles une exposition à un agent non testé sur le plan de la sécurité et potentiellement nocif, dans leurs propres foyers ?
Pourquoi devons-nous attendre des preuves scientifiques irréfutables que la 5G/4G est nocive pour mettre fin à cette exposition néfaste, alors que les premières études indiquent une dégradation rapide de l'état de santé et qu'aucune étude n'a jusqu'à présent démontré que l'exposition, telle qu'elle est décrite dans les études de cas, n'est pas nocive ?
Darisuz serait-il intéressé par un test consistant à vivre lui-même pendant une semaine dans un appartement où le rayonnement 5G maximal dépasse 2 500 000 μW/m2, ce qui a provoqué un syndrome des micro-ondes immédiat et grave chez les personnes étudiées ?
Pourquoi certains écoutent-ils encore des individus d'un niveau moral et éthique médiocre, tels que Dariusz et les experts du cartel de l'ICNIRP ? »
Et Leszczynksi de répondre : « Je n'ai jamais, au grand jamais, dit qu'il fallait faire des expériences sur des enfants, et Mona ment si elle prétend le contraire. »
Mais qui ne s'oppose pas à l'exposition d'enfants à des densités quasi-thermiques de micro-ondes n'y consent-il pas?
« Lisez mon blogue et mon témoignage déposé au Sénat américain en 2009 : j'ai toujours plaidé en faveur du principe de précaution et d'un abaissement des limites d'exposition. J'ai perdu mon emploi à cause de cela », conclut M. Leszczynksi.

L'avis d'un expert québécois
Stéphane Bélainsky, dirigeant la firme Expertise électromagnétique environnementale 3E sise dans les Basses Laurentides, rappelle que le rayonnement des micro-antennes 5G s'ajoute à celui émis par les autres sources comme les antennes AM, FM, 3G et 4G, ainsi que de nos nombreux appareils modernes, dit intelligents car ils communiquent au moyen de micro-ondes pulsées avec votre cellulaire mais aussi avec les antennes dans votre environnement. Toutes les données émises sur vos habitudes de consommation sont une véritable mine d'or pour les fabricants et experts de marketing qui les monétisent.
« Si on voit 200 antennes sur un toit, comme les antennes 5G sont directionnelles [concentrées à un endroit], il faudrait la collaboration de l'industrie pour diriger les faisceaux 5G au point de mesure, afin de les distinguer ensuite du rayonnement 3G ou 4G avec un analyseur de spectre. Évidemment, l'industrie refuse de collaborer et il y a déjà environ 60 000 de ces antennes à Montréal. Or, il ne faut pas oublier que ces antennes parlent à vos appareils 5G dont l'antenne utilise trois fréquences : une onde porteuse, l'information transmise et la pulsation de ces ondes. La 5G utilise des pulsations très rapides et agressives d'ondes. Les gens ne le savent pas, mais il peut y avoir 10 à 20 appareils domestiques ayant des antennes 5G émettant 24 heures sur 24, par exemple d'une souris sans fil, d'une ampoule, d'une brosse à dents, d'une télé intelligente ou d'un routeur qui se situe de l'autre bord de votre oreiller. C'est une vraie jungle. L'industrie a bien calculé son affaire la pierre angulaire d'une société de surveillance. Bye, bye la vie privée! »

